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Le marché européen des voitures électriques compactes s’apprête à accueillir un nouveau concurrent de taille. Après le succès phénoménal de la BYD Dolphin Surf et l’arrivée remarquée de la MG 4 Urban, c’est au tour de Geely de jouer ses cartes avec l’EX2. Cette berline électrique, qui a créé la sensation en Chine sous le nom de Xingyuan, s’annonce comme un acteur sérieux dans le segment des véhicules électriques abordables. Avec un prix annoncé autour de 23 000 euros, elle pourrait bien redistribuer les cartes sur un marché européen encore en quête de modèles accessibles au grand public.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 465 775 unités vendues en une seule année sur le marché chinois. La Geely EX2 a réussi l’exploit de détrôner la BYD Seagull, référence incontestable du segment des petites berlines électriques en Chine. Cette performance remarquable s’explique par un positionnement tarifaire particulièrement agressif, avec un prix de départ inférieur à 8 500 euros pour la version de base sur son marché domestique.
Le secret de ce succès réside dans l’équilibre trouvé par Geely entre dimensions maîtrisées et habitabilité optimisée. Avec ses 4,13 mètres de longueur, l’EX2 se positionne dans la catégorie des citadines allongées, offrant un compromis intéressant pour les familles urbaines. L’architecture de la voiture privilégie l’espace intérieur sans sacrifier la praticité, comme en témoigne la capacité de coffre de 375 litres, complétée par un coffre avant (frunk) de 70 litres.
Pour son débarquement européen, Geely a fait des choix stratégiques concernant la motorisation. Exit la version d’entrée de gamme équipée du moteur de 58 kW et de la batterie de 30,1 kWh, jugée insuffisante pour les standards européens. L’Europe recevra exclusivement la variante supérieure, dotée d’un moteur de 85 kW (soit environ 115 chevaux) et d’une batterie de 40,1 kWh.
Cette configuration promet une autonomie comprise entre 300 et 350 kilomètres selon le cycle WLTP européen, soit une estimation plus conservative que les 401 kilomètres annoncés en Chine avec le cycle local. Cette autonomie place l’EX2 dans la moyenne des citadines électriques actuelles, suffisante pour un usage urbain et périurbain quotidien sans générer d’anxiété particulière.
Le prix européen attendu autour de 23 000 euros résulte d’une équation complexe intégrant plusieurs facteurs économiques. Entre les frais de transport intercontinentaux, les taxes d’importation et les marges commerciales nécessaires au réseau de distribution européen, le coût final représente près du triple du prix chinois. Cette réalité économique n’est pas spécifique à Geely et concerne l’ensemble des constructeurs asiatiques souhaitant s’implanter en Europe.
Face à ses concurrents directs, l’EX2 se positionne intelligemment :
L’absence de production locale constitue le principal handicap de l’EX2 sur le marché européen. Cette situation prive automatiquement le modèle des aides gouvernementales renforcées que plusieurs pays européens réservent aux véhicules produits localement. En France, par exemple, le bonus écologique est désormais conditionné par un score environnemental qui pénalise les véhicules importés de Chine.
Geely devra compenser ce désavantage par d’autres leviers : un équipement de série généreux, une garantie étendue ou encore un réseau de service après-vente performant. La marque chinoise mise également sur son expérience acquise au Royaume-Uni et dans certains pays d’Europe centrale, où elle commercialise déjà plusieurs modèles avec un succès modéré.
L’arrivée de l’EX2 confirme la montée en puissance des constructeurs chinois sur le segment des voitures électriques accessibles. Avec un rapport équipement-prix-autonomie séduisant, cette berline pourrait bien convaincre les automobilistes européens soucieux de passer à l’électrique sans exploser leur budget. Reste à voir si Geely parviendra à surmonter les obstacles réglementaires et commerciaux pour répliquer son succès chinois sur le Vieux Continent.
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