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BYD dévoile le roadster électrique que Tesla ne veut pas construire

François Zhang-Ming

Tesla repousse son Roadster de nouvelle génération depuis des années, au point que beaucoup ont fini par considérer ce projet comme une promesse oubliée. C’est dans ce contexte que BYD débarque avec la Denza Z, une supercar électrique décapotable qui coche quasiment toutes les cases du cahier des charges d’un bolide de haut vol. Dévoilée en version de production au Salon de Pékin 2025, elle s’annonce comme l’une des voitures électriques les plus ambitieuses jamais présentées par un constructeur chinois.

Un design qui revendique clairement ses ambitions sportives

Première chose qui frappe : la Denza Z ne ressemble à rien de ce que la Chine proposait il y a encore une décennie. Exit les clones mal finis et les proportions approximatives. La Denza Z affiche une silhouette soignée, avec une face avant qui évoque Lamborghini et un arrière qui lorgnera volontiers du côté des dernières Ferrari. Ce n’est pas un hasard : BYD investit massivement dans le design depuis plusieurs années, et le résultat commence à convaincre bien au-delà des frontières chinoises.

Fait notable, BYD a décidé de prioriser l’Europe sur son propre marché intérieur pour ce modèle. La Denza Z est attendue au Festival of Speed de Goodwood au Royaume-Uni plus tard en 2025, ce qui constitue une vitrine de choix pour séduire un public occidental encore parfois méfiant à l’égard des marques chinoises. Une stratégie commerciale assumée, qui dit beaucoup sur les intentions du constructeur à l’international.

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Des caractéristiques techniques qui jouent dans la cour des grands

Sur le plan mécanique, la Denza Z repose sur la plateforme e3, la même architecture qui sert de base à la Denza Z9GT, le break électrique haute performance de la marque. Cette base technique éprouvée permet d’embarquer des équipements de très haut niveau, et les premières données communiquées par BYD donnent le ton.

  • Puissance combinée d’environ 1 000 chevaux, positionnant la Z dans la catégorie des hypercars électriques
  • 0 à 100 km/h en moins de 2,1 secondes, un chrono qui rivalise directement avec les meilleures productions actuelles
  • Suspension électromagnétique DiSus-M pour une gestion dynamique en temps réel
  • Système d’aide à la conduite “God’s Eye”, la dernière génération de technologie ADAS de BYD
  • Modes de conduite incluant drift mode, virage en tank turn et conduite automatisée
  • Compatibilité avec les chargeurs “Flash” de BYD, d’une puissance de 1 500 kW, permettant une recharge complète en moins de 10 minutes

La capacité exacte de la batterie et la vitesse de charge maximale du véhicule n’ont pas encore été officiellement communiquées, mais BYD annonce une révélation complète des données techniques en juillet. Ce qui est déjà connu suffit néanmoins à confirmer que la technologie de recharge ultra-rapide sera l’un des arguments centraux de ce modèle, un domaine où BYD dispose d’une avance réelle sur de nombreux concurrents occidentaux.

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Trois versions prévues, dont une orientée circuit

BYD ne mise pas tout sur une seule configuration. La Denza Z sera déclinée en trois variantes distinctes : un coupé classique, un cabriolet à toit souple — la version présentée au Salon de Pékin — et une version “track” orientée piste. Cette dernière n’a pas encore été dévoilée visuellement, mais son existence seule témoigne d’une volonté de s’adresser à des profils d’acheteurs très différents, du grand touriste au passionné de circuit.

Cette stratégie multi-carrosseries tranche avec l’approche de Tesla, qui n’a jamais précisé si son Roadster 2.0 connaîtrait plusieurs déclinaisons. À ce stade, la priorité d’Elon Musk semble davantage portée sur les robots humanoïdes et les logiciels d’intelligence artificielle que sur la production d’une sportive deux portes. BYD en profite pour occuper le terrain.

Un positionnement tarifaire qui interpelle

Selon les estimations locales, la Denza Z devrait être commercialisée en Chine autour de 65 000 dollars, soit environ 60 000 euros au taux actuel. C’est un prix évidemment bien inférieur à celui d’une Maserati GranCabrio, dont le tarif d’entrée dépasse les 350 000 euros. La comparaison directe a ses limites — les marques et l’héritage ne sont pas les mêmes — mais en matière de fiche technique pure, l’écart se réduit considérablement.

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La vraie inconnue reste son prix en Europe. Les taxes à l’importation sur les véhicules électriques chinois, relevées par l’Union européenne en 2024, pourraient sensiblement alourdir la facture. Il est donc prématuré de parier sur un tarif proche du prix chinois une fois la voiture arrivée sur le Vieux Continent. BYD n’a pas encore communiqué de grille tarifaire officielle pour le marché européen, et cela restera probablement flou jusqu’à l’approche du lancement commercial. Ce que l’on peut dire, c’est que si le constructeur parvient à contenir les prix sous la barre des 100 000 euros en Europe, la Denza Z deviendra automatiquement une référence difficile à ignorer dans le segment des sportives électriques haut de gamme.

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