Ce constructeur américain est convaincu que l’électrique écrasera tout très bientôt
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La marque britannique Lotus vient de lever le voile sur les versions mises à jour de ses deux modèles électriques phares pour 2026. L’Emeya berline et l’Eletre SUV bénéficient d’améliorations technologiques et esthétiques notables, tout en conservant une puissance électrique qui dépasse largement les 900 chevaux sur les versions les plus musclées.
Si Tesla écoule probablement plus de véhicules en une semaine que Lotus en une année entière, le constructeur de Norfolk maintient sa réputation de créateur de voitures réellement engageantes à conduire. Ces deux modèles électriques incarnent parfaitement l’héritage sportif de la marque au badge jaune, même si les versions chinoises arborent désormais un badge noir distinctif.
Le duo Lotus ne plaisant pas avec les chiffres de performance. Les versions 900 des deux modèles développent une puissance de 675 kW, soit environ 915 chevaux, grâce à leur architecture bi-moteur électrique. Cette cavalerie phénoménale permet à ces véhicules d’abattre le 0 à 100 km/h en moins de 3,1 secondes, une prouesse qui rivalise avec les supercars les plus extrêmes du marché.
La vitesse de pointe atteint 256 km/h pour l’Eletre SUV et 265 km/h pour l’Emeya berline, bridées électroniquement pour préserver l’autonomie et la sécurité. Les versions 600 ne déméritent pas avec leurs 405 kW (environ 600 chevaux) qui permettent des accélérations dans la fourchette des 4 secondes chrono.
Lotus a équipé toute la gamme Eletre 2026 de nouvelles jantes alliage ultra-légères de 22 pouces à 10 branches, qui contribuent à réduire les masses non suspendues tout en apportant une signature visuelle plus affirmée. Le système de freinage évolue selon les finitions, les versions 600 et 600 SE conservant les étriers fixes à 6 pistons à l’avant et flottants à l’arrière de l’année précédente.
La version 900 haut de gamme reçoit un système de freinage haute performance équipé d’étriers à 10 pistons et de disques en carbone-céramique. Cette configuration permet d’encaisser les freinages répétés sans faiblir, un atout indispensable compte tenu des capacités d’accélération de ces machines.
L’architecture intérieure reste globalement inchangée, mais Lotus a enrichi la dotation d’équipements selon les finitions. Les modèles 600 bénéficient désormais de sièges avant à réglages électriques 12 voies avec chauffage et ventilation, accompagnés d’une chaîne audio KEF à 15 haut-parleurs.
La finition 600 SE ajoute plusieurs raffinements appréciables :
La version 900 pousse le raffinement encore plus loin avec un système de suspension à contrôle anti-roulis actif intelligent, qui optimise le comportement routier en temps réel selon les conditions de conduite.
Tous les modèles embarquent une batterie de 112 kWh (102 kWh sur le marché britannique) couplée à une transmission bi-rapports. Cette configuration permet d’atteindre jusqu’à 610 kilomètres d’autonomie selon le cycle d’homologation, un chiffre respectable compte tenu des performances offertes.
Sur le marché chinois, les tarifs s’échelonnent de 538 000 yuans (environ 74 800 dollars) pour les versions d’entrée de gamme jusqu’à plus de 838 000 yuans (116 500 dollars) pour l’Eletre 900 SUV dans sa configuration la plus poussée.
| Modèle | Puissance | 0-100 km/h | Vitesse max | Prix Chine (USD) |
|---|---|---|---|---|
| Eletre/Emeya 600 | 600 ch | ~4,5s | 256-265 km/h | 74 800 |
| Eletre/Emeya 900 | 915 ch | <3,1s | 256-265 km/h | 116 500 |
Ces Lotus illustrent parfaitement l’évolution du marché des voitures hautes performances. Là où une voiture de 900 chevaux nécessitait auparavant un moteur thermique capricieux et bruyant, difficile à vivre au quotidien, ces versions électriques offrent le même niveau de performance dans un écrin de silence et de fiabilité.
Le constructeur n’a pas encore communiqué sur une éventuelle arrivée de ces mises à jour sur le marché américain, laissant les passionnés d’outre-Atlantique dans l’expectative. Cette discrétion contraste avec l’approche marketing plus tapageuse d’autres constructeurs, mais correspond parfaitement à l’ADN de Lotus, qui préfère laisser parler ses voitures sur la route plutôt que dans les campagnes publicitaires.
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