Volkswagen ID.3 Neo : tout savoir sur la nouvelle version et les changements
Vous vous souvenez de cette époque où chaque constructeur voulait absolument nous imposer des écrans tactiles partout dans l’habitacle ? […]
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Leapmotor débarque en Europe avec son nouveau modèle A10, baptisé B03X sur notre continent. Ce SUV compact électrique vise directement des modèles bien établis comme la Renault 4 E-Tech et le Peugeot e-2008. Présenté au salon de Bruxelles en janvier dernier, ce véhicule commence sa commercialisation en Chine avant son arrivée prévue chez nous dans les prochains mois. La marque chinoise, soutenue financièrement par Stellantis à hauteur de 1,5 milliard d’euros, accélère son offensive européenne avec trois lancements programmés en 2026.
La Leapmotor A10 affiche des dimensions mesurées avec 4,27 mètres de long, 1,81 mètre de large et 1,64 mètre de haut. Ces mensurations la placent en concurrence frontale avec les SUV électriques français du segment B. Le design reprend les codes esthétiques de la gamme Leapmotor avec une face avant pleine, typique des véhicules électriques, et un détail original : un capteur LiDAR intégré en toiture pour les systèmes d’assistance à la conduite avancée. À l’arrière, les blocs optiques adoptent une signature lumineuse baptisée “Haha” par le constructeur, formant une expression souriante.
L’habitacle se veut fonctionnel avec un écran central de 14,6 pouces pour l’infodivertissement et un combiné d’instrumentation numérique de 8,88 pouces face au conducteur. La marque chinoise insiste sur les équipements de confort avec des sièges chauffants, un volant chauffant et un volume de coffre annoncé à 602 litres, ce qui constitue un argument commercial non négligeable sur ce segment où l’espace de chargement reste un critère d’achat déterminant.
La fiche technique révèle une architecture électrique relativement simple avec un moteur unique monté sur l’essieu avant. Ce bloc électrique existe en deux versions : 94 chevaux pour la déclinaison d’accès et 121 chevaux pour la variante supérieure. Le couple maximal reste identique avec 150 Nm, des valeurs modestes qui positionnent clairement ce véhicule sur un usage urbain et périurbain plutôt que sur les longues distances autoroutières.
Côté batteries, Leapmotor propose deux options pour son A10. La première, d’une capacité de 39,8 kWh, promet environ 340 kilomètres d’autonomie selon le cycle WLTP européen. La seconde monte à 53 kWh pour atteindre approximativement 430 kilomètres. Ces chiffres correspondent aux attentes du segment, sans excès mais suffisants pour couvrir les besoins quotidiens de la majorité des utilisateurs. La recharge rapide s’effectue de 30 à 80 % en 16 minutes en courant continu, ce qui équivaut probablement à une vingtaine de minutes pour un cycle de 10 à 80 % plus conventionnel.
Le constructeur chinois équipe son SUV compact de capacités de conduite autonome qu’il décrit comme opérationnelles “d’une place de parking à l’autre”, même en environnement urbain. Cette fonctionnalité, rendue possible par le capteur LiDAR visible sur le toit du véhicule, ne sera probablement pas homologuée dans les mêmes conditions en Europe où la réglementation reste plus stricte concernant l’automatisation de la conduite en ville.
En Chine, la Leapmotor A10 démarre à 65 800 yuans, soit environ 8 260 euros seulement. Un tarif qui fait rêver mais qui ne correspond en rien à ce que vous paierez en Europe. Les droits de douane sur les véhicules électriques chinois alourdissent considérablement la facture finale. La marque anticipe cette problématique en prévoyant une production locale dans l’usine Stellantis de Saragosse en Espagne. Cette délocalisation présente un double avantage : contourner partiellement les taxes douanières et ouvrir potentiellement l’accès au bonus écologique français, réservé aux véhicules assemblés en Europe.
Avec cette stratégie industrielle, Leapmotor espère proposer un prix compétitif face aux productions européennes. La Renault 4 E-Tech démarre aux alentours de 30 000 euros tandis que le Peugeot e-2008 s’affiche à partir de 37 000 euros environ. Si le B03X parvient à se positionner significativement en-dessous de ces références, la marque chinoise pourrait effectivement bousculer l’ordre établi sur ce segment très disputé des SUV compacts électriques.
L’arrivée de la B03X s’inscrit dans un plan d’expansion ambitieux avec trois nouveaux modèles prévus en 2026 sur le marché européen. Après la B05 déjà commercialisée et avant la future B03, ce SUV compact représente un maillon essentiel dans la stratégie de conquête de la marque. Le soutien financier massif de Stellantis commence à porter ses fruits puisque Leapmotor vient d’atteindre la rentabilité, une performance rare pour un constructeur aussi jeune.
La production espagnole devrait débuter dans les prochains mois, offrant à la marque une base logistique solide pour servir l’ensemble du continent. Reste à connaître le tarif définitif de cette B03X qui déterminera son réel potentiel commercial face aux références françaises du segment. Avec des arguments comme le volume de coffre, les équipements de confort et une autonomie correcte, ce nouvel arrivant dispose d’atouts sérieux pour se faire une place sur un marché des SUV compacts électriques déjà très encombré.
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