Borne de recharge à domicile : évitez ces erreurs fréquentes
Recharger sa voiture électrique chez soi reste aujourd’hui la solution plébiscitée par la grande majorité des propriétaires. C’est confortable, économique […]
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Si vous habitez en appartement ou sans accès à un garage privatif, la recharge de votre voiture électrique au quotidien relève parfois du casse-tête. Pas de prise dédiée, pas de wallbox possible, et des bornes publiques souvent trop rares ou trop éloignées de chez vous. C’est précisément ce problème que cherche à résoudre la startup américaine Voltpost, avec une approche qui mérite qu’on s’y attarde : intégrer des chargeurs directement sur les poteaux d’éclairage public existants. Grâce à un partenariat récent avec InCharge Energy, cette solution commence à prendre de l’ampleur à l’échelle nationale, aux États-Unis, et pourrait bien inspirer d’autres marchés.
Le principe de Voltpost repose sur une idée simple mais efficace : plutôt que d’installer des bornes de recharge indépendantes avec leurs propres raccordements électriques, pourquoi ne pas exploiter les poteaux d’éclairage public déjà en place le long des trottoirs et dans les parkings ? Ces supports bénéficient déjà d’une alimentation électrique, d’un ancrage solide au sol, et se trouvent naturellement là où les automobilistes garent leurs véhicules. Le tout sans avoir à creuser de nouvelles tranchées ni à poser de nouveaux câbles d’alimentation sur de longues distances, ce qui réduit considérablement les coûts d’installation.
C’est là l’un des principaux freins au déploiement massif des bornes de recharge en milieu urbain dense : le coût des travaux de génie civil. En s’appuyant sur une infrastructure déjà existante, Voltpost contourne en partie cet obstacle et rend le déploiement plus rapide, moins coûteux et moins intrusif pour les riverains. À l’heure où les villes cherchent à densifier leur réseau de recharge sans exploser les budgets municipaux, cette approche mérite une attention sérieuse.

Voltpost propose actuellement deux équipements distincts, pensés pour des configurations différentes :
Les deux modèles fonctionnent en recharge de niveau 2, c’est-à-dire en courant alternatif. La puissance disponible reste modeste comparée à une borne rapide en courant continu, mais c’est tout à fait cohérent avec l’usage prévu : recharger pendant plusieurs heures, le temps d’une journée de travail ou d’une session shopping dans un centre commercial. Pour un véhicule électrique avec une batterie de 60 à 80 kWh, une session de 6 à 8 heures à 9,6 kW permet de récupérer entre 57 et 76 kWh, soit pratiquement une charge complète. Pas de quoi rivaliser avec une recharge rapide sur autoroute, mais parfaitement adapté au stationnement longue durée en ville.
Les chargeurs Voltpost ne sont pas de simples prises murales intelligentes. Chaque unité est connectée en permanence au réseau via une connexion cellulaire AT&T, ce qui permet une supervision continue de l’ensemble du parc de bornes. En parallèle, le logiciel de gestion InControl, développé par InCharge Energy, tourne en arrière-plan pour surveiller l’état de chaque point de charge, détecter les pannes et organiser les interventions de maintenance aussi rapidement que possible.
C’est précisément là qu’intervient le partenariat avec InCharge Energy, fournisseur national américain de services d’installation et de maintenance de bornes de recharge. Avec ses équipes certifiées déployées sur l’ensemble du territoire, InCharge Energy apporte à Voltpost la capacité opérationnelle qui lui manquait pour passer d’une expérimentation locale à un déploiement à grande échelle. Les premiers déploiements sont prévus dans les États de New York, Connecticut et Californie, trois marchés où la demande en recharge urbaine est particulièrement forte.
Pour utiliser les bornes Voltpost, vous devrez passer par leur application smartphone. C’est via cette interface que vous localisez les chargeurs disponibles à proximité et que vous réglez vos sessions de recharge. Ce fonctionnement 100 % applicatif est aujourd’hui assez répandu chez les opérateurs de bornes publiques, mais il peut encore représenter un frein pour certains utilisateurs, notamment ceux moins à l’aise avec les outils numériques ou qui rechargent ponctuellement sur un réseau qu’ils ne connaissent pas. L’absence de paiement par carte bancaire directement sur la borne reste un point à surveiller pour l’accessibilité à tous les profils de conducteurs.
Reste à voir comment ce modèle pourrait s’exporter. En France, de nombreuses villes font face aux mêmes défis : des trottoirs étroits, peu de place pour de nouvelles infrastructures, et un parc de logements collectifs sans parking privatif très important. L’idée de valoriser les poteaux d’éclairage existants pour y greffer des chargeurs de niveau 2 pourrait tout à fait trouver preneur auprès des collectivités locales, à condition d’adapter la réglementation et de trouver des opérateurs prêts à franchir le pas.
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