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Ce pays, considéré comme un des plus pauvres au monde, fonce droit dans la voiture électrique

Philippe Moureau

Imaginez un pays niché au cœur de l’Himalaya, classé parmi les moins développés du monde, et où les véhicules électriques se vendent comme des petits pains. Surprenant, n’est-ce pas ? Le Népal, malgré son réseau électrique modeste et ses défis économiques, connaît une explosion des vente de voitures électriques. Cet engouement mérite une exploration détaillée pour comprendre les forces en jeu.

Le contexte népalais : un terrain fertile pour l’électrification

Le Népal, un pays sans littoral et dépendant de rares ressources pétrolières accessibles, pourrait sembler, à première vue, un candidat improbable pour l’adoption élevée de véhicules électriques. Cependant, ce pays montagneux est en train de devenir un exemple parfait de l’électrification réussie. Malgré son classement comme pays “moins développé” par les Nations Unies, il devient un leader dans le domaine des véhicules électriques en Asie.

La pollution de l’air au Népal, selon l’Organisation Mondiale de la Santé, est 4,9 fois supérieure au seuil considéré comme sûr. Cette pollution est principalement causée par les véhicules à combustion, aggravée par la géographie qui permet à la pollution de rester confinée dans des vallées densément peuplées comme celle de Katmandou. Face à cette urgence sanitaire, la conversion vers des moyens de transport plus propres n’est pas juste une option, mais une nécessité.

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Des initiatives nationales propices

L’électricité au Népal est presque entièrement produite par des sources d’énergie renouvelable, notamment l’hydroélectricité, alimentée par les nombreux cours d’eau du pays. Cette abondance de ressources renouvelables représente une opportunité unique pour alimenter une flotte de véhicules électriques sans augmenter l’empreinte carbone du pays.

  • Les infrastructures de recharge : Le gouvernement népalais, avec l’aide de données douanières récentes, a signalé que le réseau de stations de recharge s’agrandit rapidement, doublant quasiment chaque année grâce à cette source d’énergie abondante.
  • Les politiques fiscales : Pour rendre les voitures électriques plus attrayantes, le Népal a revu ses droits de douane. Les voitures électriques bénéficient désormais de tarifs considérablement réduits de 25% à 90%.

Ces initiatives montrent comment la législation et la politique de développement durable peuvent jouer un rôle clé dans la migration vers l’électrification des transports, même dans les régions les moins favorisées technologiquement.

Un impact local fort

Les conducteurs de petites camionnettes publiques, qui font vivre leur famille en transportant des passagers dans et autour de Katmandou, sont parmi les premiers à avoir adopté massivement les véhicules électriques. Comme le dit Bhakta Kumar Gupta, un chauffeur local : “C’est très facile à conduire, ça ne pollue pas, et c’est bon pour l’environnement. De plus, c’est bénéfique pour le pays puisque l’argent dépensé reste ici au lieu d’acheter du pétrole à l’étranger. Les avantages sont multiples.”

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Par ailleur, l’engouement pour les véhicules électriques au Népal attire des géants de l’industrie automobile tels que BYD de Chine et Tata Motors de l’Inde, qui dominent actuellement le marché. Ce flux d’investissements aide non seulement à moderniser le parc automobile du pays, mais aussi à renforcer les relations économiques avec les nations voisines.

Le futur prometteur de l’électrification au Népal

L’adoption rapide et massive des véhicules électriques au Népal n’est pas simplement une anecdote intéressante, c’est un modèle pour d’autres nations avec des défis similaires. Il démontre clairement que la transition énergétique vers des transports plus propres peut être réalisée avec succès, même dans des conditions pas toujours idéales.

Le cas du Népal illustre parfaitement l’importance de soutenir les technologies propres via des politiques publiques adaptées, et comment les solutions locales, lorsque soutenues par le gouvernement et la communauté internationale, peuvent transcender les défis globaux. C’est un beacon d’espoir pour tous les pays en développement, prouvant que le développement durable et l’innovation écologique sont accessibles, peu importe le point de départ.

La situation au Népal nous rappelle d’une part l’urgence de lutter contre la pollution de l’air, et d’autre part, l’immense potentiel de croissance économique que les technologies vertes peuvent apporter à une nation. Chaque pays a la capacité de repenser son avenir énergétique et de prendre des mesures audacieuses pour un monde plus propre et plus durable. La route est peut-être longue et semée d’embûches, mais le Népal nous montre qu’avec la bonne combinaison de volonté politique, d’innovation et de soutien de la communauté, les sommets les plus hauts peuvent être atteints.

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