Hyundai IONIQ 5 : un prototype surpris avec un écran géant de 18 pouces à bord
Un prototype de l’Hyundai IONIQ 5 a récemment été aperçu en Corée du Sud avec un intérieur radicalement revu, dominé […]
Sommaire
MG avance ses pions sur le marché européen avec une régularité qui commence à forcer le respect. La marque appartenant au groupe SAIC a vendu 190 000 véhicules en Europe au premier semestre 2026, soit une progression de plus de 20 % par rapport à la même période en 2025. Dans ce contexte, le constructeur chinois ne se contente pas de multiplier les modèles : il mise sur une évolution technologique concrète, en introduisant sa technologie de batterie semi-solide SolidCore dans ses prochains véhicules hybrides rechargeables. Une annonce qui mérite qu’on s’y attarde sérieusement.
La terminologie “semi-solide” peut prêter à confusion. Il ne s’agit pas d’une batterie tout-solide au sens strict — la commercialisation à grande échelle de ces dernières reste encore à venir — mais d’une technologie intermédiaire. Les cellules développées par MG en partenariat avec QingTao Energy utilisent une chimie à base de manganèse (LMO, lithium manganèse oxyde), une anode silicium-carbone, et surtout un électrolyte liquide réduit à environ 5 %, contre 10 à 15 % dans une batterie lithium-ion conventionnelle. Cette réduction du liquide améliore la stabilité thermique et réduit les risques liés à l’inflammabilité, sans pour autant complexifier la production à l’extrême.
MG affirme être le premier constructeur à produire des batteries semi-solides en série, bien que cette affirmation soit à nuancer : plusieurs véhicules électriques fabriqués en Chine utilisent déjà des technologies comparables. Sur le marché chinois, la MG4 Anxin Edition embarque d’ores et déjà une batterie semi-solide de 53,95 kWh, avec une densité énergétique d’environ 180 à 185 Wh/kg, une charge en 2C et une autonomie annoncée de 537 km selon le cycle CLTC. MG revendique également 13,8 % d’autonomie en plus par rapport à une batterie LFP équivalente à -7°C, ce qui constitue un avantage concret pour les marchés nordiques et les hivers européens difficiles.
La chimie LMO choisie pour les hybrides rechargeables est relativement peu répandue dans ce segment. Elle offre une bonne stabilité thermique et d’excellentes capacités de délivrance de puissance instantanée, au détriment d’une densité énergétique et d’une durée de cycle inférieures à la chimie NMC. Dans le contexte d’un hybride rechargeable — où la priorité va à la réactivité, à la sécurité et à la cohérence des performances plutôt qu’à l’autonomie électrique maximale — ce choix est parfaitement cohérent.
Au-delà de la batterie, MG introduit également un nouveau groupe motopropulseur baptisé Plug-in Hybrid+. Il sera disponible avec deux moteurs thermiques dédiés : un 1.1 litre turbo et un 1.5 litre turbo, affichant des rendements thermiques maximaux respectifs de plus de 42 % et 43 %. Pour rappel, un moteur thermique ordinaire plafonne généralement autour de 35 à 38 % de rendement. Ces chiffres sont donc significatifs, même si MG reste encore discret sur les puissances exactes et les configurations de cylindres.
L’architecture repose sur une transmission à dérivation de puissance à variation continue — un système qui adapte en permanence la contribution du moteur thermique et du ou des moteurs électriques selon la vitesse et la charge. Ce fonctionnement n’est pas sans rappeler celui d’une CVT électronique, mais MG précise qu’il ne s’agit pas d’une CVT classique. Le système intègre aussi un mécanisme de déconnexion du générateur lors de la conduite 100 % électrique, ce qui permet de supprimer les frottements mécaniques parasites et de gagner en efficacité. Cette déconnexion a également un effet direct sur le confort acoustique : MG annonce une réduction du bruit de 5 décibels en mode électrique par rapport à un système hybride rechargeable classique.
En termes de logique de fonctionnement, le système suit une hiérarchie claire :
Les performances annoncées sont au rendez-vous : 0 à 100 km/h en moins de 6 secondes, et le sprint de 80 à 120 km/h bouclé en seulement 3,5 secondes. MG précise toutefois ne pas encore avoir confirmé quel modèle ou quelle motorisation atteint précisément ces chiffres.
Cette technologie SolidCore et ce système Plug-in Hybrid+ seront déployés sur trois nouveaux SUV couvrant les segments B, C et D. MG n’a pas encore communiqué les noms de ces modèles, ni leur calendrier de commercialisation exact. Ce flou est volontaire dans ce type d’annonce industrielle, qui sert davantage à poser un cap technologique qu’à annoncer un lancement imminent.
Ce qui est notable, c’est la cohérence de la démarche. En couvrant trois segments SUV avec une même architecture de batterie et de groupe motopropulseur, MG mutualise ses coûts de développement tout en offrant une montée en gamme progressive à ses clients. Les spécifications techniques qui différencieront ces trois modèles restent à dévoiler, mais on peut déjà noter les points communs qui les unifieront :
Parallèlement à ces annonces sur les hybrides rechargeables, MG a également présenté un concept car qui préfigure un futur véhicule électrique pur concurrent de la Renault 5 sur le marché européen. Ce modèle pourrait recevoir la première batterie semi-solide de série de MG destinée à une voiture 100 % électrique en Europe. Les capacités exactes des packs PHEV n’ont pas été divulguées pour l’instant — ni la puissance de charge, ni l’autonomie électrique officielle — mais les bases posées par la version chinoise de la MG4 donnent une idée de ce qui pourrait être attendu. La prochaine étape sera de voir comment MG traduira ces promesses techniques dans des produits concrets, avec des prix et des homologations adaptés aux exigences du marché européen.
Réagissez à l'article