La fraude au compteur kilométrique touche aussi les voitures électriques
Le marché de l’occasion français connaît une transformation progressive avec l’arrivée massive des motorisations alternatives. Si vous envisagez l’achat d’un […]
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Après des années passées à perfectionner l’hybride, Toyota et sa marque premium Lexus changent enfin de braquet. Le constructeur japonais comble son retard dans l’univers des véhicules 100% électriques avec l’arrivée de la nouvelle ES électrique, un modèle emblématique qui franchit le cap de l’électrification pour sa huitième génération. Présentée au salon de Shanghai, cette berline incarne la nouvelle ambition électrique du groupe japonais sur un segment stratégique, particulièrement en Chine où les berlines électriques connaissent un véritable engouement.
La Lexus ES électrique impressionne d’abord par son gabarit. Avec ses 5,14 mètres de longueur, 1,92 mètre de largeur et 1,56 mètre de hauteur, nous sommes face à une véritable limousine, plus imposante même que l’ancienne génération de la LS, le vaisseau amiral de la marque. Son empattement de 2,95 mètres promet un espace intérieur royal, particulièrement aux places arrière.
Esthétiquement, la ES s’inspire du concept LF-ZC et adopte les codes stylistiques des véhicules électriques modernes. Exit la calandre trapézoïdale béante signature de la marque, remplacée par un bouclier plus épuré qui en rappelle néanmoins les contours. Les projecteurs LED fins et agressifs, l’extracteur d’air latéral sur les portières et les poignées affleurantes apportent une touche distinctement contemporaine à l’ensemble. À l’arrière, un bandeau lumineux traverse la malle de coffre, arborant fièrement le nom Lexus.
Dommage que le constructeur ait choisi de conserver une configuration tricorps classique avec une malle de coffre, plutôt qu’un hayon pratique comme certains concurrents le proposent désormais.
À l’intérieur, la nouvelle ES électrique frappe fort avec une planche de bord presque entièrement digitalisée. L’habitacle est littéralement dominé par des écrans démesurés:
Cette débauche de technologies s’accompagne d’innovations comme le “Sensory Concierge”, un système permettant de personnaliser l’ambiance à bord, et les “Responsive Hidden Switches”, des commandes physiques habilement dissimulées pour conserver une certaine ergonomie traditionnelle.
Les passagers arrière ne sont pas en reste avec un pack Premium Seat optionnel, offrant des sièges électriques, des repose-jambes et même un siège passager avant rabattable pour maximiser l’espace. La qualité audio n’est pas négligée avec un système signé Mark Levinson, gage d’une reproduction sonore haut de gamme.
La ES électrique se décline en deux versions distinctes pour répondre à différents besoins:
| Modèle | Motorisation | Puissance | 0-100 km/h | Autonomie (CLTC/WLTP est.) |
|---|---|---|---|---|
| ES 350e | Un moteur (traction) | 224 ch | 8,9 secondes | 685/600 km |
| ES 500e | Deux moteurs (4×4) | 342 ch | 5,9 secondes | 610/537 km |
La version 350e, plus accessible, fait le choix de la sobriété avec un unique moteur électrique. Les performances sont mesurées mais l’autonomie s’annonce généreuse avec près de 600 kilomètres en cycle WLTP.
Pour les amateurs de sensations plus dynamiques, la version 500e adopte une architecture à deux moteurs offrant une transmission intégrale intelligente DIRECT4. Ce système permet d’optimiser la répartition du couple entre les essieux avant et arrière en temps réel, garantissant une meilleure motricité et un comportement routier plus précis.
Les deux versions partagent une capacité de charge rapide permettant de passer de 10 à 80 % de batterie en 30 minutes sur une borne délivrant 150 kW, une performance dans la moyenne du segment premium.
Pour compenser son gabarit imposant, la ES électrique bénéficie d’équipements sophistiqués visant à améliorer son agilité et son confort. Le système de roues arrière directrices peut contre-braquer jusqu’à 4 degrés, réduisant significativement le rayon de braquage à basse vitesse et améliorant la stabilité à haute vitesse.
La suspension adaptative à électrovanne linéaire représente une autre innovation technique majeure. Ce système analyse en continu les conditions de route pour ajuster instantanément la fermeté de l’amortissement, offrant un compromis optimal entre confort et tenue de route.
Ces technologies s’appuient sur la plateforme TNGA GA-K, une architecture polyvalente capable d’accueillir différents types de motorisations. Cette modularité explique pourquoi la ES conserve également des versions hybrides sur certains marchés.
Si les tarifs français n’ont pas encore été communiqués, on peut s’attendre à un positionnement sensiblement supérieur à celui de la version hybride actuelle, qui démarre à 60 200 euros. La ES électrique devrait logiquement se positionner face aux berlines premium électriques européennes comme la BMW i5 ou la Mercedes EQE.
La commercialisation en France est prévue pour le printemps 2026, laissant à Lexus le temps d’affiner sa stratégie commerciale sur un marché européen de plus en plus compétitif. Avec cette berline, Toyota et Lexus affirment leur volonté de rattraper leur retard dans l’électrification et de proposer enfin une gamme complète de véhicules zéro émission.
Reste à voir si les clients français, plutôt adeptes des SUV ces dernières années, seront séduits par cette proposition audacieuse: une grande berline électrique premium japonaise aux prestations luxueuses et à l’autonomie généreuse.
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