Les batteries LMR de LG conservent 92 % de leur capacité après 883 cycles, et c’est excellent
Trouver la chimie de batterie idéale pour les voitures électriques est un peu comme chercher le Graal : chaque technologie […]
Sommaire
Nissan traverse une période délicate. Coincé entre des marques chinoises ultra-compétitives comme BYD et une gamme européenne qui peine à se renouveler, le constructeur japonais tente de reprendre la main avec une approche différente : aller chercher le bas du marché avec un petit véhicule électrique accessible. C’est dans ce contexte que ressurgit un nom que les amateurs de citadines connaissent bien : le Pixo. Abandonné depuis des années, ce modèle fait son retour, cette fois sous une forme entièrement électrique, et il est attendu pour 2027.
On aurait pu l’appeler “Wave” — des rumeurs circulaient en ce sens début septembre 2026 — mais Nissan a finalement tranché : ce sera le Pixo. Un choix qui sonne comme un clin d’œil à l’histoire de la marque, puisque le Pixo original avait été commercialisé en Europe à la fin des années 2000 comme une micro-citadine à prix contenu. La logique est similaire aujourd’hui, mais le contexte a radicalement changé. Il ne s’agit plus de proposer un moteur thermique d’entrée de gamme, mais de s’attaquer frontalement à des modèles comme la Leapmotor T03 ou la BYD Dolphin Surf, deux références chinoises qui ont su séduire les acheteurs européens sensibles au prix.
Le nouveau Pixo se positionnera sous le Nissan Micra dans la gamme européenne du constructeur, occupant le segment A — celui des voitures les plus compactes. Ce n’est pas un hasard si Nissan vise ce créneau précis : c’est là que la bataille pour la démocratisation du véhicule électrique se joue en ce moment, et que les marges de progression sont encore importantes pour les constructeurs traditionnels.
Le Pixo électrique ne naît pas de zéro. Il s’appuiera sur la plateforme AmpR Small développée au sein de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, la même architecture qui sert de base à la nouvelle Renault Twingo électrique. Cette mutualisation technique n’a rien d’anecdotique : elle permet à Nissan de maîtriser ses coûts de développement tout en bénéficiant d’une base éprouvée. La production sera d’ailleurs assurée dans l’usine du groupe Renault à Novo Mesto, en Slovaquie, ce qui renforce encore la proximité industrielle entre les deux modèles.
Sur le plan technique, les spécifications attendues — sans confirmation officielle à ce stade — sont les suivantes :
Ces caractéristiques correspondent parfaitement à ce que l’on attend d’une citycar électrique : pas question de viser les 400 km d’autonomie ou les 200 kW de puissance. L’objectif est de proposer un véhicule sobre, fiable et économique à l’usage, adapté à ceux qui font moins de 50 km par jour — ce qui représente, rappelons-le, la très grande majorité des conducteurs européens.
Le modèle a été aperçu en essai sur route, encore largement camouflé, mais les premières images captées par la presse spécialisée permettent déjà d’identifier quelques spécificités propres à Nissan. La face avant se démarque clairement de celle du Twingo, avec un traitement graphique des optiques qui rappelle le style du Nissan Micra électrique. On retrouve le langage stylistique propre à la marque nippone, ce qui est une bonne nouvelle : le Pixo ne sera pas simplement un Twingo rebadgé, mais bien un modèle à part entière avec sa propre identité visuelle.
Nissan décrit son futur modèle comme un véhicule qui apportera “un caractère frais et attachant au segment des compactes électriques”, tout en promettant qu’il sera “grand en personnalité” malgré un gabarit réduit. Le lancement officiel du modèle est fixé au 23 septembre 2026, date à laquelle l’ensemble des détails techniques et commerciaux seront dévoilés.
C’est probablement l’information la plus attendue : le Pixo électrique devrait être commercialisé à partir de moins de 20 000 euros, avant application des éventuelles aides à l’achat. En France, si le modèle remplit les critères du bonus écologique — ce qui semble probable compte tenu de sa fabrication en Europe — cela pourrait ramener le prix réel d’accès sous la barre des 15 000 euros pour certains acheteurs éligibles. Un positionnement qui ferait du Pixo l’une des voitures électriques les moins chères du marché européen parmi les modèles issus de constructeurs traditionnels.
La mise en vente est prévue pour le premier semestre 2027. Nissan mise clairement sur ce modèle pour reconquérir des parts de marché en Europe, un continent où le constructeur a perdu du terrain ces dernières années face à la montée en puissance des marques asiatiques. Abandonner le développement du Qashqai 100 % électrique — qui devait être un pilier de sa stratégie — a été un coup dur symboliquement, mais le Pixo représente une réponse pragmatique à une réalité de marché : les acheteurs européens cherchent avant tout un véhicule électrique accessible, simple et sans superflu pour leurs déplacements du quotidien.
Réagissez à l'article