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Quand Geely annonce un SUV de grand luxe, on s’attend à une réponse sérieuse face aux Range Rover et Land Cruiser. Avec le Galaxy Battleship 700, la marque chinoise livre quelque chose de nettement plus ambitieux — et de beaucoup plus puissant. Présenté en grande première mondiale à Milan début août 2026, ce mastodonte au profil carré et aux lignes assumées combine un gabarit d’utilitaire de luxe avec des chiffres de puissance qui feraient rougir bien des sportives. Voici ce qu’il faut savoir sur l’un des SUV les plus spectaculaires de cette année.
Le Galaxy Battleship 700 — aussi commercialisé sous les noms Geely Galaxy Zhanjian 700 ou Galaxy Cruiser 700 selon les marchés — repose sur une architecture hybride rechargeable (PHEV) associant un moteur thermique à prolongateur d’autonomie et trois moteurs électriques. La puissance cumulée de ces derniers atteint 830 kW, soit environ 1 113 chevaux, pour un couple maximal de 1 692 Nm. Pour vous donner un point de comparaison concret : une Ferrari 458 Italia développe 570 ch, une McLaren 570S environ 570 ch également. Le Galaxy 700 dispose de presque le double.
Geely n’a pas encore communiqué de temps d’accélération officiel de 0 à 100 km/h, mais le rapport poids/puissance calculable à partir des données disponibles s’établit à environ 392 ch par tonne. Ce chiffre place théoriquement le SUV dans une fourchette de performances en ligne droite comparable aux deux exotiques italiennes citées plus haut, ce qui est proprement inhabituel pour un véhicule de cette catégorie. La batterie embarquée est une unité LFP de 41,7 kWh, développée par CATL, et offre une autonomie électrique annoncée entre 165 et 185 km en mode 100 % électrique — une valeur solide pour un PHEV de ce gabarit.
La puissance brute ne fait pas tout, et Geely le sait. La marque met particulièrement en avant le comportement dynamique du Galaxy 700, en revendiquant notamment la capacité à réussir le test de l’élan européen à 80 km/h — une référence sérieuse en matière de stabilité et de réactivité de la direction. Ce résultat est rendu possible par le système propriétaire GVMC (Geely Vehicle Motion Control), une suspension semi-active qui collabore en permanence avec un système de contrôle de traction piloté par intelligence artificielle.
Ce dernier gère automatiquement la répartition du couple entre les roues avant, arrière ou les quatre simultanément, selon le type de terrain détecté. L’essieu arrière bénéficie d’un double moteur à couplage fluide, une configuration qui améliore la précision dans les virages tout en maintenant la stabilité en tout-terrain. Les fonctionnalités annoncées vont assez loin :
Ces promesses restent à valider en conditions réelles, mais elles témoignent d’un niveau d’ambition technique rare dans le segment des SUV de luxe, même face aux concurrents européens les plus sophistiqués.
L’habitacle du Galaxy Battleship 700 mise sur un luxe affirmé, avec plusieurs configurations d’assises possibles, une large palette d’écrans et une interface de contrôle complète pour la climatisation, la conduite et l’infodivertissement. Mais ce qui distingue vraiment cet intérieur, c’est son niveau de modularité : Geely a intégré cinquante points d’installation dédiés à l’ajout d’accessoires et d’équipements optionnels. Une approche qui rappelle davantage celle d’un véhicule de loisirs haut de gamme que celle d’une berline de luxe classique, et qui cible clairement une clientèle attachée à la personnalisation.
Le tableau de bord n’a pas été détaillé dans son intégralité, mais les premières images diffusées lors de la présentation milanaise montrent une architecture intérieure cohérente avec les standards actuels des SUV premium chinois : surfaces soignées, éclairage d’ambiance et connectivité étendue.
Au-delà du produit lui-même, la santé commerciale de la division Galaxy mérite qu’on s’y attarde. Après cinq mois consécutifs de recul des ventes en glissement annuel, la marque enregistre un rebond notable : +20 % d’une année sur l’autre et +32 % par rapport à mai 2026. Sur le premier semestre 2026, ce sont 519 793 véhicules qui ont été écoulés, un résultat en léger retrait de 5 % sur un an, mais qui confirme que Galaxy reste un acteur de volume significatif sur le marché chinois.
Le lancement du Galaxy Battleship 700 s’inscrit donc dans une dynamique commerciale favorable, et Geely mise clairement sur ce modèle haut de gamme pour renforcer la valeur perçue de la marque, tant en Chine qu’à l’international. La présentation européenne à Milan n’est pas anodine : elle signale une ambition d’exportation que les prochains mois permettront de confirmer — ou d’infirmer — avec les premières données de ventes hors de Chine.
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