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Skoda Peaq : le dernier SUV électrique qui fait oublier l’Enyaq

Michael Ptaszek

Skoda a présenté à quelques semaines d’intervalle deux modèles aux ambitions très différentes : l’Epiq, compact et accessible, et le Peaq, imposant et haut de gamme. Si leurs noms prêtent à confusion, leurs gabarits, eux, ne laissent aucun doute. Le Peaq s’impose comme le SUV électrique le plus grand jamais produit par la marque tchèque, avec sept places, une autonomie annoncée à plus de 640 km et une liste d’équipements qui n’a rien à envier aux références du segment premium.

Un gabarit XXL qui dépasse tout ce que Skoda a fait jusqu’ici

Avec ses 4,87 mètres de longueur, le Peaq surpasse le Kodiaq de près de 12 centimètres et l’Enyaq de 21 centimètres. L’empattement atteint 2,97 mètres, soit 17 centimètres de plus que celui du Kodiaq. Ce dimensionnement généreux est directement lié à la plateforme MEB+ du groupe Volkswagen, spécialement conçue pour les véhicules électriques, qui optimise l’espace intérieur en supprimant le tunnel de transmission central et en réduisant les encombrants mécaniques habituels.

Ce format permet d’accueillir une troisième rangée de sièges, rendant le Peaq réellement utilisable en famille nombreuse. Skoda assure que les sixième et septième places offrent un espace raisonnable pour des adultes sur des trajets moyens. La banquette centrale bénéficie logiquement de la meilleure habitabilité. En configuration cinq places, le coffre affiche un volume de 935 litres, ce qui en fait l’un des plus généreux du segment. En sept places, il reste 299 litres, et un petit frunk de 37 litres permet de ranger câbles et accessoires à l’avant.

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Design Modern Solid : le nouveau visage de la marque tchèque

Le Peaq est l’un des premiers modèles Skoda à adopter pleinement le langage stylistique baptisé Modern Solid, annoncé en septembre 2022 avec le concept Vision S. Flancs épurés, formes minimalistes, montant arrière épais intégrant le monogramme de la marque : tout concourt à afficher un caractère robuste et contemporain. Le Peaq inaugure aussi les poignées de portes affleurantes, une première pour le constructeur.

La signature lumineuse en T, commune aux phares avant et aux feux arrière, est reliée par une bande noire horizontale qui court sur toute la largeur du véhicule. La calandre peut adopter un aspect illuminé selon les finitions. Sur le plan aérodynamique, le travail est soigné pour un véhicule de ce gabarit : le Peaq affiche un coefficient de traînée de 0,249, ce qui contribue directement à l’autonomie réelle.

Habitacle technologique et équipements soignés

Le poste de conduite marque une évolution par rapport à l’Enyaq. L’écran central de 13,6 pouces est désormais orienté verticalement et tourne sous Android. Il s’intègre dans une planche de bord à architecture horizontale, avec une bande continue d’aérateurs traversant l’ensemble. L’instrumentation numérique face au conducteur se passe de casquette, et une large console centrale délimite clairement les espaces conducteur et passager.

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Parmi les équipements remarquables, le toit panoramique — le plus grand jamais proposé sur une Skoda — peut s’opacifier grâce à une technologie électrochrome : un courant électrique fait varier la transparence du vitrage, divisé en neuf segments indépendants pilotables via le multimédia. En option, le système audio signé Sonos réunit 16 haut-parleurs pour une puissance totale de 755 W, dont un double caisson de basses totalisant 200 W. On retrouve également les petites astuces typiques Skoda (le parapluie logé dans la portière), une tablette rabattable entre les sièges avant, des buses de lave-glaces intégrées aux balais d’essuie-glace, et une zone de recharge sans fil pour deux smartphones avec refroidissement actif et maintien magnétique.

Motorisations et batteries : trois versions pour trois usages

Le Peaq se décline en trois versions aux caractéristiques bien distinctes :

  • Peaq 60 : moteur synchrone à aimant permanent de 204 ch monté à l’arrière, batterie de 59 kWh (capacité nette), autonomie WLTP annoncée à partir de 450 km, capacité de remorquage jusqu’à 1 800 kg (remorque freinée).
  • Peaq 90 : moteur arrière de 286 ch, grande batterie de 86 kWh, autonomie WLTP de plus de 640 km en propulsion, capacité de remorquage jusqu’à 1 800 kg.
  • Peaq 90x : ajout d’un moteur asynchrone à l’avant pour une transmission intégrale, puissance cumulée de 299 ch, autonomie WLTP de plus de 610 km en 4×4, capacité de remorquage portée à 2 000 kg.
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Avec la grande batterie de 86 kWh, la recharge rapide en courant continu atteint une puissance maximale de 199 kW, permettant de passer de 10 à 80 % en 28 minutes. Le Peaq propose également la recharge bidirectionnelle : en mode V2L, il peut alimenter des appareils externes. Associé à l’Ambibox DC Wallbox de Moon Power (marque du groupe VW), il supporte aussi les modes V2H (alimentation du domicile) et V2G (renvoi vers le réseau électrique). La conduite à une pédale (One Pedal) est également de la partie.

Prix et finitions disponibles

La gamme Peaq comprend deux niveaux de finition : Clever et Sportline. Cette dernière ajoute des éléments extérieurs en noir brillant, un toit noir optionnel, des sièges sport avec appuie-têtes intégrés, un volant à trois branches et un ciel de toit noir.

VersionFinition CleverFinition Sportline
Peaq 9056 460 €59 760 €
Peaq 90x59 310 €62 610 €

La version d’entrée de gamme Peaq 60, avec sa petite batterie, n’est pas encore disponible à la commande au moment du lancement : elle rejoindra la gamme ultérieurement. Pour l’heure, le Peaq démarre donc à 56 460 € dans sa version 90 Clever, ce qui le positionne face à des concurrents comme le Kia EV9 ou le BMW iX, mais avec un rapport équipements/prix qui mérite l’attention. Dans un marché des grands SUV électriques familiaux encore peu encombré, le Peaq arrive avec des arguments solides et une proposition cohérente.

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