Volkswagen révèle une voiture électrique de 1000 km d’autonomie que l’on aura probablement pas
Volkswagen vient d’officialiser les spécifications de son nouvel ID. Era 9X, un SUV familial destiné exclusivement au marché chinois. Ce […]
Sommaire
Après une aventure malheureuse dans l’univers des SUV électriques, Smart tente de retrouver ses marques avec l’annonce de la future #2. Cette mini-citadine électrique veut renouer avec l’héritage de la mythique Fortwo, mais dans un contexte très différent de celui qui avait vu naître l’originale. La marque détenue conjointement par Mercedes et Geely cherche à corriger le tir après des ventes européennes décevantes.
Le timing semble particulièrement bien choisi. L’Union européenne prépare sa réglementation sur les E-Cars, ces véhicules simplifiés destinés à démocratiser la mobilité électrique urbaine avec des prix cibles sous les 15 000 euros. Reste à savoir si Smart parviendra à s’aligner sur ces ambitions tarifaires, ce qui représente un défi majeur pour une marque historiquement positionnée sur le premium.
Les images d’espionnage révèlent une approche de développement astucieuse. Les ingénieurs ont choisi de glisser la nouvelle plateforme électrique sous une carrosserie de Fortwo de deuxième génération. Cette méthode permet de valider l’ensemble des paramètres techniques essentiels sans dévoiler le design définitif de la future Smart #2.
Cette stratégie présente plusieurs avantages concrets. Elle accélère considérablement les phases de test en conditions réelles, permettant d’évaluer la tenue de route, la robustesse structurelle et l’intégration des systèmes électriques. Les proportions et les masses restent proches du modèle final, garantissant la pertinence des essais. Le style définitif, confié aux studios Mercedes, demeure ainsi protégé des regards indiscrets.

Le fondement technique de cette renaissance s’appuie sur l’Electric Compact Architecture (ECA), une plateforme développée spécifiquement pour les véhicules urbains électriques. Cette architecture fait actuellement l’objet d’un programme de validation intensif sur route et sur circuit, avec des essais menés dans diverses conditions climatiques et d’usage.
La future Smart #2 devrait conserver les caractéristiques fondamentales qui avaient fait le succès de sa devancière :
Cette recette s’adapte naturellement aux contraintes de l’électrification. La propulsion arrière facilite l’intégration du moteur électrique, tandis que les dimensions réduites permettent d’optimiser l’autonomie urbaine avec une batterie de capacité modérée.
Les premières estimations situent le prix de la Smart #2 entre 20 000 et 25 000 euros. Ce tarif place le modèle au-dessus du segment des E-Cars que prépare l’Europe, mais reste cohérent avec le positionnement traditionnel de la marque. La production sera assurée en Chine dans le cadre de la coentreprise sino-allemande, un choix qui optimise les coûts mais éloigne définitivement Smart de ses origines européennes.
Cette stratégie tarifaire soulève des interrogations légitimes. Face aux futures Citroën ë-C3 et Renault 5 E-Tech electric, déjà positionnées sous les 25 000 euros, Smart devra démontrer une valeur ajoutée significative. L’argument de la compacité extrême peut séduire une clientèle urbaine spécifique, mais le marché européen reste sensible au rapport qualité-prix.
Smart envisage logiquement de décliner sa nouvelle plateforme ECA. Une version quatre portes, probablement baptisée Smart #4 selon la nouvelle nomenclature, devrait suivre. Cette hypothétique héritière de la Forfour ne bénéficiera plus du partenariat avec Renault qui caractérisait la génération précédente.
Les liens entre Geely et le groupe français demeurent limités aux motorisations hybrides via leur coentreprise Horse Powertrain. Pour l’électrique, chaque constructeur suit sa propre route. Renault développe sa future Twingo électrique avec Launch Design à Shanghai, mais conserve la production en Slovénie, marquant une approche différente de celle de Smart.
La présentation mondiale de la Smart #2 est confirmée pour fin 2026. Ce délai permettra de juger si cette nouvelle génération parvient à capturer l’esprit ludique et pratique de l’originale tout en s’adaptant aux exigences contemporaines de l’électrification. Le défi reste considérable pour une marque qui tente de retrouver son identité après des années d’exploration peu concluante dans l’univers des SUV électriques.
Réagissez à l'article