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Les constructeurs chinois multiplient leur présence sur les routes européennes avec des marques comme BYD, MG, Xpeng ou encore Omoda & Jaecoo. Pourtant, une idée reçue persiste : leurs véhicules électriques se déprécieraient massivement dès la première revente. Une étude espagnole récente de l’association des concessionnaires Ganvam permet de démêler le vrai du faux sur ce marché de l’occasion en pleine expansion.
L’analyse menée par la Ganvam révèle des données surprenantes. Les véhicules de marques généralistes traditionnelles conservent 65,5 % de leur valeur initiale après trois années d’utilisation. De leur côté, les modèles chinois affichent 60,7 % de conservation de valeur sur la même période. Cette différence de moins de 5 points relativise considérablement les craintes des acheteurs potentiels.
Cette performance se situe légèrement en retrait par rapport aux marques premium qui maintiennent 68,31 % de leur valeur, mais reste tout à fait honorable. L’écart s’explique principalement par l’évolution technologique rapide du secteur électrique chinois, où de nouveaux modèles aux performances accrues arrivent régulièrement sur le marché, créant une pression naturelle sur les anciens modèles.
Plusieurs facteurs influencent la valeur résiduelle de ces véhicules. L’innovation constante des constructeurs chinois, particulièrement visible sur les technologies de batterie et les systèmes d’infodivertissement, peut paradoxalement jouer contre la conservation de valeur des modèles plus anciens. Les acheteurs d’occasion privilégient naturellement les versions les plus récentes bénéficiant des dernières avancées.
Le phénomène de dépréciation immédiate reste identique pour tous les constructeurs : 15 % de perte de valeur dès l’immatriculation. Cette règle universelle de l’automobile s’applique sans distinction d’origine géographique, qu’il s’agisse d’un véhicule européen, américain ou asiatique.
| Origine des constructeurs | Conservation de valeur (3 ans) | Taux de fidélisation (36 mois) |
|---|---|---|
| Généralistes traditionnels | 65,5 % | 53,60 % |
| Constructeurs chinois | 60,7 % | 49,29 % |
| Marques premium | 68,31 % | 56,36 % |
La fidélisation constitue un indicateur révélateur de la satisfaction client. Avec 49,29 % de taux de fidélisation sur 36 mois, les marques chinoises se positionnent de manière respectable face aux 53,60 % des généralistes. Cette proximité suggère que les propriétaires développent une relation de confiance avec ces nouvelles marques.
Paradoxalement, sur le marché espagnol étudié, les modèles thermiques chinois dominent les ventes avec 38 % des transactions, tandis que l’électrique ne représente que 17 % des ventes malgré une part de marché légèrement supérieure à 19,7 %. Cette tendance pourrait évoluer différemment en France, où les incitations gouvernementales favorisent davantage l’adoption de véhicules zéro émission.
L’écart de prix entre véhicules neufs et d’occasion s’établit actuellement à 18 % de réduction pour les modèles électriques. Cette donnée illustre la maturité progressive du marché secondaire, où les acheteurs trouvent des opportunités intéressantes sans subir une dépréciation excessive.
Les constructeurs chinois bénéficient d’atouts non négligeables pour maintenir leur attractivité en occasion :
La réalité du marché contredit donc l’idée selon laquelle les voitures électriques chinoises constitueraient un mauvais investissement. Leur dépréciation, certes légèrement supérieure aux marques établies, reste dans des proportions acceptables qui ne justifient pas l’évitement systématique de ces modèles. Les acheteurs peuvent désormais considérer ces véhicules comme des alternatives crédibles, tant pour l’achat neuf que pour une future revente.
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