Donut Lab et sa batterie solide : une escroquerie à 25 millions de dollars
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La durabilité des voitures électriques reste un sujet qui revient régulièrement dans les conversations entre automobilistes. Les sceptiques continuent d’agiter le spectre de batteries défaillantes et de véhicules bons pour la casse avant l’heure. Une étude américaine publiée en 2025 par le cabinet iSeeCars apporte pourtant des chiffres concrets qui méritent qu’on s’y arrête, notamment parce qu’ils placent Tesla dans une position particulièrement instructive.
Pour réaliser cette analyse, iSeeCars a passé au crible plus de 174 millions de véhicules particuliers afin de calculer la probabilité, pour chaque marque, qu’un de ses modèles atteigne le cap des 400 000 kilomètres au compteur. C’est un seuil symbolique dans l’industrie automobile, souvent considéré comme la marque d’un véhicule véritablement fiable sur le long terme. Les résultats donnent une photographie assez précise de l’endurance réelle des voitures, toutes motorisations confondues.
La moyenne du secteur se situe à 4,8 % de probabilité d’atteindre ce kilométrage. Ce chiffre peut sembler faible, mais rapporté à des millions de véhicules en circulation, il représente une population significative. Les écarts entre les marques sont, eux, particulièrement parlants : du simple au quadruple selon que vous optez pour une japonaise fiable ou une berline premium européenne.
Tesla ressort de cette étude avec une probabilité de 4,6 % d’atteindre les 400 000 km, ce qui la place au sixième rang du classement général, à égalité avec GMC. Certes, ce score se situe légèrement sous la moyenne du secteur, mais cette nuance s’explique surtout par les performances exceptionnelles de quelques constructeurs japonais qui tirent la barre vers le haut. Voici comment se répartit le classement des marques les plus fiables sur la distance :
Tesla devance ainsi 26 autres marques au classement. Parmi celles qui se retrouvent derrière elle, on note plusieurs constructeurs réputés pour leurs gammes thermiques premium, comme BMW, Volkswagen ou encore certaines divisions de Stellantis. Ce positionnement est d’autant plus significatif que Tesla est le seul constructeur de la liste à produire exclusivement des voitures électriques. Contrairement à GM, Hyundai ou BMW qui commercialisent également des modèles thermiques, les données concernant Tesla reflètent uniquement la durabilité de véhicules 100 % électriques.
Un résultat contre-intuitif mérite d’être souligné : les grandes marques de luxe européennes — à l’exception de Lexus et Acura — se retrouvent régulièrement sous la moyenne du secteur. On pourrait spontanément attribuer cela à une qualité de fabrication moindre, mais l’explication est ailleurs. Karl Brauer, analyste exécutif chez iSeeCars, est direct sur le sujet : « La probabilité réduite qu’une voiture de luxe atteigne 400 000 km reflète davantage l’usage qu’en font leurs propriétaires — moins intensif que celui des véhicules grand public — qu’une quelconque défaillance de construction. »
Autrement dit, une Porsche ou une Mercedes ne parcourt statistiquement pas autant de kilomètres par an qu’une Honda Civic ou un pickup GMC Sierra. Les acheteurs de voitures de prestige ont souvent plusieurs véhicules, renouvellent plus fréquemment leur parc ou roulent tout simplement moins. Ce biais d’usage fausse la lecture brute des chiffres, et il est honnête de le mentionner pour interpréter correctement le classement.
L’idée reçue selon laquelle une voiture électrique se retrouve rapidement hors d’usage à cause de sa batterie résiste mal à l’épreuve des faits. Cette étude s’ajoute à un corpus de données grandissant qui va dans le même sens. Des témoignages de propriétaires de Tesla affichant plus de 500 000 km au compteur circulent depuis plusieurs années, et des analyses indépendantes sur la dégradation des batteries montrent que celle-ci reste modérée dans des conditions d’usage normales.
Les raisons qui font qu’un véhicule électrique peut bien vieillir sont assez logiques quand on les examine :
Bien sûr, la batterie reste le composant le plus scruté, et son remplacement représente un coût non négligeable si elle venait à défaillir hors garantie. Mais les données de terrain montrent que ce scénario reste moins fréquent que ce que l’imaginaire collectif voudrait faire croire. À l’heure où le marché de l’occasion électrique commence à vraiment se structurer en France, ces éléments ont leur importance pour quiconque envisage d’acheter un modèle d’occasion avec plusieurs années au compteur.
Pour un acheteur qui hésite encore entre un modèle thermique éprouvé et une Tesla d’occasion, savoir que la marque californienne se classe devant des références comme Subaru, Ford ou Jeep en matière de longévité est une information qui mérite d’entrer dans la balance au même titre que le prix de recharge ou l’autonomie.
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