Porsche aurait-il vraimment abandonné ses futures 718 Boxster et Cayman électriques ?
Le monde de l’automobile vit actuellement un tournant majeur, et Porsche n’échappe pas à cette règle. Les projets de 718 […]
Sommaire
Le constructeur chinois BYD fait face à un obstacle inattendu sur le marché britannique. Après la France, BYD est désormais exclu du nouveau programme de subventions électriques du Royaume-Uni, mais le géant mondial des véhicules électriques refuse de baisser les bras. L’entreprise mise sur sa propre stratégie pour maintenir sa dynamique commerciale impressionnante, qui lui a permis de voir ses ventes bondir de manière spectaculaire en 2025.
Cette situation soulève des questions importantes sur l’équité des programmes d’aide gouvernementaux et leur impact réel sur les choix des consommateurs. BYD compte bien prouver que la qualité de ses produits peut compenser l’absence d’avantages fiscaux.
Le nouveau programme Electric Car Grant (ECG) britannique propose aux acheteurs une réduction pouvant atteindre 3 750 livres sterling (environ 4 400 euros) sur l’achat d’un véhicule électrique neuf. Cette aide gouvernementale varie entre 1 500 et 3 750 livres selon le niveau de durabilité du processus de fabrication du véhicule.
La particularité de ce programme réside dans sa prise en compte de l’énergie utilisée lors de la production du véhicule. Cette approche écarte automatiquement les constructeurs chinois, dont BYD, des bénéfices du programme. Stella Li, vice-présidente exécutive de BYD, n’a pas mâché ses mots en qualifiant cette exclusion d'”injuste envers les consommateurs” dans une déclaration à Autocar. Selon elle, cette mesure prive les acheteurs britanniques d’options électriques compétitives sans justification technique valable.
Plutôt que de subir passivement cette exclusion, BYD a lancé sa propre initiative d’économies pour “récompenser les conducteurs qui choisissent l’électrique”. Le constructeur propose désormais cinq années de maintenance gratuite sur tous les achats de véhicules électriques neufs, incluant les modèles Dolphin Surf, Dolphin et Atto 3.
L’offensive ne s’arrête pas là. BYD a simultanément étendu sa garantie batterie à huit ans ou 321 000 kilomètres sur l’ensemble de sa gamme électrique et hybride rechargeable DM-i. Cette extension s’applique rétroactivement aux propriétaires ayant déjà acquis un véhicule de la marque. Steve Beattie, responsable des ventes de BYD UK, explique : “Nous comprenons que les clients recherchent plus que de simples économies immédiates – ils veulent une valeur durable et une assurance”.
BYD déploie une stratégie de couverture massive du marché britannique avec une gamme qui s’étend des modèles d’entrée de gamme aux SUV de luxe. Le Dolphin Surf, positionnée comme la voiture électrique la moins chère de BYD, affiche un prix de départ de 18 650 livres sterling (environ 21 900 euros) sur le marché britannique.
Même sans bénéficier des subventions gouvernementales, ce modèle se classe au cinquième rang des véhicules électriques les plus abordables du pays. Il devance des concurrents établis comme la Hyundai Inster et la Ford Puma-e, démontrant la compétitivité naturelle de l’offre BYD :
Les chiffres de vente de BYD au Royaume-Uni témoignent d’une progression fulgurante. Durant les huit premiers mois de 2025, le constructeur a écoulé près de 25 000 véhicules, soit une augmentation drastique par rapport aux 4 100 unités vendues sur la même période l’année précédente. Cette performance place BYD devant des marques établies comme Honda et Mazda.
La marque chinoise talonne désormais Tesla, qui a commercialisé 26 951 véhicules au Royaume-Uni jusqu’en août 2025. Cette proximité dans les ventes illustre la rapidité avec laquelle BYD s’impose sur un marché européen traditionnellement dominé par les constructeurs occidentaux. La stratégie du constructeur semble porter ses fruits, prouvant que l’innovation technologique et la compétitivité tarifaire peuvent compenser l’absence de soutien gouvernemental dans certaines circonstances spécifiques du marché automobile contemporain.
Réagissez à l'article