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Faite par des anciens de Tesla, cette voiture électrique veut redéfinir le plaisir de conduire

Albert Lecoq

Une nouvelle startup britannique vient de lever le voile sur son premier prototype de voiture électrique sportive. Fondée par d’anciens dirigeants de Tesla et Lucid, Longbow Motors mise tout sur la légèreté avec sa Speedster, un biplace électrique de moins de 900 kg qui promet de relancer l’esprit des roadsters britanniques d’antan. Avec seulement 150 exemplaires prévus, ce modèle signerait-il le retour des voitures électriques axées sur le plaisir de conduite plutôt que sur la pure performance en ligne droite ?

Une philosophie du poids plume héritée des sports cars britanniques

La Longbow Speedster affiche un poids plume de 895 kg sur la balance, une prouesse technique remarquable à l’heure où la plupart des véhicules électriques flirtent avec les deux tonnes. Cette approche minimaliste rappelle les préceptes de Colin Chapman, fondateur de Lotus, pour qui “simplifier, puis ajouter de la légèreté” constituait la recette magique des voitures de sport britanniques.

Le moteur électrique unique, positionné à l’arrière, propulse cette Speedster de 0 à 100 km/h en 3,6 secondes. Si ce chrono paraît modeste face aux monstres électriques actuels qui descendent sous les 3 secondes, l’objectif de Longbow n’est pas de battre des records d’accélération. La légèreté de l’ensemble devrait plutôt révéler ses atouts dans les virages, où l’agilité prime sur la puissance brute.

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Une autonomie surprenante de 442 km malgré une batterie compacte

L’autonomie annoncée de 442 km selon le cycle WLTP impressionne d’autant plus que Longbow ne communique pas sur la capacité exacte de sa batterie. Cette discrétion laisse supposer qu’elle est plus petite que celle des véhicules électriques conventionnels. La faible masse à déplacer permet une efficience énergétique optimisée, principe fondamental que la marque revendique sur son site officiel.

Cette stratégie technique tranche avec la course aux batteries toujours plus volumineuses observée chez la concurrence. Longbow démontre qu’il est possible d’obtenir une autonomie respectable sans embarquer des centaines de kilos de cellules lithium-ion supplémentaires.

Deux versions pour des usages différents

La gamme Longbow se déclinera en deux modèles distincts. Le Speedster à 111 700 dollars (100 000 euros) adopte un design sans pare-brise avant, s’inspirant clairement de la Ferrari Monza SP2. Cette configuration impose le port du casque même sur route ouverte, limitant son usage aux sorties occasionnelles ou aux sessions circuit.

La version Roadster à 85 400 dollars (75 000 euros) corrige ce défaut avec une carrosserie fermée plus conventionnelle. Malgré ses 45 kg supplémentaires, elle conserve des performances honorables avec un 0 à 100 km/h en 3,7 secondes et gagne même 8 km d’autonomie pour atteindre 450 km totaux.

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ModèlePrix (USD)Poids0-100 km/hAutonomie WLTP
Speedster111 700 $895 kg3,6 s442 km
Roadster85 400 $940 kg3,7 s450 km

Production limitée et calendrier serré

Longbow prévoit une production artisanale avec seulement 50 unités Speedster suivies de 100 exemplaires Roadster. Les fondateurs annoncent que la première année de production est déjà allouée, suggérant un carnet de commandes bien rempli avant même le début des livraisons.

La commercialisation débutera au Royaume-Uni et en Europe, avec des configurations disponibles en conduite à droite comme à gauche. Les livraisons sont promises pour 2026, bien que la société reste prudente sur les dates précises. Cette approche graduelle permettra aux anciens de Tesla et Lucid d’affiner leur processus de production avant d’envisager d’autres marchés.

Un positionnement unique sur le marché électrique

Face aux Tesla Roadster et autres supercars électriques qui misent sur la puissance maximale, Longbow adopte une philosophie différente. Ses dirigeants, forts de leur expérience chez les géants américains de l’électrique, semblent vouloir prouver qu’une approche centrée sur l’efficience peut rivaliser avec les approches “force brute”.

Cette stratégie pourrait séduire une clientèle lassée des véhicules électriques toujours plus lourds et technologiquement complexes. Le retour aux fondamentaux de la voiture de sport – légèreté, agilité, connexion pilote-machine – constitue un pari audacieux dans un secteur dominé par la course aux spécifications techniques.

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