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Le constructeur bavarois fait figure d’exception dans un secteur automobile en pleine remise en question. Là où la plupart des marques ajustent leurs ambitions électriques, BMW maintient le cap et rejette catégoriquement l’idée d’équiper ses futurs modèles électriques d’un prolongateur d’autonomie. Une position qui interpelle quand on sait que le groupe a justement été pionnier de cette technologie il y a une décennie.
Le paysage automobile de 2025 ressemble à un véritable champ de bataille stratégique. Les constructeurs multiplient les annulations de projets électriques, transforment des véhicules 100% batterie en hybrides, ou modifient leurs plateformes techniques. Ce revirement généralisé traduit une réalité économique et commerciale difficile à ignorer : le rythme d’adoption des véhicules électriques ne correspond pas aux prévisions optimistes de 2021-2022.
Pourtant, BMW traverse cette période d’incertitude avec une confiance déconcertante. Dans les bureaux du siège munichois, personne ne semble vouloir remettre en cause les orientations prises. Le message est clair : la stratégie actuelle répond aux attentes du marché et ne nécessite aucun ajustement majeur. Cette assurance contraste avec l’agitation observable chez la concurrence.
Joachim Post, responsable du développement chez BMW et architecte de la nouvelle génération Neue Klasse, a tranché la question du prolongateur d’autonomie. Selon lui, cette solution technique n’apporte aucune valeur ajoutée au catalogue actuel. Son argumentaire repose sur deux piliers : une autonomie de 800 km ou plus sur les futurs modèles, couplée à une capacité de charge rapide à 400 kW.
Ces chiffres changent effectivement la donne. Avec 800 kilomètres d’autonomie réelle, vous couvrez largement les trajets quotidiens et même les voyages interrégionaux sans stress particulier. La puissance de recharge de 400 kW permet théoriquement de récupérer plusieurs centaines de kilomètres en moins de quinze minutes sur les bornes adaptées. Pour le constructeur, cette combinaison technique suffit amplement à rassurer les clients potentiels.
Le groupe bavarois défend une approche différente de celle du prolongateur d’autonomie : la diversification des motorisations au sein d’une même gamme. Concrètement, BMW propose désormais pour chaque segment plusieurs options de motorisation. Vous retrouvez ainsi :
Cette stratégie s’observe sur les Série 5, Série 7 ou X1 qui déclinent ces trois types de motorisation sur la même carrosserie. Les nouveaux iX3 et i3 Neue Klasse représentent quant à eux les versions exclusivement électriques de modèles également disponibles en thermique. Cette approche permet à BMW de répondre à différents profils d’acheteurs sans multiplier les plateformes techniques complexes.
L’ironie de cette position ne vous aura sans doute pas échappé. BMW a justement été l’un des tout premiers constructeurs généralistes à commercialiser un véhicule électrique avec prolongateur d’autonomie. La i3 REX, lancée en 2014, embarquait un petit moteur bicylindre de 647 cm³ capable de recharger la batterie en roulant. Ce dispositif permettait de doubler l’autonomie utilisable et de rassurer les premiers adopteurs face à l’angoisse de la panne.
Cette technologie, révolutionnaire à l’époque, a pourtant été abandonnée par la marque. Le retour d’expérience a visiblement convaincu les ingénieurs de Munich que la solution n’était pas viable à long terme. Le poids supplémentaire, la complexité mécanique accrue et les contraintes réglementaires ont probablement pesé dans la balance. Le groupe préfère aujourd’hui investir dans des batteries plus performantes et des infrastructures de recharge plutôt que dans des solutions hybrides complexes.
Les chiffres semblent donner raison à cette stratégie. Le nouveau iX3 a enregistré 50 000 commandes avant même son arrivée dans les concessions européennes. Ces précommandes massives indiquent que le public cible de BMW ne semble pas freiné par l’absence de prolongateur d’autonomie. Les clients haut de gamme disposent généralement d’autres véhicules dans leur foyer et acceptent mieux les contraintes liées à la recharge.
Cette performance commerciale valide l’intuition de Joachim Post : avec des batteries suffisamment capacitives et une infrastructure de recharge rapide en développement constant, le prolongateur d’autonomie devient un gadget inutilement coûteux. Les acheteurs de véhicules premium recherchent la simplicité d’usage et la performance pure, pas les compromis techniques qui alourdissent la facture finale. BMW semble avoir trouvé l’équilibre entre autonomie rassurante et pureté du concept électrique, sans les concessions qu’impose un petit moteur thermique embarqué pour les situations d’urgence.
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