Ce pick-up électrique à 22 000 € est-il vraiment l’affaire du moment ?
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Depuis le lancement de l’IONIQ 5 N en 2023, Hyundai a réussi quelque chose que peu de constructeurs arrivent à faire avec des voitures électriques : rendre l’expérience de conduite viscéralement plaisante, au point que des marques comme Porsche ou BMW s’inspirent désormais ouvertement de ses solutions. Mais pendant que ses concurrents rattrapent leur retard, Hyundai prépare déjà la suite. Voici ce que l’on sait sur les prochaines N électriques et les évolutions techniques qui les accompagneront.
Sur le papier, les chiffres de l’IONIQ 5 N sont déjà impressionnants. Avec le mode N Grin Boost activé — un boost de performance disponible pendant 10 secondes — la voiture libère jusqu’à 641 chevaux et 770 Nm de couple instantané. De quoi boucler le 0 à 100 km/h en un peu plus de 3 secondes, ce qui la place dans une catégorie très sélect. Mais si l’on vous demandait ce qui a véritablement conquis les journalistes et les acheteurs, la réponse ne serait pas là.
Ce qui a fait parler, c’est le système N e-Shift couplé au N Active Sound+. Ensemble, ils simulent le comportement d’une boîte à double embrayage à 8 rapports : montées de régime, passages de vitesses, sons moteur calibrés selon l’accélération et la décélération. Ce qui ressemblait à un gadget un peu provocateur s’est révélé être une vraie proposition de valeur. La conduite silencieuse est un avantage indéniable des véhicules électriques, mais elle peut aussi effacer tout le plaisir sensoriel associé à la performance. Hyundai a choisi de redonner cet aspect émotionnel à l’équation, et le marché lui a donné raison.
Manfred Harrer, directeur R&D de Hyundai Motor, ne mâche pas ses mots : “Nous menons, nous ne suivons pas”, a-t-il déclaré à Autocar au sujet du système de changement de vitesse virtuel. Et pour appuyer cette posture, il a laissé filtrer quelques pistes sur ce qui attend les prochaines N électriques.
Sans dévoiler tous les détails, Harrer a évoqué des fonctionnalités qui pourraient franchir un nouveau cap en matière d’engagement du conducteur :
L’objectif affiché est clairement de rendre l’expérience encore plus réaliste et immersive, sans chercher à tromper le conducteur sur la nature du véhicule. Comme le dit Harrer lui-même : “Beaucoup de gens disent que c’est faux, mais les gens aiment ça, alors pourquoi ne pas jouer avec ?” C’est une philosophie pragmatique, assumée, et qui semble résonner auprès d’une clientèle qui ne veut pas renoncer au plaisir de conduite en passant à l’électrique.
Les prochaines N électriques reposeront sur une nouvelle architecture baptisée IMA, appelée à succéder à l’actuelle plateforme E-GMP, introduite en 2021. Harrer précise que le calendrier suit simplement un cycle de vie normal : “E-GMP a été lancée en 2021, nous allons traverser un cycle de vie classique, et la suivante est déjà en développement.”
Contrairement à ce que certains pourraient anticiper, l’IMA ne vise pas à tout réinventer. Harrer parle d’“améliorations progressives” sur plusieurs axes :
Cette continuité technologique autour de la charge 800 volts est un signal fort. Cela signifie que les futurs modèles N conserveront la capacité de recharger à très haute puissance, un atout essentiel lorsqu’on envisage d’utiliser sa voiture sur circuit, où les cycles de décharge sont bien plus intenses qu’en usage quotidien. La gestion thermique améliorée va directement dans ce sens : préserver les performances de la batterie sur la durée, y compris lors de sessions répétées en piste.
Hyundai propose actuellement deux voitures électriques sous la bannière N : l’IONIQ 5 N, berline compacte à hayon, et l’IONIQ 6 N, dans une silhouette plus aérodynamique et orientée efficacité. La question qui agite la communauté est la suivante : quel sera le prochain modèle à bénéficier du traitement N ?
Les spéculations vont bon train autour d’un éventuel IONIQ 9 N — un SUV 7 places survitaminé — ou d’un hypothétique IONIQ 3 N qui viendrait occuper un segment plus accessible. Aucune annonce officielle n’a été faite à ce jour, mais la logique de gamme et l’appétit commercial de Hyundai pour ce type de produit laissent penser que la famille N électrique a vocation à s’élargir. La division N a clairement démontré qu’elle sait transformer une voiture électrique en objet de désir, et il serait surprenant qu’elle s’arrête à deux modèles.
Ce qui est clair, c’est que Hyundai aborde la performance électrique avec une cohérence de vision que l’on ne retrouve pas chez tous ses concurrents. Plutôt que de se concentrer uniquement sur des chiffres de puissance ou d’autonomie, la marque coréenne mise sur l’engagement du conducteur comme différenciateur central — et les résultats lui donnent raison.
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