Olinia Uno : la voiture électrique mexicaine à 8 000 €
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Le groupe Stellantis vient de porter un coup fatal à la technologie hydrogène en abandonnant définitivement son programme de développement de la pile à combustible. Cette décision, annoncée le 16 juillet 2025, marque un tournant dans l’industrie automobile et relance le débat sur l’avenir de la mobilité électrique.
Face à l’absence de perspectives économiques viables, le constructeur fait machine arrière sur une technologie qu’il présentait encore récemment comme complémentaire à l’électrique. La production en série d’utilitaires à hydrogène, prévue cet été sur les sites de Hordain et Gliwice, est purement et simplement annulée.
Jean-Philippe Imparato, Chief Operating Officer pour l’Europe élargie chez Stellantis, ne mâche pas ses mots : “le marché de l’hydrogène demeure un segment de niche, sans perspectives de rentabilité économique à moyen terme”. Cette déclaration résume parfaitement les difficultés structurelles de cette technologie.
Le groupe justifie officiellement ce retrait par trois facteurs majeurs qui handicapent lourdement le développement de l’hydrogène :
Ces obstacles ne sont pas nouveaux, mais leur persistance pousse désormais les constructeurs à faire des choix radicaux. Contrairement aux voitures électriques qui bénéficient d’une infrastructure de recharge en expansion constante et de coûts de production en baisse, l’hydrogène reste prisonnier d’un cercle vicieux économique.
La comparaison avec les véhicules électriques est particulièrement édifiante. Là où l’électrique à batterie a réussi à démocratiser ses coûts, améliorer son autonomie et développer un réseau de recharge accessible, l’hydrogène accumule les handicaps. Les rendements énergétiques catastrophiques de la pile à combustible, estimés à environ 25% contre 80% pour l’électrique, expliquent en partie cette situation.
La production d’hydrogène reste majoritairement “grise”, c’est-à-dire issue d’énergies fossiles, ce qui questionne sa pertinence environnementale. Le prix à la pompe, souvent trois fois supérieur à celui de l’électricité, décourage les professionnels qui recherchent avant tout une solution économiquement viable pour leurs flottes.
| Critère | Électrique à batterie | Hydrogène |
|---|---|---|
| Rendement énergétique | 80% | 25% |
| Temps de recharge/ravitaillement | 30 min à 1h | 3-5 min |
| Coût d’exploitation | Faible | Élevé |
| Infrastructure disponible | En expansion | Très limitée |
Cette décision fragilise considérablement Symbio, la coentreprise spécialisée dans la pile à combustible que Stellantis partage avec Michelin et Forvia. Le constructeur évoque prudemment des “discussions en cours” avec ses partenaires pour “évaluer les impacts de la conjoncture actuelle”.
La pérennité de cette joint-venture dépendra désormais de l’implication des deux autres actionnaires. Même Michelin semble réévaluer ses ambitions dans cette filière, à l’image d’autres industriels comme Toyota ou Hyundai qui ont récemment réduit leurs investissements. Cette situation rappelle celle de Hype, qui a définitivement abandonné l’hydrogène récemment.
Stellantis assume pleinement ce choix et réoriente massivement ses investissements vers les motorisations électriques et hybrides rechargeables. Cette stratégie s’inscrit dans une logique de réduction des émissions CO₂ avec des solutions “réalistes et accessibles”, selon les termes d’Imparato.
Le groupe anticipe ainsi les futures réglementations européennes qui imposeront des normes d’émissions encore plus strictes. L’électrique à batterie, avec ses performances en constante amélioration et ses coûts en baisse, représente désormais la voie la plus sûre pour respecter ces exigences.
Cette évolution s’observe également chez les consommateurs professionnels, qui privilégient de plus en plus les solutions électriques pour leurs flottes. La fiabilité économique et la simplicité d’usage l’emportent sur les avantages théoriques de l’hydrogène, comme son temps de ravitaillement réduit.
L’abandon de l’hydrogène par Stellantis marque probablement la fin d’une époque où cette technologie était encore considérée comme une alternative crédible à l’électrique. Pour les professionnels comme pour les particuliers, le message est désormais clair : l’avenir de la mobilité décarbonée passe par la batterie électrique, du moins dans le segment des véhicules légers et utilitaires.
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