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Une affaire judiciaire secouant Tesla fait actuellement grand bruit dans le monde de l’automobile électrique. Des propriétaires accusent le constructeur de gonfler artificiellement le kilométrage de leurs véhicules pour éviter la prise en charge de réparations sous garantie. Mais que se cache-t-il réellement derrière ces allégations ?
Un recours collectif déposé en Californie accuse Tesla d’utiliser des “algorithmes prédictifs” pour augmenter artificiellement le kilométrage affiché au compteur de ses véhicules. Cette manipulation présumée permettrait au constructeur d’atteindre plus rapidement les limites de garantie fixées en kilomètres, réduisant ainsi ses obligations de prise en charge des réparations.
La plainte évoque des “métriques de consommation d’énergie” et des “multiplicateurs de comportement du conducteur” qui fausseraient la distance réellement parcourue. Cette affaire, déjà surnommée “Odometergate” (en référence au “Dieselgate” de Volkswagen), pourrait sérieusement ternir l’image du leader de l’électrique s’il était prouvé que cette pratique est systématique.
Le plaignant principal, Nyree Hinton, analyste de données à Los Angeles, affirme avoir constaté des anomalies flagrantes sur sa Tesla Model Y 2020 achetée d’occasion avec 36 772 miles au compteur (environ 59 180 kilomètres).
Bénéficiant de la garantie limitée de base couvrant les réparations pendant quatre ans ou 80 000 kilomètres (le premier des deux termes atteint), Hinton a rapidement remarqué que son compteur augmentait de façon suspecte :
Cette anomalie aurait entraîné l’expiration prématurée de la garantie, le contraignant à débourser 10 000 dollars pour une réparation de suspension qui, selon lui, aurait dû être couverte.
Si les allégations sont graves, la plainte manque pour l’instant de preuves solides. Elle cite principalement l’expérience personnelle de Hinton et quelques témoignages glanés sur les forums et réseaux sociaux.
Des experts ayant analysé le fonctionnement interne des logiciels Tesla doutent qu’une telle manipulation ait pu passer inaperçue aux yeux de la communauté de hackers “éthiques” qui scrutent régulièrement le code de ces véhicules. Ils reconnaissent toutefois que Tesla utilise probablement des algorithmes pour son odomètre, mais potentiellement pour des raisons légitimes comme la prise en compte de l’usure des pneus dans le calcul du kilométrage.
| Anomalie constatée | Explication possible | Gravité potentielle |
|---|---|---|
| Kilométrage excessif | Algorithme prédictif manipulé | Très élevée (fraude) |
| Kilométrage excessif | Défaut spécifique au véhicule | Modérée (défaillance) |
| Kilométrage excessif | Erreur de calibration | Faible (problème technique) |
Si les allégations s’avéraient fondées, les conséquences seraient considérables. Une manipulation délibérée des compteurs kilométriques constituerait non seulement une violation de la confiance des consommateurs, mais aussi potentiellement une fraude à grande échelle.
Pour les propriétaires actuels, cela signifierait des garanties expirées prématurément et des coûts de réparation injustifiés. Pour les acheteurs de Tesla d’occasion, toute la fiabilité des relevés kilométriques serait remise en question, impactant directement la valeur de revente des véhicules.
Pour l’instant, la prudence reste de mise. L’expérience de Hinton pourrait résulter d’un problème isolé plutôt que d’une stratégie délibérée de Tesla. Si le recours collectif est autorisé à se poursuivre, d’autres propriétaires pourraient rejoindre la procédure, fournissant davantage de données pour étayer ou infirmer ces accusations.
Les propriétaires de Tesla seraient bien avisés de surveiller attentivement leur compteur kilométrique et de noter régulièrement les distances réellement parcourues. Une comparaison entre le kilométrage affiché et les distances réelles, mesurées par GPS ou autre moyen indépendant, pourrait révéler d’éventuelles anomalies.
Cette affaire rappelle que même les constructeurs les plus innovants ne sont pas à l’abri de controverses, et que la transition vers la mobilité électrique s’accompagne de nouveaux défis techniques, réglementaires et éthiques qui méritent une attention particulière des consommateurs comme des autorités de régulation.
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