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Le constructeur chinois BYD s’apprête à faire trembler l’industrie des supercars électriques avec une version track de son YangWang U9. Selon un document officiel déposé auprès du ministère chinois de l’Industrie et des Technologies de l’Information (MIIT), cette version radicale développera près de 3 000 chevaux grâce à quatre moteurs électriques de 555 kW chacun. Une puissance qui relèguerait théoriquement la Rimac Nevera R au second plan, mais qui soulève de nombreuses questions techniques selon Mate Rimac lui-même.
Cette version track du YangWang U9 repose sur une configuration à quatre moteurs électriques, chacun développant 555 kW soit 745 chevaux. La puissance cumulée atteint donc 2 200 kW, ce qui équivaut à près de 3 000 chevaux. Pour mettre ces chiffres en perspective, cette puissance dépasse de 870 chevaux celle de la Rimac Nevera R, actuellement détentrice du titre de voiture de série la plus puissante au monde.
Cette débauche de puissance s’accompagne d’une vitesse de pointe théorique de 350 km/h, soit 58 km/h de moins que la Rimac Nevera R qui culmine à 431 km/h. La différence se situe dans l’étagement des rapports et l’optimisation aérodynamique, BYD privilégiant visiblement l’accélération brutale à la vitesse pure.

Face à ces annonces, Mate Rimac, fondateur de la marque croate et désormais patron de Bugatti-Rimac, a exprimé ses réserves sur le groupe Facebook Apex Automotor. Selon lui, les technologies actuelles de batteries ne permettent pas de délivrer une telle puissance de manière continue. Les moteurs et onduleurs seraient également poussés dans leurs derniers retranchements.
Plus pragmatique, Rimac souligne que même sa Nevera R de 2 107 chevaux ne peut exploiter toute sa puissance qu’au-delà de 240 km/h, vitesse à laquelle la résistance aérodynamique permet enfin aux pneus d’absorber l’intégralité du couple sans patiner. Pour le YangWang U9 Track Edition, cette limite serait encore plus élevée, aux alentours de 240-260 km/h.
BYD a équipé sa supercar de solutions techniques pour tenter de canaliser cette puissance phénoménale. L’ensemble repose sur des pneumatiques de 325 mm de large montés sur des jantes 20 pouces aux quatre coins, une section particulièrement généreuse pour une voiture de route. L’aérodynamisme fait également l’objet d’une attention particulière avec un aileron arrière massif générant un appui conséquent.
La partie avant reçoit un splitter agressif tandis que le diffuseur arrière est réglable pour optimiser l’écoulement de l’air selon les conditions d’utilisation. Ces éléments devraient permettre de plaquer la voiture au sol à haute vitesse, condition sine qua non pour exploiter ne serait-ce qu’une partie de la puissance disponible.
Pour rappel, le YangWang U9 “classique” à double moteur développe déjà 1 287 chevaux et abat le 0 à 100 km/h en 2,4 secondes. Sa vitesse maximale atteint 309 km/h, des performances déjà remarquables qui placent cette supercar chinoise au niveau des références européennes. Cette version track promet des performances encore plus ahurissantes, avec un 0 à 100 km/h qui devrait s’approcher des 1,8 seconde de la Nevera R.
L’enjeu pour BYD sera de prouver que ces 3 000 chevaux ne sont pas qu’un argument marketing mais peuvent réellement être exploités, ne serait-ce que quelques secondes. Car au-delà des chiffres impressionnants, c’est la crédibilité technique du constructeur chinois sur le segment ultra-premium qui se joue avec ce YangWang U9 Track Edition.
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