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Une jeune pousse française révolutionne l’approche traditionnelle de l’extraction minière en développant une méthode pour récupérer le nickel directement depuis des pâquerettes génétiquement modifiées. Cette innovation pourrait transformer la chaîne d’approvisionnement des batteries de véhicules électriques tout en réduisant l’impact environnemental des mines conventionnelles.
La startup Genomines mise sur la phytomining, un procédé qui utilise des plantes spécialement conçues pour absorber les métaux présents dans le sol. Vous vous demandez sans doute comment des fleurs peuvent rivaliser avec les méthodes d’extraction traditionnelles ? La réponse réside dans l’ingénierie biologique appliquée à des végétaux que les chercheurs appellent des “hyperaccumulateurs”.
Genomines a développé des pâquerettes biologiquement modifiées capables d’extraire deux fois plus de nickel que leurs homologues naturelles. Ces végétaux puisent les métaux et minéraux directement dans le sol via leurs racines, puis les stockent dans leurs tiges et feuilles. L’entreprise peut ensuite récolter ces métaux précieux lors de la collecte de la biomasse.
“Nous avons besoin de beaucoup de métaux, particulièrement pour la transition énergétique dans les batteries des véhicules électriques”, explique Fabien Koutchekian, cofondateur et PDG de Genomines. Le défi est de taille : atteindre les objectifs de l’Accord de Paris pour 2040 nécessiterait de multiplier par six la production mondiale de métaux actuelle.
Les opérations minières conventionnelles posent des problèmes environnementaux et sociaux considérables. Veronica Cabe, présidente d’Amnesty International Philippines, souligne que “les peuples indigènes et les communautés rurales paient un lourd tribut à la course mondiale aux minéraux de transition énergétique”. Ces communautés subissent les impacts négatifs sur leur santé, leurs moyens de subsistance et leur accès à l’eau potable.
La solution de Genomines attire les investisseurs : l’entreprise a levé plus de 45 millions de dollars auprès d’un consortium incluant Hyundai et Tata, société mère de Jaguar et Land Rover. Cette confiance s’explique par les avantages tangibles de leur approche par rapport à l’extraction minière classique.
La méthode développée par Genomines présente plusieurs atouts majeurs qui vous intéresseront si vous suivez l’évolution du marché des voitures électriques :
L’aspect le plus remarquable reste l’impact environnemental positif. Les plantes hyperaccumulatrices capturent le carbone pendant leur croissance, rendant le processus non seulement neutre mais potentiellement négatif en carbone. Cette caractéristique répond aux préoccupations croissantes concernant l’empreinte écologique de la production de batteries pour véhicules électriques.
Genomines estime qu’environ 30 à 40 millions d’hectares à travers le monde contiennent suffisamment de nickel pour alimenter leurs processus de phytomining. Cette superficie pourrait produire 7 à 14 fois plus que les quantités actuellement extraites par les mines conventionnelles, couvrant largement les besoins mondiaux en batteries pour véhicules électriques.
Alex Hoffmann, associé général chez Forbion, fonds d’investissement de Genomines, résume l’intérêt de cette technologie : “Genomines exploite des actifs sous-utilisés en extrayant le nickel de sols à faible concentration qui ne concurrencent pas l’agriculture traditionnelle. Couplé à un avantage structurel en termes de coûts, Genomines est bien équipée pour changer fondamentalement notre façon d’extraire les métaux critiques.”
L’entreprise emploie actuellement 23 personnes à temps plein et progresse concrètement sur son site sud-africain. Si cette approche tient ses promesses, elle pourrait redéfinir l’approvisionnement en matières premières pour l’industrie automobile électrique, offrant une alternative durable aux méthodes d’extraction traditionnelles tout en répondant à la demande croissante de métaux pour les batteries.
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