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La Th!nk City représente tout ce qu’étaient les voitures électriques il y a quinze ans : des véhicules de compromis, lents et peu pratiques. Cette micro-citadine norvégienne en plastique illustre parfaitement le chemin parcouru depuis les premiers balbutiements de la mobilité électrique. Vous découvrirez comment cette curiosité automobile, dotée d’une batterie au sel fondu dans certaines versions, nous rappelle à quel point les véhicules électriques modernes ont évolué.
La genèse de la Th!nk City ressemble davantage à un feuilleton qu’à une success story automobile. Cette voiture électrique voit le jour quand une entreprise norvégienne spécialisée dans les plastiques décide de se lancer dans l’automobile. Après plusieurs tentatives de design, l’entreprise fait faillite, se fait racheter par Ford, puis finalement revendue avant de fermer définitivement ses portes.
Malgré ce parcours chaotique, la société parvient à écouler quelques centaines d’exemplaires de sa micro-citadine électrique. La version la plus surprenante, fabriquée en Norvège, utilisait une technologie de batterie au sodium à sel fondu qui devait maintenir une température constante de 300 degrés Celsius pour fonctionner. Imaginez un instant : vous branchez votre voiture pour réchauffer la batterie, puis vous ne pouvez conduire que jusqu’à ce qu’elle refroidisse. Une fois sous cette température critique, le véhicule devient totalement inutilisable et nécessite plusieurs heures de recharge pour retrouver sa température de fonctionnement.
La version équipée d’une batterie lithium de 23 kWh s’avère plus conventionnelle, mais révèle d’autres défauts de jeunesse de l’industrie électrique. Avec une autonomie théorique de 160 kilomètres à l’état neuf, cette Th!nk City perd aujourd’hui 60 à 70 % de sa charge sur un simple trajet de 40 kilomètres après 130 000 kilomètres au compteur.
Les ingénieurs de l’époque n’avaient pas encore maîtrisé les subtilités des véhicules électriques. Le chargeur embarqué de 3,3 kW génère un bruit de ventilation de 70 décibels en fonctionnement, soit l’équivalent d’un aspirateur. La gestion thermique de la batterie brille par son absence : aucun système de refroidissement actif n’équipe le véhicule, une approche impensable aujourd’hui.
L’absence de direction assistée électrique et de freinage électronique dans les années 2000 a forcé les concepteurs à développer des solutions créatives. Les voitures thermiques utilisent traditionnellement la dépression créée par le moteur pour alimenter les systèmes hydrauliques. La Th!nk City, dépourvue de moteur à combustion, intègre donc :
Ces solutions témoignent de l’ingéniosité des ingénieurs face aux contraintes techniques, mais soulignent également les limites des technologies disponibles à l’époque. Chaque système auxiliaire puisait dans les réserves limitées de la batterie, réduisant encore l’autonomie déjà restreinte du véhicule.
Comparer la Th!nk City aux véhicules électriques de 2025 révèle des progrès considérables. Les modèles contemporains offrent des autonomies de 400 à 600 kilomètres, des puissances de recharge rapide dépassant les 200 kW et des systèmes de gestion thermique sophistiqués. La dégradation des batteries modernes reste minime même après 200 000 kilomètres.
| Caractéristique | Th!nk City (2009) | VE moderne (2025) |
|---|---|---|
| Autonomie | 160 km (neuf) | 400-600 km |
| Puissance de charge | 3,3 kW | 150-350 kW |
| Gestion thermique | Absente | Sophistiquée |
| Dégradation batterie | 60-70% en 130 000 km | <10% en 200 000 km |
Cette évolution démontre que l’électrification n’était pas un concept défaillant, mais simplement prématuré par rapport aux technologies disponibles. Les véhicules électriques actuels surpassent les voitures thermiques dans de nombreux domaines : confort de conduite, performances, technologies embarquées et fiabilité des composants électroniques.
La Th!nk City et ses contemporaines ont joué un rôle crucial dans le développement de l’industrie automobile électrique. Ces véhicules expérimentaux ont permis aux ingénieurs d’identifier les problèmes à résoudre et les technologies à développer. Chaque échec commercial s’est transformé en enseignement pour les générations suivantes de véhicules électriques.
Les constructeurs actuels bénéficient de cette expérience accumulée pour proposer des véhicules électriques qui rivalisent désormais avec les modèles thermiques premium. La démocratisation progressive de ces technologies annonce une transformation complète du paysage automobile dans les prochaines années, rendant hommage aux pionniers qui ont osé expérimenter malgré les contraintes techniques de leur époque.
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