Tesla supprime le FSD tel qu’on le connait actuellement pour un nouveau modèle
Tesla vient d’annoncer une décision qui marque un tournant dans sa stratégie commerciale : l’arrêt définitif de la vente du […]
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Le magazine américain Consumer Reports vient de publier un rapport accablant sur le Volvo EX90, le SUV électrique premium de la marque suédoise. Après seulement 1 600 kilomètres d’utilisation, le véhicule testé par la publication a révélé une série de dysfonctionnements qui questionnent la stratégie de Volvo vers les véhicules “définis par logiciel”. Une situation qui rappelle les déboires rencontrés par certains constructeurs émergents et qui pourrait ternir l’image de fiabilité de la marque scandinave.
L’EX90 représente un tournant majeur pour Volvo, étant le premier modèle de la marque à adopter une architecture entièrement nouvelle, conçue pour supporter les mises à jour over-the-air et offrir une expérience utilisateur plus intégrée. Ce véhicule électrique haut de gamme, proposé à partir de 80 000 dollars, devait marquer l’entrée de Volvo dans l’ère du véhicule connecté. La réalité s’avère bien différente.
Le rapport de Consumer Reports dresse un inventaire particulièrement préoccupant des problèmes rencontrés. L’écran central du véhicule s’est éteint à plusieurs reprises, privant les occupants de l’accès au système de climatisation. Plus inquiétant encore, le véhicule affichait régulièrement le message “Démarrage en cours : votre Volvo se prépare. Cela prendra quelques minutes” sur le tableau de bord, immobilisant le véhicule pendant 3 à 5 minutes avant de pouvoir démarrer.
Les problèmes ne s’arrêtent pas là. Le témoin d’airbag s’est allumé pendant une semaine entière, tandis que le système SOS demeurait inopérant jusqu’à l’installation d’une mise à jour logicielle. Cette accumulation de défaillances sur une période aussi courte interroge sur la maturité du produit lors de sa commercialisation.
L’EX90 embarque pourtant des technologies de pointe, notamment un capteur LIDAR intégré d’usine, une première dans l’industrie automobile grand public. Paradoxalement, ce capteur sophistiqué ne remplit actuellement aucune fonction active et se contente de “collecter des données” en vue d’une utilisation future. Cette situation illustre parfaitement la problématique des véhicules commercialisés avant que leurs fonctionnalités ne soient pleinement opérationnelles.
Volvo avait pourtant promis que ce capteur LIDAR améliorerait significativement les capacités de conduite assistée du véhicule. Pour l’instant, les acheteurs paient pour une technologie qui n’apporte aucun bénéfice concret, ce qui pose des questions légitimes sur la stratégie commerciale de la marque.
Face aux critiques, Volvo a recommandé l’installation d’une mise à jour logicielle pour résoudre les dysfonctionnements. Si cette mise à jour a effectivement éteint le témoin d’airbag, elle a simultanément créé de nouveaux problèmes : l’audio Bluetooth, la radio et d’autres sources sonores ont cessé de fonctionner, tandis que des messages d’erreur continuaient d’apparaître de manière imprévisible.
Cette situation révèle un problème fondamental dans l’approche de Volvo. Comme le souligne Consumer Reports, si la version logicielle 1.3.18 était nécessaire pour corriger ces nombreux bugs, alors l’EX90 n’aurait jamais dû être vendu au public sans cette version préinstallée. Cette pratique s’apparente à celle d’un produit en version bêta, inacceptable pour un véhicule de ce prix.
Cette approche du “ship now, fix later” rappelle malheureusement les pratiques observées chez certains constructeurs émergents comme Fisker ou VinFast, qui ont commercialisé des véhicules avant leur complète finalisation. Pour une marque établie comme Volvo, réputée pour sa fiabilité et sa sécurité, cette stratégie représente un pari particulièrement risqué.
Les répercussions dépassent le simple cadre technique. La confiance des consommateurs, une fois ébranlée, s’avère extrêmement difficile à reconquérir. Dans un marché des véhicules électriques de plus en plus concurrentiel, où des marques comme Tesla, BMW ou Mercedes-Benz proposent des alternatives matures, Volvo ne peut se permettre de décevoir sa clientèle.
L’industrie automobile traverse une période de transformation majeure, où le logiciel devient aussi crucial que la mécanique traditionnelle. Cette guerre du logiciel, représentant des investissements de plusieurs milliards, ne tolère pas l’approximation. Les constructeurs qui échouent à maîtriser cette transition risquent de voir leur réputation durablement affectée. Pour Volvo, l’EX90 constitue un test crucial qui, pour l’instant, révèle les limites d’une stratégie peut-être trop ambitieuse par rapport aux capacités techniques actuelles de la marque.
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