Dans ce pays, les dernières voitures thermiques disparaissent déjà des ventes
La Norvège vient de franchir un cap historique en novembre 2025 avec 97,6% d’immatriculations électriques, laissant les motorisations thermiques dans […]
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La filiale chinoise de Smart s’oriente vers une solution stratégique audacieuse. L’objectif ? Échapper aux droits de douane salés de 28,8% imposés par l’Europe sur les importations de voitures électriques chinoises. La marque prévoit de rapatrier la production de son SUV électrique phare dans une usine belge, aux côtés de son cousin technique le Volvo EX30.
Les liens entre Smart et Volvo, tous deux sous la coupe du géant chinois Geely, vont se renforcer concrètement. L’usine de Gand en Belgique, qui produit déjà le XC40, accueillera dès avril 2025 la production du Volvo EX30. Le Smart #1, qui partage la même plateforme technique SEA développée par Geely, suivra le mouvement au dernier trimestre 2027. Cette décision marque un virage pour la marque, qui avait abandonné ses sites de production européens historiques d’Hambach en France et de Novo Mesto en Slovénie.
Malgré les taxes actuelles, le Smart #1 maintient un positionnement tarifaire attractif avec un prix de base de 35 815 euros. La stratégie s’avère payante face à des concurrents comme l’Alfa Romeo Junior Elettrica affichée à 38 500 euros ou le Ford Puma Gen-E proposé à 33 990 euros.
Le transfert de production en Belgique ne suffira malheureusement pas à qualifier le Smart #1 pour le bonus écologique français. Les nouvelles règles applicables dès avril 2025 exigent non seulement un assemblage en Europe, mais aussi la réalisation de certaines étapes clés de production sur le continent. L’emboutissage des pièces de carrosserie restant prévu en Chine, le véhicule ne pourra pas bénéficier de cette aide gouvernementale.
Cette relocalisation concernera exclusivement le Smart #1. Les modèles #3 et #5 continueront d’être produits en Chine, ce qui pourrait freiner leur développement commercial sur le marché européen. Cette stratégie différenciée illustre la complexité des choix industriels dans un contexte de tensions commerciales croissantes entre l’Europe et la Chine. Les constructeurs doivent jongler entre optimisation des coûts de production, contraintes réglementaires et acceptabilité par le marché.
La marque mise sur cette production locale pour renforcer son image et sa légitimité auprès des consommateurs européens, tout en préservant ses marges dans un segment de marché de plus en plus concurrentiel.
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