Actu voiture électrique

Les retraités ne veulent pas de la voiture électrique pour une simple et bonne raison

Albert Lecoq

Le paysage automobile français se métamorphose avec l’ascension fulgurante des véhicules électriques, capturant une part de marché de 20 % depuis septembre dernier. Pourtant, une frange de la population demeure en marge de cette révolution : les seniors. Examinons les freins à leur conversion au tout électrique.

Réalité économique : le frein majeur pour les seniors

La transition vers l’électrique s’accélère, avec le parlement européen dictant l’arrêt des moteurs thermiques pour 2035. La France, se préparant à cette ère nouvelle, encourage activement l’achat de véhicules électriques. Cependant, une étude révèle que seulement 27 % des Français envisagent de franchir le pas vers l’électrique dans les cinq prochaines années, avec une réticence notoire chez les seniors. Le prix reste le cœur de cette hésitation : une citadine électrique comme la Peugeot e-208 démarre à plus de 30 000 euros, une berline à 40 000 euros et un SUV avoisine les 45 000 euros, un coût prohibitif justifié par la technologie des batteries.

Les véhicules électriques, bien que séduisants comme alternative propre, ne sont pas à la portée de tous les portefeuilles. Les seniors, principalement dépendants de leur retraite, trouvent l’obstacle financier insurmontable, les privant de l’accès à ces technologies d’avenir. Les records de vente de 2022 illustrent que l’engouement pour l’électrique est principalement porté par les jeunes actifs mais surtout les ménages aisés.

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Le soutien financier de l’État : un espoir pour les acheteurs potentiels

Pour contrebalancer cette barrière financière, l’État intervient avec des mesures incitatives telles que le bonus écologique, qui peut s’élever jusqu’à 7 000 euros pour les modèles inférieurs à 47 000 euros. La prime à la conversion est aussi un levier significatif permettant de réduire la douloureuse. Les foyers modestes, avec un revenu fiscal de référence inférieur à 14 089 euros, peuvent en effet bénéficier du « super-bonus », montant supérieur de 2000 euros au bonus écologique dit “classique”, sans oublier les aides locales en faveur de l’électrification de l’automobile, mais qui deviennent de plus en plus rares.

Les aides étatiques constituent donc une bouée de sauvetage pour les seniors souhaitant s’adapter à l’évolution de la mobilité tout en respectant leurs contraintes budgétaires mais ne suffisent pas encore.

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