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Le défilé du 8 mai 2025 a marqué un tournant symbolique dans l’histoire automobile de la présidence française. Emmanuel Macron est apparu à bord d’une DS N°8 électrique, version spécialement adaptée de ce modèle qui n’est pas encore commercialisé. Cette première apparition d’un chef d’État français dans un véhicule officiel 100% électrique s’inscrit dans la longue relation entre la présidence et la marque DS.
La relation entre DS Automobiles et l’Élysée ne date pas d’hier. Emmanuel Macron avait choisi un DS 7 Crossback pour son investiture, poursuivant une tradition initiée par François Hollande avec sa DS 5 en 2012. Cette lignée présidentielle remonte en réalité jusqu’aux mythiques Citroën DS et SM qui transportaient le Général de Gaulle et Georges Pompidou.
Aujourd’hui, l’arrivée de la DS N°8 électrique marque un virage notable. Cette berline devient le premier véhicule électrique à transporter officiellement un Président de la République française lors d’une cérémonie publique. Un choix qui reflète les ambitions environnementales affichées par l’exécutif et la valorisation du savoir-faire automobile français.
La DS N°8 présidentielle se distingue immédiatement par sa livrée Bleu Saphir, similaire à celle du DS 7 Élysée. Les détails distinctifs incluent des custodes noires et une calandre Luminascreen affichant le drapeau tricolore. Des badges aux couleurs nationales ornent l’avant et l’arrière, complétés par des porte-fanions fixés sur le pare-chocs avant.
L’intérieur révèle un travail d’artisanat exceptionnel avec:
Ces finitions uniques témoignent de l’excellence des métiers d’art français et transforment ce véhicule officiel en vitrine du savoir-faire hexagonal.
La DS N°8 présidentielle n’est pas seulement un objet d’apparat. Son caractère tricolore s’étend également à ses technologies. La société Centigon, spécialiste français du blindage, a renforcé la sécurité du véhicule pour répondre aux exigences présidentielles.
Le système audio provient de Focal, entreprise stéphanoise déjà partenaire de DS Automobiles sur d’autres modèles. Cette collaboration illustre la volonté de privilégier les équipementiers nationaux.
L’élément le plus symbolique reste peut-être la batterie, fournie par ACC (Automotive Cells Company). Malgré son nom anglo-saxon, cette entreprise est basée à Billy-Berclau Douvrin dans le Pas-de-Calais. Le véhicule de série exploite une batterie de 97,2 kWh permettant jusqu’à 750 km d’autonomie en cycle WLTP (500 km sur autoroute), avec la capacité de récupérer 200 km en seulement 10 minutes de recharge et de passer de 10 à 80% en 27 minutes.
Si la version commerciale de la DS N°8 promet des performances impressionnantes, la déclinaison présidentielle présente quelques spécificités. Son poids accru par les dispositifs de sécurité et le blindage réduira vraisemblablement l’autonomie théorique de 750 km.
Cette version apparaît équipée de la motorisation la plus puissante disponible, avec deux moteurs électriques développant une puissance cumulée de 350 chevaux. Ce choix technique, nécessaire pour compenser le surpoids et garantir des performances dignes d’un véhicule officiel, impacte également l’autonomie maximale.
| Caractéristiques | DS N°8 commerciale | DS N°8 présidentielle |
|---|---|---|
| Motorisation | Simple ou double moteur (jusqu’à 350 ch) | Double moteur (350 ch) |
| Batterie | 97,2 kWh | 97,2 kWh |
| Autonomie WLTP | 750 km | Réduite (blindage) |
| Recharge rapide | 10-80% en 27 min | Identique |
Le véhicule présidentiel ne restera pas confiné aux cérémonies officielles. La DS N°8 qui a transporté Emmanuel Macron lors du défilé du 8 mai sera exposée au salon Révélations, événement dédié aux métiers d’art qui se tiendra du 21 au 25 mai au Grand Palais. Cette visibilité supplémentaire pourrait être profitable à la marque DS, actuellement en difficulté commerciale avec des ventes en forte baisse.
Cette première voiture électrique présidentielle représente un symbole fort pour l’industrie automobile française. Dans un contexte où la transition écologique devient incontournable, ce choix présidentiel pourrait contribuer à normaliser l’image des véhicules électriques haut de gamme français face à la concurrence allemande et américaine.
Reste à voir si cette vitrine prestigieuse suffira à redresser les ventes de DS Automobiles, marque premium du groupe Stellantis qui peine à convaincre les acheteurs malgré un positionnement distinctif centré sur le luxe à la française.
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