Actu voiture électrique

Batteries lithium : recycler les voitures électriques grâce à des fruits et légumes, c’est possible

Philippe Moureau

Imaginez un futur où vos salades quotidiennes, vos kiwis préférés et votre pain de blé intégral participent activement à la sauvegarde de notre planète. Ce scénario, digne d’une épopée écologique, est en train de devenir réalité grâce à des scientifiques visionnaires. Oubliez les procédés de recyclage qui mettent à mal notre environnement et accueillez un protagoniste inattendu : l’acide oxalique.

Un virage écologique dans le recyclage des batteries

L’électrification des transports prend son envol, et avec elle, le défi de recycler des montagnes de batteries de manière écoresponsable. Les méthodes traditionnelles sont souvent un casse-tête écologique : énergivores, complexes et peu amicales envers notre mère nature. À l’horizon se profile une solution aussi élégante que surprenante, issue de la recherche suédoise.

  • Recyclage efficace : 98% du lithium et 100% de l’aluminium récupérés, en plus du nickel, du cobalt et du manganèse.
  • Méthode verte : Utilisation de l’acide oxalique, naturellement présent dans de nombreux aliments, pour un processus respectueux de l’environnement.

La science au service de l’écologie

L’Université Chalmers de Göteborg n’est plus seulement un haut lieu du savoir ; elle devient un phare de l’innovation verte. Là-bas, des chimistes ont mis en lumière une application inédite de l’acide oxalique contenu notamment dans les kiwis et les épinards : isoler les métaux précieux des batteries de nos véhicules électriques. Leur étude prouve que non seulement le lithium, mais aussi l’aluminium et d’autres matériaux vitaux peuvent être extraits avec une efficacité frôlant la perfection.

“Nous avons réussi à séparer le lithium en utilisant de l’acide oxalique, tout en isolant l’aluminium, ce qui est crucial puisque toutes les batteries en contiennent. Et tout ça, sans avoir recours à des produits chimiques nocifs.” – Léa Rouquette, doctorante impliquée dans le projet.

Le chemin de l’expérimentation à l’application industrielle

Les chercheurs ne se sont pas contentés de théoriser. Ils ont roulé leurs manches et mis à l’épreuve leur découverte sur des cellules de batteries réelles, provenant de voitures électriques. Leur méthode ? Une solution précisément dosée en acide oxalique, chauffée juste ce qu’il faut pour métamorphoser les métaux en une poudre noire, prête à être recyclée.

A lire également :  Les voitures électriques désormais plus propre avec les premières batteries recyclées

Le procédé a démontré une capacité à recycler de manière quasi-intégrale les matériaux des batteries, une avancée prometteuse qui sépare les métaux aisément grâce à leurs propriétés distinctes. Martina Petranikova, qui chapeaute l’équipe de recherche, partage son enthousiasme : “C’est une piste novatrice pour le recyclage des batteries, une avancée qu’il est impératif de développer et d’intégrer dans l’industrie.”

Un avenir durable modelé par la nature

Au carrefour de l’innovation technologique et du respect de l’environnement, cette avancée est un espoir tangible pour un recyclage des batteries des voitures électriques pleinement vert. La nature, avec ses ressources souvent sous-estimées, montre une fois de plus qu’elle peut non seulement inspirer, mais également offrir des solutions concrètes aux défis technologiques de notre époque.

Les véhicules électriques incarnent la promesse d’un avenir plus propre, et grâce à des découvertes comme celle-ci, leur impact environnemental pourrait être significativement réduit, du début à la fin de leur cycle de vie. La boucle est bouclée : ce que nous mettons dans nos assiettes contribue à purifier notre air, à préserver nos ressources et à sculpter le futur de notre mobilité.

Réagissez à l'article
S’abonner
Notification pour
guest

2 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires