Volkswagen ID. Polo électrique : moins de 25 000 € avec plus de 450 km d’autonomie
Annoncée depuis 2023 sous le nom de concept ID. 2All, la Volkswagen ID. Polo est enfin là, avec un prix […]
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La marque Smart, fruit de la collaboration entre Mercedes-Benz et Geely, vient de dévoiler son nouveau projet : le Smart #2. Cette citadine électrique se veut l’héritière spirituelle de la mythique Fortwo, ce petit deux-portes qui a marqué les rues urbaines depuis la fin des années 1990. Si vous vous souvenez de cette voiture minuscule capable de se garer perpendiculairement sur une place standard, vous comprendrez l’ADN que Smart tente de préserver ici.
Pour l’instant présenté sous forme de concept, le modèle de production devrait faire son apparition en octobre prochain lors du Mondial de l’Automobile de Paris. Produit en Chine comme l’ensemble de la gamme actuelle de Smart, ce nouveau véhicule s’inscrit dans la continuité d’une formule éprouvée : compacité maximale et usage urbain privilégié. Mais cette fois, les ingénieurs ont visiblement travaillé sur les points faibles des générations précédentes.
Le principal reproche adressé à l’ancienne EQ Fortwo concernait son autonomie ridicule de 93 kilomètres selon les mesures EPA. Autant dire que vous deviez planifier vos déplacements avec la précision d’un stratège militaire. Smart semble avoir pris la mesure du problème puisque le #2 annonce une autonomie constructeur de 300 kilomètres. Un bond en avant considérable qui rend enfin le véhicule utilisable au-delà des simples trajets domicile-travail.
Cette amélioration spectaculaire provient d’une nouvelle architecture technique baptisée Electric Compact Architecture (ECA), développée spécifiquement pour ce type de véhicules urbains. Si Smart reste discret sur la capacité exacte de la batterie, les chiffres annoncés suggèrent un pack d’au moins 40 kWh, probablement compris entre 45 et 50 kWh pour atteindre les 300 kilomètres promis. À titre de comparaison, l’ancienne génération se contentait d’une batterie de 17,6 kWh, ce qui explique ses performances limitées.

Autre amélioration majeure : la recharge de 10 à 80% en moins de 20 minutes. Cette performance implique une puissance de charge rapide probablement située autour de 100 kW, ce qui constitue un standard acceptable pour un véhicule de cette catégorie en 2025. Vous pourrez donc faire le plein d’électrons pendant une pause café sans perdre votre après-midi.
Le Smart #2 intègre la technologie Vehicle-to-Load (V2L), qui vous permet d’utiliser la batterie du véhicule comme source d’énergie pour alimenter vos appareils électriques. Pratique pour un pique-nique avec une glacière électrique ou pour dépanner lors d’une coupure de courant. Cette fonctionnalité devient progressivement un standard sur les véhicules électriques modernes, et c’est une bonne chose.

Le concept présenté arbore une livrée plutôt tape-à-l’œil avec des accents dorés et des écrans LED intégrés dans le pare-chocs avant. Rassurez-vous, le modèle de série sera probablement plus sobre. Smart a l’habitude de présenter des concepts flamboyants avant de commercialiser des versions plus consensuelles. Le constructeur conserve néanmoins les fondamentaux : deux portes, deux places, et des dimensions ultra-compactes.
Les dimensions exactes n’ont pas été communiquées, mais le #2 devrait avoisiner les 2,7 mètres de long, similaire à la Fortwo précédente. Ce gabarit en ferait l’un des véhicules électriques les plus courts du marché européen, dépassant d’au moins une trentaine de centimètres les concurrents comme la Dacia Spring, la Renault Twingo électrique ou la BYD Dolphin Surf.
Smart n’a pas encore dévoilé de photos de l’intérieur, mais on peut raisonnablement s’attendre à une inspiration directe du Smart #5, le crossover de la marque. Vous devriez donc retrouver :
L’enjeu pour Smart sera de proposer un habitacle qui ne fasse pas cheap malgré le positionnement tarifaire nécessairement compétitif. La Fortwo précédente souffrait d’une finition parfois discutable pour son prix, un écueil qu’il faudra éviter cette fois.
Le Smart #2 arrive sur un segment qui commence à se densifier. Les constructeurs ont enfin compris qu’il existe une demande réelle pour des véhicules électriques urbains abordables, et non uniquement pour des SUV premium. La question du prix sera déterminante : si Smart vise une fourchette entre 20 000 et 25 000 euros, le véhicule pourrait trouver son public. Au-delà, la proposition de valeur deviendrait discutable face à des alternatives offrant plus d’espace et de polyvalence.
La présence de Mercedes-Benz dans le capital de Smart pourrait jouer en faveur d’une qualité perçue supérieure, mais le fait que tous les modèles soient fabriqués en Chine par Geely suscite parfois des réticences chez certains acheteurs européens. Les premiers retours sur le Smart #1 et le #5 sont globalement positifs en termes de qualité de fabrication, ce qui constitue un bon présage.
Rendez-vous en octobre au Mondial de Paris pour découvrir la version définitive et, surtout, connaître les tarifs qui détermineront le succès commercial de ce petit deux-portes. Smart dispose d’un héritage fort et d’une clientèle fidèle qui attend depuis longtemps un successeur digne de ce nom à la Fortwo. Avec 300 kilomètres d’autonomie et une recharge rapide, les arguments techniques sont là. Reste à voir si le prix suivra.
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