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Le rapprochement entre constructeurs européens et chinois s’intensifie, et Renault ne fait pas exception. Quelques mois après avoir officialisé son partenariat avec Geely en février 2025, le constructeur français concrétise cette alliance par le développement d’un véhicule électrique inédit. Cette nouvelle approche illustre parfaitement la stratégie d’adaptation des marques traditionnelles face à l’expertise chinoise en matière de véhicules électriques.
Contrairement aux autres collaborations européennes avec la Chine, celle de Renault présente une particularité : elle vise prioritairement les marchés émergents plutôt que l’Europe. Cette orientation stratégique répond à des enjeux géopolitiques et commerciaux spécifiques, notamment la conquête du marché brésilien où Renault dispose déjà d’une implantation historique solide.
Les équipes de recherche et développement de Renault travaillent actuellement en Chine sur un projet qui marquera une première dans l’industrie. Ce futur SUV utilisera la plateforme GEA de Geely, une base technique qui équipe déjà des modèles comme le Galaxy E5, commercialisé en Europe sous le nom d’EX5. L’originalité de cette démarche réside dans le fait qu’il s’agira du premier véhicule non-Geely à exploiter cette architecture.
La plateforme GEA offre une flexibilité remarquable puisqu’elle peut accueillir différentes motorisations. Ce nouveau modèle Renault proposera ainsi des versions 100% électriques et hybrides rechargeables, répondant aux besoins variés des marchés visés. Cette polyvalence technique constitue un atout majeur pour s’adapter aux infrastructures de recharge encore hétérogènes dans les pays émergents.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce nouveau véhicule électrique ne prendra pas le chemin de l’Hexagone dans l’immédiat. Les marchés prioritaires incluent :
Cette approche géographique s’inscrit dans l’objectif annoncé par les deux partenaires de “produire et commercialiser des véhicules zéro et à faibles émissions” sur ces territoires. Le Brésil représente un laboratoire particulièrement intéressant, compte tenu de son mix énergétique favorable aux véhicules électriques et de sa politique environnementale de plus en plus stricte.
La conception de ce SUV sera pilotée par Horse, la coentreprise créée spécifiquement pour cette collaboration. Cette structure permet une répartition claire des rôles : Renault apporte son expertise en recherche et développement, tandis que Geely fournit le soutien technique et financier nécessaire au projet.
Cette organisation révèle la maturité de l’approche française. Plutôt que de subir la montée en puissance chinoise, Renault choisit de capitaliser sur les forces respectives des deux groupes. La complémentarité est évidente : d’un côté l’expérience française en matière de conception automobile et de connaissance des marchés internationaux, de l’autre l’agilité chinoise et sa maîtrise des technologies électriques.
Cette collaboration s’appuie sur l’Advanced China Development Center (ACDC) que Renault a établi à Shanghai en 2024. Ce centre de R&D se consacre exclusivement aux voitures électriques et illustre parfaitement l’avantage chinois en termes de rapidité de développement.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : là où la France nécessite en moyenne quatre années entre le concept validé et la commercialisation, les équipes chinoises parviennent au même résultat en seulement deux ans. Cette efficacité remarquable explique pourquoi la future Twingo électrique sera elle aussi conçue en Chine, malgré sa destination européenne.
| Critère | Développement en France | Développement en Chine |
|---|---|---|
| Durée concept à commercialisation | 4 ans | 2 ans |
| Spécialisation électrique | En développement | Mature |
| Flexibilité des plateformes | Limitée | Élevée |
Cette accélération du processus de développement devient cruciale face à une concurrence qui se renouvelle constamment. Les constructeurs chinois lancent régulièrement de nouveaux modèles, créant une pression temporelle que les méthodes européennes traditionnelles peinent à suivre. L’alliance avec Geely permet à Renault de combler ce retard structurel tout en conservant son identité et son expertise.
L’émergence de ce SUV électrique franco-chinois s’inscrit dans une tendance plus large de recomposition de l’industrie automobile mondiale. Les frontières traditionnelles s’estompent au profit de collaborations pragmatiques, où chaque partenaire apporte ses atouts spécifiques pour créer des véhicules adaptés aux nouveaux défis de la mobilité électrique.
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