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Sans communiqué de presse, sans fanfare : c’est ainsi que Renault vient de mettre à jour les données d’autonomie de sa R5 électrique dans son configurateur en ligne. Une révision silencieuse, mais qui mérite qu’on s’y attarde, surtout quand on sait que la citadine du Losange approche de ses deux ans de carrière et que la marque prépare visiblement plusieurs évolutions pour maintenir sa compétitivité face à une concurrence qui s’intensifie.
La principale nouveauté concerne la version équipée de la grande batterie de 52 kWh. Renault annonce désormais 431 km en cycle mixte WLTP pour la finition Evolution, contre 416 km auparavant, soit un gain de 15 km. Les autres finitions profitent également de cette revalorisation : la Techno passe à 425 km et l’Iconic Five à 422 km. Ce ne sont pas des bonds spectaculaires, mais dans le segment des citadines électriques où chaque kilomètre d’autonomie compte dans la décision d’achat, ce type d’ajustement n’est pas anodin.
Du côté de la petite batterie de 40 kWh, la situation est plus nuancée. La version Five à 95 ch reste à 310 km d’autonomie, sans évolution. En revanche, la motorisation 120 ch gagne quelques kilomètres supplémentaires : elle affiche désormais 321 km en finition Evolution et 317 km en Techno, contre 312 km précédemment. Ces progrès s’accompagnent également d’une amélioration des consommations homologuées. Avec le moteur de 120 ch, la consommation passe de 14,5 à 14,2 kWh/100 km en Evolution. Avec le 150 ch, selon la finition, on passe de 14,9 à une fourchette comprise entre 13,9 et 14,2 kWh/100 km. Des chiffres qui placent la R5 dans un niveau de sobriété tout à fait raisonnable pour une citadine de ce gabarit.
Renault n’a fourni aucune explication officielle sur l’origine de ces améliorations. Une piste plausible : l’adoption de nouveaux rétroviseurs extérieurs, issus de la Clio 6, dont le profil aérodynamique plus travaillé pourrait contribuer à une légère réduction de la traînée et donc à une meilleure efficience. Rien de confirmé à ce stade, mais c’est le type de détail qui, cumulé à d’autres micro-optimisations logicielles ou mécaniques, peut expliquer ces gains modestes mais réels.
Au-delà de ces ajustements d’autonomie, c’est bien une révision plus profonde de la gamme qui se prépare. Selon un membre du forum Worldscoop, réputé pour la fiabilité de ses informations dans le milieu, la gamme Renault 5 serait restructurée d’ici l’automne 2026, avec potentiellement des tarifs revus à la baisse sur certaines versions.
L’évolution la plus attendue concerne la version d’entrée de gamme Five, qui devrait enfin intégrer la recharge rapide en courant continu. C’est aujourd’hui l’un des principaux reproches adressés à cette finition : l’absence de charge DC la rend peu adaptée aux longs trajets occasionnels, une limitation difficile à justifier quand des concurrentes comme la Volkswagen ID.Polo proposent cette fonctionnalité de série dès leur niveau de base.
Un lecteur nous a d’ailleurs signalé que ces changements sont déjà visibles en Belgique, où le configurateur local affiche pour la Five une recharge DC de 80 kW, associée à un nouveau moteur de 107 ch et une batterie de 37 kWh. Une combinaison inédite qui n’est pas encore référencée sur le site français, mais qui laisse présager une mise à jour imminente.
La Renault 5 reste l’une des citadines électriques les plus vendues en France, et ce succès commercial tient autant à son design rétro-moderne qu’à un positionnement tarifaire compétitif. Mais le marché ne lui laisse pas de répit. La Volkswagen ID.Polo est arrivée avec des arguments solides sur la recharge et l’habitabilité, tandis que des acteurs chinois continuent de pousser leurs offres sur le segment des compactes abordables.
Dans ce contexte, Renault a tout intérêt à peaufiner sa R5 sans attendre un restylage majeur. Les gains d’autonomie annoncés, même modestes, participent à entretenir l’attractivité du modèle dans les comparatifs en ligne, là où les acheteurs épluchent les fiches techniques avant de se décider. Un passage de 416 à 431 km d’autonomie WLTP sur la grande batterie peut sembler anecdotique sur le papier, mais il repositionne la R5 favorablement face aux modèles concurrents qui stagnent sur leurs propres chiffres.
Ce que vous pouvez retenir de tout cela : si vous envisagez l’achat d’une Renault 5 électrique dans les prochains mois, il pourrait être judicieux de patienter jusqu’à l’automne. La refonte de la gamme, les ajustements de prix annoncés et l’arrivée probable de la recharge rapide sur la Five en France devraient offrir un rapport prestation-prix encore plus intéressant qu’aujourd’hui. Et si vous êtes pressé, les nouvelles autonomies homologuées sont déjà effectives sur les véhicules en cours de commande.
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