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Ford vient de franchir une étape significative dans l’optimisation de ses véhicules électriques Explorer et Capri. Sans attendre un restylage complet, le constructeur américain a décidé de revoir la copie de ses versions d’entrée de gamme Autonomie Standard. Cette mise à jour technique s’inscrit dans une tendance croissante chez les constructeurs qui n’hésitent plus à peaufiner leurs modèles en cours de carrière, à l’image de ce que nous avons récemment observé avec le BMW iX1.
Les modifications apportées aux deux modèles Ford touchent principalement le cœur de leur système de propulsion, avec l’adoption d’une nouvelle batterie LFP de 58 kWh qui remplace l’ancienne unité NMC de 52 kWh. Cette évolution technologique s’accompagne d’améliorations notables tant au niveau de l’autonomie que des performances générales.
Le gain en capacité de batterie se traduit directement par une progression substantielle de l’autonomie. L’Explorer peut désormais parcourir 444 kilomètres selon le cycle WLTP, contre 378 kilomètres précédemment. Cette amélioration de 66 kilomètres peut sembler modeste sur le papier, mais elle transforme radicalement l’expérience utilisateur. Avec moins de 380 kilomètres d’autonomie annoncée, la version précédente pouvait légitimement inquiéter les familles souhaitant entreprendre des trajets moyens sans planifier minutieusement leurs arrêts.
Le Capri, avec sa silhouette de coupé SUV plus aérodynamique, tire encore mieux son épingle du jeu en affichant 464 kilomètres d’autonomie. Cette différence de 20 kilomètres par rapport à son cousin Explorer illustre parfaitement l’impact du coefficient de pénétration dans l’air sur l’efficacité énergétique des véhicules électriques.
Le choix de la technologie Lithium-Fer-Phosphate (LFP) n’est pas anodin. Cette chimie de batterie présente plusieurs avantages substantiels par rapport aux batteries NMC traditionnelles :
La contrepartie réside dans les performances de recharge qui restent limitées à 110 kW en courant continu. Ford affirme néanmoins qu’un passage de 10 à 80% de charge s’effectue en 28 minutes, une valeur correcte pour des trajets occasionnels longue distance, même si elle ne rivalise pas avec les meilleures références du marché qui descendent sous la barre des 20 minutes.
L’évolution ne se limite pas au stockage d’énergie. Ford a également revu à la hausse la puissance de son moteur électrique, passant de 170 à 190 chevaux. Cette augmentation de 20 chevaux se ressent directement sur les performances : le 0 à 100 km/h s’effectue désormais en 8 secondes au lieu de 8,7 secondes précédemment.
Si cette amélioration peut paraître marginale, elle contribue à rendre la conduite plus agréable au quotidien, particulièrement lors des phases d’insertion sur autoroute ou de dépassement. Les 190 chevaux placent ces Ford dans une gamme de puissance cohérente avec leur positionnement de véhicules familiaux polyvalents.
L’inconnue majeure concerne l’impact de ces améliorations sur le prix de vente. Jusqu’à présent, l’Explorer démarrait à 39 990 euros dans sa version Autonomie Standard. Si Ford parvient à maintenir ce tarif malgré les évolutions techniques, l’attractivité du modèle s’en trouverait considérablement renforcée.
Cette stratégie d’amélioration continue témoigne de la maturité croissante du marché électrique, où les constructeurs adaptent rapidement leurs produits aux retours clients et à l’évolution des technologies de batterie. Pour Ford, ces modifications constituent un atout supplémentaire dans la course à l’électrification, particulièrement sur un segment concurrentiel où chaque kilomètre d’autonomie compte pour convaincre les derniers hésitants de franchir le pas vers l’électrique.
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