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BYD Denza Z : le roadster électrique de 1 500 ch qui arrive en Europe

François Zhang-Ming

La marque BYD ne manque pas d’ambition. Après avoir conquis les segments des citadines et des berlines électriques, le constructeur chinois s’apprête à bousculer un territoire que les Européens considèrent comme leur chasse gardée : le marché des supercars de luxe à plus d’un million d’euros. Le fer de ce pari s’appelle le Denza Z, un roadster électrique présenté pour la première fois au Salon de Pékin en avril 2026, dont les caractéristiques techniques viennent d’être officialisées par le ministère chinois de l’Industrie (MIIT). Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les chiffres donnent le vertige.

Une architecture tri-moteur aux performances vertigineuses

Le Denza Z repose sur la plateforme e3 de BYD, une base développée spécifiquement pour les applications haute performance. La configuration mécanique retenue est un groupe motopropulseur tri-moteur : un moteur avant de 500 kW (670 ch) secondé par deux moteurs arrière de 340 kW (455 ch) chacun, soit une puissance cumulée de 1 180 kW, autrement dit 1 582 ch. Pour vous donner une référence concrète, la Porsche 911 Turbo S plafonne à 701 ch, et la Mercedes-AMG GT Coupé dans sa version la plus musclée affiche 1 153 ch. Le Denza Z les dépasse tous les deux.

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Cette débauche de puissance se traduit par un 0 à 100 km/h annoncé en moins de 2,1 secondes et une vitesse de pointe de 349 km/h. Le tout dans un véhicule qui accueille quatre passagers et qui pèse tout de même 2 650 kg dans sa version hardtop — un chiffre élevé, inévitable compte tenu de la batterie embarquée, mais que la gestion électronique de la puissance devrait compenser largement en dynamique.

  • Moteur avant : 500 kW / 670 ch
  • Deux moteurs arrière : 340 kW / 455 ch chacun
  • Puissance totale combinée : 1 180 kW / 1 582 ch
  • 0 à 100 km/h : moins de 2,1 secondes
  • Vitesse maximale : 349 km/h
  • Poids (version hardtop) : 2 650 kg

Un gabarit entre la 911 et l’AMG GT, avec une technologie de batterie propre à BYD

Sur le plan des dimensions, le Denza Z mesure 4 780 mm de long, 1 990 mm de large et 1 350 mm de haut, avec un empattement de 2 780 mm. Il se situe donc légèrement au-dessus de la Porsche 911 en taille, mais reste dans des proportions comparables à la Mercedes-AMG GT Coupé. Un format roadster quatre places qui offre un équilibre entre sportivité affichée et praticité relative — ce qui le distingue des hypercars à deux places purement orientées circuit.

Côté énergie, le Denza Z embarque la Blade Battery de BYD, une technologie de cellules lithium-fer-phosphate (LFP) intégrées directement dans la structure du véhicule, associée au système de recharge ultra-rapide Flash Charging. BYD n’a pas encore communiqué la capacité exacte de la batterie ni l’autonomie officielle en cycle WLTP. Néanmoins, la Denza Z9 GT — berline haut de gamme du même groupe — affiche une autonomie WLTP de 599 km. On peut raisonnablement anticiper une valeur légèrement inférieure pour le Z, compte tenu de son profil aérodynamique de roadster et de sa vocation plus orientée performance.

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Un système de contrôle actif du châssis qui va jusqu’à faire « danser » la voiture

Au-delà des chiffres bruts, ce qui distingue techniquement le Denza Z, c’est l’intégration du système Disus-M, le contrôle actif de caisse intelligent développé par BYD. Ce dispositif, déjà présent sur la Yangwang U9, permet au véhicule d’effectuer des manœuvres particulièrement spectaculaires : soulever chaque roue indépendamment, se déplacer sur trois roues, ou encore effectuer ce que BYD appelle une « danse » — une gestion active des suspensions capable de compenser les transferts de masse en virage avec une précision millimétrée. Ce n’est pas qu’un gadget marketing : sur circuit, ce genre de technologie peut significativement améliorer la stabilité et la réactivité à haute vitesse.

D’ailleurs, BYD ne se contente pas d’annonces. Le Denza Z a été aperçu en pleine session de développement sur le Nürburgring, notamment dans sa version Track Edition, équipée d’un imposant aileron arrière. Cette édition piste sera proposée en parallèle de la version cabriolet à capote souple, offrant ainsi plusieurs déclinaisons selon les usages et les profils d’acheteurs visés.

Un lancement mondial au Goodwood Festival of Speed en juillet 2026

Le Denza Z sera officiellement présenté au monde entier lors du Goodwood Festival of Speed, qui se tient du 9 au 12 juillet 2026 au Royaume-Uni. Le choix de cette scène n’est pas anodin : Goodwood est l’un des rendez-vous automobiles les plus prestigieux et les plus suivis au monde, fréquenté par les amateurs de supercars et les grands collectionneurs. C’est là que BYD entend poser sa légitimité face aux constructeurs européens installés depuis des décennies sur ce segment.

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Concernant le prix, BYD n’a pas encore communiqué de tarif officiel pour le marché européen. En prenant comme référence la Denza Z9 GT, commercialisée à partir de 115 000 € TTC, le roadster Z se positionnera nécessairement au-dessus, très probablement dans une fourchette dépassant les 150 000 à 200 000 €, voire davantage selon les options et les éditions. Un positionnement tarifaire qui le mettrait directement en concurrence avec la Porsche 911 Turbo S, la Ferrari Roma et les déclinaisons sport de la gamme AMG.

Reste à voir si la clientèle des supercars de luxe, traditionnellement attachée aux marques européennes et à leur héritage, sera prête à franchir le pas vers un constructeur chinois. BYD mise sur des arguments techniques difficilement contestables. La réponse du marché, elle, se construira au fil des kilomètres parcourus — et des tours de circuit chronométrés.

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