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Le Mercedes EQB est-il fait pour les longs trajets ?

Rouleur électrique

Parmi les véhicules électriques du marché, le Mercedes EQB attire l’attention grâce à son positionnement de SUV familial premium. Disponible en version 7 places, ce modèle, inspiré de l’incontournable GLB, semble capable d’assurer aussi bien les déplacements du quotidien que les plus longs trajets. Qu’en est-il réellement ? Est-ce un choix judicieux pour effectuer un long parcours sur autoroute ?

Un SUV électrique familial polyvalent

Le SUV électrique Mercedes EQB se distingue grâce à sa silhouette cubique qui optimise l’espace intérieur. Dans sa configuration maximale, il peut accueillir jusqu’à sept personnes, une caractéristique rare sur le segment des voitures électriques. Son coffre offre un espace suffisant pour les bagages d’une famille. Au-delà de son aspect pratique, le EQB mise sur un niveau de confort élevé. L’habitacle demeure conforme aux standards du constructeur avec ses matériaux de qualité et ses finitions soignées. Il inclut également plusieurs solutions technologiques, à l’image du système d’infodivertissement et de l’interface MBUX.

Quelle autonomie en conditions réelles ?

En théorie, sur un parcours mixte, le Mercedes EQB parcourt entre 400 et 500 kilomètres sans recharge en fonction des versions. En ville, porté par les nombreuses phases de freinage régénératif, il offre 645 kilomètres d’autonomie électrique. Ces données, issues des tests standardisés WLTP (worldwide harmonized light-duty vehicles test procedure), doivent cependant être relativisées. Elles ne reflètent pas toujours un usage réel. Il n’est, par exemple, pas envisageable d’effectuer une telle distance lors d’un trajet sur autoroute. Dans ces conditions, avec une vitesse stabilisée entre 120 et 130 km/h, l’autonomie n’excède pas 300 kilomètres, un résultat honorable pour un véhicule de ce gabarit. D’autres paramètres altèrent également les performances des batteries. L’utilisation des équipements de confort (chauffage ou climatisation), la vitesse de circulation, les dénivelés et le niveau de chargement du véhicule engendrent une surconsommation électrique. Trop souvent négligés, ces éléments doivent pourtant être pris en considération pour estimer la réelle autonomie des batteries.

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Quelles stratégies de recharge pour un long trajet ?

À domicile, la batterie se recharge à l’aide d’un dispositif adapté (borne Wallbox, boîtier mural intelligent Innogy, etc.) plus performant qu’une simple prise domestique. S’appuyant sur la norme de recharge CCS, le véhicule autorise la double utilisation du courant alternatif ou continu grâce à une prise composée de plusieurs connecteurs. Celle-ci est située sur le flanc arrière droit, à l’emplacement habituel de la trappe à carburant. Dans le premier cas, une borne d’une puissance de 11 kW recharge jusqu’à 61 km par heure. Dans le second, un équipement délivrant une puissance de 100 kW permet à la batterie de se reconstituer jusqu’à 80 % en à peine une demi-heure. Cette performance se situe dans la moyenne observée. Elle oblige tout de même à planifier des arrêts réguliers si le déplacement excède 300 kilomètres et qu’il emprunte une autoroute. Concrètement, il faudra procéder à des recharges toutes les deux heures et demie. Pour rappel, la Sécurité routière préconise un arrêt tous les deux heures. En cas d’imprévu, le service numérique Mercedes me Charge vous oriente vers des bornes de recharge publiques de différents fournisseurs à travers toute l’Europe.

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