MG devient le grand gagnant du marché auto en France
Le marché automobile français vient de vivre une petite révolution silencieuse. Vous avez sans doute remarqué la multiplication des logos […]
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Le marché français des véhicules électriques d’occasion connaît une croissance soutenue, mais tous les modèles ne connaissent pas le même succès. Si certaines voitures électriques se vendent comme des petits pains, d’autres affichent des délais de vente qui peuvent décourager les propriétaires. Avec 43 958 transactions réalisées au troisième trimestre 2025, l’occasion électrique progresse, mais révèle aussi des disparités importantes entre les modèles.
Les chiffres du troisième trimestre 2025 confirment la dynamique positive des véhicules électriques d’occasion (VEO). Avec une progression de 21% par rapport à 2024 et de 10% comparé au deuxième trimestre, ce segment représente désormais une part significative du marché de l’occasion. Cette croissance s’accompagne d’un phénomène particulièrement intéressant : l’essor de la location, qui affiche une hausse de 24% et séduit de plus en plus d’automobilistes soucieux de tester l’électrique sans engagement d’achat définitif.
Les professionnels de l’automobile dominent largement ce marché, réalisant 84% des transactions contre 76% pour les véhicules thermiques d’occasion. Cette surreprésentation s’explique notamment par la complexité technique des véhicules électriques, qui nécessite une expertise particulière pour l’évaluation de l’état des batteries lithium-ion et des systèmes de recharge. Le stock total de VEO s’établit à 58 913 unités, soit 10% du stock global toutes motorisations confondues.
Le classement des véhicules électriques d’occasion les plus vendus révèle la domination des modèles français et européens. La Renault Zoé trône en tête avec 5 807 exemplaires écoulés, suivie de la Peugeot e-208 et de la Fiat 500E. Cette hiérarchie reflète plusieurs facteurs : l’ancienneté de certains modèles sur le marché, leur rapport qualité-prix attractif et leur adaptation aux besoins de mobilité urbaine des Français.
| Modèle | Volume T3 2025 | Évolution vs T2 2025 |
|---|---|---|
| Renault Zoé | 5 807 | +646 |
| Peugeot e-208 | 3 634 | +251 |
| Fiat 500E | 3 190 | +711 |
| Tesla Model 3 | 2 953 | -70 |
| Dacia Spring | 2 099 | +364 |
La Tesla Model 3, malgré sa troisième position, enregistre un léger recul, témoignant peut-être d’une certaine saturation du marché haut de gamme. À l’inverse, la Dacia Spring confirme son succès avec une progression notable, portée par son positionnement tarifaire accessible et son autonomie de 230 kilomètres suffisante pour un usage urbain.
Si les volumes de vente donnent une indication sur la popularité des modèles, les délais de rotation offrent un éclairage plus précis sur l’attractivité réelle des véhicules. En moyenne, il faut 160 jours pour écouler une voiture électrique d’occasion, contre 139 jours pour un véhicule thermique. Cette différence de trois semaines s’explique par plusieurs facteurs : l’anxiété liée à l’autonomie, les interrogations sur la durée de vie des batteries et la méconnaissance technique de ces véhicules par certains acheteurs.
Les modèles les plus prisés affichent des performances remarquables. La Mini Cooper électrique trouve preneur en seulement 45 jours, grâce à son image premium et à ses performances urbaines. La Renault Mégane E-Tech suit avec 49 jours, bénéficiant de sa technologie récente et de son système de charge rapide. La Dacia Spring, avec ses 51 jours, confirme que le critère prix reste déterminant pour de nombreux acheteurs français.
À l’autre extrémité du spectre, certains véhicules électriques accumulent les jours sur les parcs des concessionnaires. La DS3 Crossback E-Tense détient le record peu enviable avec 252 jours de délai moyen de vente. Ce modèle premium souffre de plusieurs handicaps : un positionnement tarifaire élevé même en occasion, une autonomie de 320 kilomètres jugée insuffisante pour sa catégorie et une image de marque encore en construction.
La Nissan Leaf, pionnière de l’électrique grand public, affiche désormais 238 jours de délai de vente. Paradoxalement, son statut de précurseur joue contre elle : les premières générations souffrent d’une technologie de batterie moins performante et d’un système de refroidissement passif qui inquiète les acheteurs informés. Le Hyundai Kona électrique complète ce trio avec 211 jours, malgré ses qualités reconnues en termes d’autonomie et de fiabilité.
Pendant que l’électrique pur progresse, l’hybride rechargeable (PHEV) traverse une période plus difficile. Avec 38 967 unités vendues au troisième trimestre, ce segment accuse une baisse de 7% par rapport à 2024. Cette tendance s’explique par l’amélioration constante des autonomies des véhicules électriques et l’émergence des technologies d’autonomie prolongée, qui rendent les PHEV moins attractifs.
Le Peugeot 3008 hybride rechargeable conserve néanmoins la première place avec 2 364 exemplaires vendus, suivi des DS7 et Citroën C5 Aircross. Cette résistance des modèles français traduit une certaine fidélité des consommateurs hexagonaux aux marques nationales, mais aussi l’attrait persistant pour les SUV familiaux à double motorisation. L’avenir de ce segment dépendra largement de l’évolution des infrastructures de recharge et des politiques d’incitation fiscale, qui orientent encore fortement les choix des automobilistes français.
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