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“C’est fini pour Tesla” : la nouvelle folie de Musk affole les marché

Albert Lecoq

L’action Tesla vient de subir une chute de 7% en début de séance après qu’Elon Musk ait annoncé la création du “Parti de l’Amérique”. Cette nouvelle crise illustre parfaitement les dangers que représente l’activisme politique débridé du milliardaire pour l’avenir de son constructeur automobile. Alors que vous pensiez peut-être que Tesla était hors de danger après le retrait de Musk du DOGE, la réalité s’avère bien plus complexe et préoccupante.

Le réveil brutal d’un PDG déconnecté des réalités

Selon un ancien dirigeant de Tesla interrogé par le Financial Times, Elon Musk vient seulement de “se réveiller” face à la crise qui frappe son entreprise. Après des mois d’activisme politique intensif, le milliardaire découvre enfin l’ampleur des dégâts causés par ses propres actions. Le déclic ? L’adoption du projet de loi budgétaire de Donald Trump, que Musk a qualifié d'”abomination”, et qui supprime les crédits d’impôt de 7 500 dollars pour les voitures électriques.

Cette mesure ne se limite pas aux incitations fiscales. Elle annule également les amendes pour les constructeurs dépassant les normes d’émissions et réduit drastiquement les incitations aux énergies renouvelables. “Il ne s’agit pas seulement des normes CAFE de l’EPA prises isolément ; c’est tout un ensemble”, explique l’ancien dirigeant. Cette prise de conscience tardive pourrait coûter cher à Tesla, car comme le souligne cette même source : “on peut parler d’un jour de retard et d’un dollar de moins.”

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Des milliards de dollars de revenus qui s’évaporent

Les conséquences financières s’annoncent particulièrement brutales pour Tesla. L’entreprise risque de perdre des milliards en ventes de crédits réglementaires, ces précieux sésames qu’elle revend aux constructeurs traditionnels pour les aider à respecter les normes environnementales. Au premier trimestre 2025, ces crédits ont rapporté 595 millions de dollars à Tesla, soit une progression de 35% sur un an.

L’importance de ces revenus ne peut être sous-estimée : sans eux, l’entreprise aurait enregistré une perte nette. Leur suppression menace directement la rentabilité du constructeur électrique. Tesla tente désormais de compenser en consolidant ses ventes de crédits en Europe et ailleurs, mais cette stratégie de rattrapage arrive bien tard face à l’hémorragie américaine qui se profile.

Une image de marque devenue toxique pour tous les camps

La situation devient encore plus préoccupante quand on analyse l’évolution de l’image de marque Tesla. Les démocrates, autrefois séduits par la mission environnementale de l’entreprise, boycottent massivement la marque depuis le rapprochement Musk-Trump. Maintenant que les deux hommes se disputent publiquement, voilà les républicains qui prennent leurs distances aussi.

Cette crise d’image dépasse la simple polémique passagère. Tesla avait construit son succès sur l’adhésion émotionnelle à sa vision, incarnée par un Elon Musk autrefois charismatique. Cette recette magique se retourne aujourd’hui contre le constructeur, qui se retrouve politiquement toxique pour tous les camps. Les investisseurs qui célébraient encore la semaine dernière des résultats de livraison “moins catastrophiques que prévu” (seulement 14% de baisse) découvrent aujourd’hui l’ampleur du défi.

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Wall Street : de l’espoir à la désillusion en une semaine

L’effondrement boursier est d’autant plus brutal que les investisseurs Tesla croyaient enfin toucher au bout du tunnel. Ils célébraient le retour annoncé d’Elon Musk aux affaires courantes après son départ du DOGE. Wall Street y avait cru, on parlait alors du retour du “principal actif” de Tesla.

Cette embellie n’aura duré qu’une semaine. L’annonce du “Parti de l’Amérique” a douché tous les espoirs et révélé la fragilité de la confiance des investisseurs. La volatilité des décisions de Musk devient un facteur de risque majeur pour quiconque détient des actions Tesla dans son portefeuille.

Un conseil d’administration aux abonnés absents

Face à cette débâcle, le conseil d’administration de Tesla brille par son silence. Alors que les investisseurs se plaignent depuis des mois du manque d’attention de leur CEO, aucune mesure corrective n’a été prise. Robyn Denholm, présidente de Tesla, avait démenti avec véhémence les rumeurs sur une recherche de successeur à Elon Musk.

Cette inaction du conseil pose question : comment une entreprise cotée peut-elle laisser son dirigeant multiplier les écarts de conduite sans réagir ? Cette gouvernance défaillante inquiète autant que les résultats financiers. Si les pertes trimestrielles s’accumulent, ces spéculations sur un changement de direction pourraient rapidement reprendre du poil de la bête.

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Donald Trump menace maintenant de représailles contre l’empire d’Elon Musk : annulation des contrats gouvernementaux lucratifs avec SpaceX et Starlink, expulsion pure et simple… Cette escalade met en péril bien plus que Tesla. C’est tout l’écosystème d’entreprises d’Elon Musk qui pourrait trinquer, avec un effet domino dévastateur pour les finances du milliardaire. Les investisseurs qui pariaient sur l’alliance Trump-Musk découvrent la volatilité de ces deux personnalités et n’avaient pas anticipé la rapidité de cette rupture spectaculaire.

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