Marché auto août 2026 : l’électrique à 38 % de parts, le Tesla Model Y écrase la concurrence
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La BMW i3 berline vient à peine d’entrer en concession que son dérivé break pointe déjà le bout de son pare-chocs. Aperçu pour la première fois en vidéo par le compte CarSpyMedia, le BMW i3 Touring confirme ce que beaucoup d’observateurs espéraient : BMW compte bien élargir sa gamme Neue Klasse au-delà des carrosseries conventionnelles. Pour les amateurs de breaks en Europe du Nord notamment, ce modèle pourrait s’avérer particulièrement pertinent.
Même recouvert de sa robe de camouflage, le BMW i3 Touring dévoile l’essentiel de ses intentions stylistiques. La partie arrière est nettement plus longue que celle de la berline, avec une ligne de toit qui plonge progressivement vers le hayon dans un profil typique de break sportif — à mi-chemin entre l’estate traditionnel et le fastback. Ce traitement rappelle d’ailleurs ce que Kia propose avec ses déclinaisons hatchback et fastback de l’EV4, même si le positionnement premium de BMW impose une exécution différente.
L’avant du Touring ne devrait pas surprendre : il reprendra les mêmes éléments que la berline, à savoir les nouveaux doubles blocs optiques signature de la marque, la calandre en forme de double rein revisitée et l’emblème redessiné pour la gamme Neue Klasse. À bord, on retrouvera également la même planche de bord, avec notamment un écran central flottant de 17,9 pouces et surtout le Panoramic Vision, cette bandelette d’affichage de 43 pouces qui court à la base du pare-brise. Une interface ambitieuse qui positionne clairement cette génération de BMW face à ce que propose la concurrence premium.
Pour comprendre ce que le Touring peut offrir, il faut partir de la base que constitue la berline i3 50 xDrive. Celle-ci repose sur la sixième génération de la motorisation eDrive (Gen6) de BMW, couplée à une batterie de 108,7 kWh. C’est sur cette base qu’elle revendique jusqu’à 912 km d’autonomie en cycle WLTP, ce qui en fait l’une des berlines électriques à l’autonomie la plus élevée du marché européen. En cycle EPA — plus sévère, plutôt utilisé aux États-Unis — l’estimation se situe autour de 440 miles, soit environ 710 km.
L’architecture 800 volts permet une recharge DC ultra-rapide jusqu’à 400 kW, ce qui se traduit par environ 440 km de récupération d’autonomie en à peine 10 minutes. C’est objectivement l’un des systèmes de recharge les plus performants disponibles aujourd’hui sur une voiture de série. Pour le marché américain, le modèle 2027 sera équipé d’un port NACS natif, ce qui simplifiera l’accès au réseau Supercharger de Tesla notamment.
La berline i3 est commercialisée en Europe depuis juin 2026. En Allemagne, le tarif d’entrée de gamme commence à 65 900 € pour la version standard, tandis que la finition i3 50 xDrive First Edition démarre à 75 340 €. Au Royaume-Uni, cette même First Edition est proposée à partir de 57 905 £ sur route, et la version de base devrait arriver à l’automne à partir de 53 005 £. La production a débuté à l’usine BMW de Munich, avec des premières livraisons prévues pour la fin 2026.
Pour le Touring, aucun tarif officiel n’a encore été annoncé, mais il est raisonnable d’anticiper une majoration de prix par rapport à la berline, comme c’est systématiquement le cas chez BMW pour ses variantes break. Côté autonomie, le volume de chargement supplémentaire et la masse accrue du break impliquent vraisemblablement un léger recul de l’autonomie par rapport aux 912 km WLTP de la berline. Difficile de chiffrer cet écart sans données officielles, mais une fourchette de 50 à 80 km de moins serait cohérente avec ce qu’on observe habituellement sur ce type de déclinaison.
Le break reste une carrosserie particulièrement prisée en Europe du Nord — Allemagne, Scandinavie, Pays-Bas, Belgique — où l’utilitaire et le pratique priment souvent sur le style pur. BMW le sait, et c’est précisément pour ces marchés que le Touring de la série i3 a été développé. Proposer une voiture électrique longue distance avec un vrai volume de coffre constitue une réponse directe aux besoins des familles qui envisagent de passer à l’électrique sans compromis sur la capacité de chargement.
Sur ce segment, la concurrence reste encore relativement limitée dans le haut de gamme. Mercedes propose l’EQE Touring, Audi a mis fin à l’A6 Avant e-tron dès 2025, et Volvo continue avec ses break électrifiés. Le BMW i3 Touring arrive donc dans un espace où la demande existe, mais où l’offre peine encore à s’étoffer. Si BMW confirme la même architecture de batterie que la berline, ce break électrique sera difficile à ignorer pour quiconque cherche une alternative crédible à un diesel break dans le segment premium. La date de présentation officielle n’a pas encore été communiquée, mais au rythme où les prototypes se montrent, un dévoilement avant la fin de l’année semble tout à fait envisageable.
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