Dans ce pays, les dernières voitures thermiques disparaissent déjà des ventes
La Norvège vient de franchir un cap historique en novembre 2025 avec 97,6% d’immatriculations électriques, laissant les motorisations thermiques dans […]
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Le gouvernement français resserre drastiquement sa politique d’attribution du bonus écologique pour les véhicules électriques. Une modification subtile mais déterminante vient d’être publiée au Journal Officiel, mettant fin aux stratégies d’assemblage qui permettaient jusqu’ici de contourner les restrictions imposées aux constructeurs chinois.
Le score environnemental, critère déterminant pour l’obtention du bonus, connaît une évolution significative. La notion de “site d’assemblage” est remplacée par celle de “site de fabrication”. Cette modification apparemment anodine bouleverse complètement la donne pour les constructeurs qui pensaient avoir trouvé une parade aux restrictions. L’arrêté précise désormais que le calcul doit prendre en compte :
Cette nouvelle réglementation met particulièrement en difficulté le modèle économique de certains constructeurs, notamment Stellantis avec sa stratégie pour Leapmotor. Le projet d’assembler la T03 dans une usine polonaise à partir de kits complets importés de Chine se trouve désormais dans l’impasse. Le texte va jusqu’à préciser que dans le cas d’une production multi-sites, c’est le site générant l’empreinte carbone la plus élevée qui sera pris en compte pour le calcul final.
Les constructeurs concernés doivent repenser leur approche industrielle s’ils souhaitent continuer à bénéficier des avantages fiscaux français. Une période transitoire est accordée jusqu’au 7 avril 2025 pour se conformer aux nouvelles exigences. La solution d’assemblage en Europe garde néanmoins un intérêt stratégique : elle permet d’éviter la surtaxe douanière de 27% appliquée aux importations directes de véhicules électriques chinois. Cette approche reste pertinente pour des modèles comme le Volvo EX30.
Cette évolution réglementaire force les constructeurs à repenser en profondeur leur chaîne de production. Pour obtenir le bonus écologique, ils devront désormais localiser en Europe non seulement l’assemblage final mais aussi les étapes cruciales de la fabrication. Cette mesure vise à créer un véritable écosystème industriel européen dans le secteur des voitures électriques, générant ainsi des emplois locaux et réduisant l’empreinte carbone liée au transport intercontinental des composants.
Le message du gouvernement est clair : seule une production authentiquement européenne, intégrant l’ensemble du processus de fabrication, pourra prétendre aux aides financières. Cette position ferme reflète la volonté de protéger l’industrie automobile européenne tout en poursuivant les objectifs de transition écologique.
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