Les batteries CATL sont celles qui résistent le mieux au temps selon cette étude
Les batteries représentent le cœur de toute voiture électrique, et leur capacité à conserver leurs performances dans le temps constitue […]
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Les chiffres parlent d’eux-mêmes : avec 174 574 points de charge ouverts au public fin juillet 2025 dont plus de 20 000 dédiés à la recharge rapide en moins de 30 minutes, la France compte désormais presque 2 fois plus de bornes de recharge électrique que de stations-service traditionnelles. Cette transformation du paysage énergétique français illustre l’accélération de la transition vers la mobilité électrique, même si des défis subsistent pour optimiser cette infrastructure naissante.
Le mois de juillet 2025 a marqué un tournant avec le déploiement de 5 015 nouveaux points de charge, établissant un record sur les douze derniers mois. Cette progression soutenue témoigne des efforts déployés par les acteurs publics et privés pour accompagner l’essor des véhicules électriques en France.
L’évolution qualitative du réseau mérite autant d’attention que sa croissance quantitative. Un cinquième des nouveaux points installés concerne la recharge rapide et ultra-rapide, avec pas moins de 765 points de plus de 150 kW activés en juillet. Parmi ces installations, une centaine propose même des puissances supérieures à 350 kW, permettant de recharger certains véhicules électriques en moins de 20 minutes.
Le parc français compte aujourd’hui 20 098 points de plus de 150 kW, représentant 11 % du total des installations. Si l’on inclut les bornes de plus de 50 kW, cette proportion grimpe à 17 %. Ces chiffres restent modestes comparés aux besoins futurs, mais la tendance s’accélère nettement.
La localisation des points de charge révèle les habitudes de déplacement des Français. Les centres commerciaux concentrent 44 % des installations ouvertes au public, facilitant la recharge pendant les courses. Les parkings accueillent 28 % des bornes, la voirie publique 16 %, tandis que 4 % se situent dans des entreprises.
La fiabilité du réseau présente des résultats contrastés. Si 70 % des points fonctionnent correctement 99 % du temps, 6 % restent indisponibles plus de sept jours consécutifs. Cette proportion, bien qu’en amélioration, peut compliquer les trajets longue distance, particulièrement pendant les périodes de forte affluence comme les vacances d’été.
Cette expansion des bornes électriques contraste avec l’évolution des stations-service. La France ne comptait plus que 11 151 stations-service en 2021, contre près de 47 500 en 1975. Cette chute vertigineuse s’explique par plusieurs facteurs économiques et réglementaires qui ont redessiné le marché des carburants.

| Année | Nombre de stations-service | Évolution |
|---|---|---|
| 1975 | 47 500 | – |
| 2021 | 11 151 | -76 % |
| 2025 | ~11 000 | Stabilisation |
La concurrence des grandes et moyennes surfaces explique largement cette transformation. Les GMS captent aujourd’hui 63 % des ventes de carburants en volume, tout en représentant 48 % des points de vente. Leurs prix attractifs et leur accessibilité ont progressivement marginalisé les stations traditionnelles, particulièrement en milieu rural.
Le gouvernement vise 400 000 points de charge publics d’ici 2030, soit plus du double du parc actuel. Cet objectif ambitieux doit accompagner l’arrivée massive des véhicules électriques, estimée à 17 millions d’unités en 2035 selon les projections d’Enedis.
Les priorités se dessinent clairement autour de trois axes stratégiques. Les centres urbains nécessitent une densification pour répondre aux besoins des résidents sans garage privé. Les territoires de proximité doivent développer leur maillage pour faciliter les déplacements quotidiens et l’itinérance départementale. Enfin, les grands axes autoroutiers requièrent une couverture complète, objectif du “Plan 100 000 bornes” encore partiellement atteint.
Cette bascule historique vers un réseau de recharge électrique plus dense que les stations-service marque une étape symbolique. Elle traduit une réalité : la France mise résolument sur l’électrification de sa mobilité, même si l’harmonisation de la qualité et de la répartition géographique reste un chantier prioritaire pour les années à venir.
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