Vous avez la nausée en voiture électrique ? Mercedes a trouvé la solution
Si vous possédez une voiture électrique, vous avez sans doute remarqué que vos passagers se plaignent parfois de nausées ou […]
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Le gouvernement britannique vient d’annoncer un nouvel assouplissement de sa feuille de route vers la mobilité électrique. Une décision qui bouscule le calendrier initial et qui intervient dans un contexte international tendu, notamment suite aux nouvelles taxes américaines sur les importations. Ce recul stratégique offre une bouffée d’oxygène aux constructeurs, mais interroge sur l’engagement climatique du pays.
Face aux droits de douane de 25% récemment imposés par l’administration américaine, le Royaume-Uni a choisi de revoir sa copie. Ce n’est pas anodin quand on sait que 27% de la production automobile britannique s’exporte vers les États-Unis. Le Premier ministre Keir Starmer justifie cette décision par “la nouvelle ère d’insécurité mondiale” qui nécessite un remaniement économique profond.
La mesure phare de ce revirement concerne les véhicules hybrides. Alors que l’interdiction des motorisations thermiques, initialement prévue pour 2030 sous Boris Johnson, avait déjà été repoussée à 2035 par Rishi Sunak en 2023, c’est maintenant au tour des hybrides de bénéficier d’un sursis. Les modèles HEV (hybrides complets) et PHEV (hybrides rechargeables) pourront continuer à être commercialisés jusqu’en 2035, gagnant ainsi cinq années supplémentaires sur le marché britannique.
Ce n’est pas un hasard si le gouvernement britannique mise sur les hybrides pour adoucir la transition énergétique. Les statistiques montrent un engouement certain des consommateurs pour ces technologies intermédiaires :
En parallèle, les constructeurs devront tout de même réduire de 10% les émissions globales de CO2 de leurs modèles thermiques par rapport aux niveaux de 2021, montrant que l’objectif environnemental n’est pas totalement abandonné.
Le plan initial prévoyait que 28% des ventes de voitures neuves soient électriques dès 2025. Face aux réalités du marché, cette ambition est désormais assouplie. Les constructeurs bénéficieront d’une période de grâce jusqu’en 2026, durant laquelle ils pourront manquer leurs objectifs annuels de production de véhicules électriques sans pénalité majeure.
Plus significatif encore, certains constructeurs de niche britanniques comme McLaren, Aston Martin, Lotus ou Rolls-Royce seront exemptés de l’obligation d’atteindre 80% de ventes électriques d’ici 2030. Une mesure que le Premier ministre justifie comme nécessaire pour “préserver les joyaux les plus emblématiques de l’industrie automobile britannique”.
Les amendes pour non-respect des nouveaux objectifs ont également été réduites, passant de 15 000 livres sterling (17 500 euros) à 12 000 livres (14 000 euros) par véhicule non conforme. Un allègement qui traduit clairement la volonté de ne pas pénaliser trop lourdement un secteur sous pression.
À l’image de ce qu’a mis en place la Commission européenne pour la période 2025-2027, le Royaume-Uni instaure un mécanisme “d’emprunt de crédits carbone”. Ce système permettra aux marques de sous-performer une année donnée et de compenser le déficit l’année suivante.
Ce mécanisme offre une flexibilité bienvenue pour les constructeurs qui peinent à électrifier rapidement leurs gammes, tout en maintenant une forme de pression pour avancer vers des objectifs environnementaux à moyen terme. Des plafonds seront toutefois imposés pour éviter tout abus de ce système.
| Mesure | Ancienne situation | Nouvelle situation |
|---|---|---|
| Vente de véhicules hybrides | Interdiction en 2030 | Autorisée jusqu’en 2035 |
| Quota électrique 2025 | 28% obligatoires | Objectif assoupli |
| Amende par véhicule non conforme | 15 000 £ (17 500 €) | 12 000 £ (14 000 €) |
Pour accompagner ces changements, le gouvernement britannique promet de dévoiler cet été une “stratégie industrielle moderne”. L’objectif affiché est d’aider les entreprises nationales à exploiter le potentiel des industries d’avenir, dont la mobilité électrique reste un pilier malgré ces assouplissements.
En filigrane, on comprend que Londres prépare également des mesures de rétorsion contre les États-Unis, tout en laissant la porte ouverte à “un nouvel accord commercial”. La décision britannique s’inscrit donc dans un jeu d’équilibriste entre transition écologique, réalités économiques et géopolitique internationale.
Ce virage politique illustre les tensions qui traversent aujourd’hui le secteur automobile mondial : entre impératifs climatiques et pressions économiques immédiates, les gouvernements peinent à maintenir un cap clair vers la mobilité zéro émission. Pour les consommateurs britanniques, cette décision offre un répit, mais pose la question de la cohérence à long terme des politiques publiques en matière de transition énergétique.
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