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Vous attendez la nouvelle Tesla Roadster depuis des années ? Vous n’êtes pas seuls. Elon Musk vient d’annoncer que le coupé sportif électrique tant attendu sera finalement présenté d’ici la fin avril 2026. Si cela se confirme, ce dévoilement interviendra près de neuf ans après la première présentation du prototype en novembre 2017. Autant dire que les réservations de ce véhicule électrique haute performance ont pris un sacré coup de vieux.
Entre promesses non tenues, reports successifs et spécifications toujours plus impressionnantes sur le papier, le parcours de ce modèle ressemble davantage à un feuilleton qu’à un développement automobile classique. Retour sur cette saga qui n’en finit plus.
Le prototype de deuxième génération de la Tesla Roadster a été présenté en novembre 2017, lors de l’événement de lancement du Tesla Semi. À cette époque, Musk promettait un démarrage de la production en 2020. Les caractéristiques annoncées donnaient le tournis : un 0 à 100 km/h en 2 secondes, une autonomie de 1 000 kilomètres grâce à une batterie de 200 kWh, une vitesse de pointe dépassant les 400 km/h, et un prix de base fixé à 200 000 dollars.
Tesla a immédiatement commencé à collecter les réservations. Les clients devaient verser 50 000 dollars pour une réservation standard, et la somme faramineuse de 250 000 dollars pour faire partie des 1 000 premiers propriétaires de la série “Founders”. Des milliers de personnes ont sorti leur chéquier, persuadées de pouvoir prendre le volant dans les deux ou trois ans à venir.
Sauf que rien ne s’est passé comme prévu. Voici un récapitulatif des multiples reports :
Lors de cette même réunion de novembre 2025, Musk a indiqué qu’une “démo” aurait lieu le 1er avril 2026. Le poisson d’avril. Une date qui lui donnait, selon ses propres mots, “une marge de dénégation car je peux toujours dire que je plaisantais”. Difficile de faire plus transparent sur le manque de certitude.
En mars 2026, le discours de Musk a légèrement évolué. Il est passé du terme “démo” à “dévoilement”, écrivant sur X que la présentation de la Roadster aurait lieu fin avril et serait “du niveau supérieur”. Il a précisé que le véhicule de production serait “très différent de ce que nous avons montré précédemment”.
Quelques éléments concrets commencent à apparaître. En février 2026, Tesla a déposé deux nouvelles demandes de marque auprès de l’USPTO, dont une incluant une silhouette de véhicule actualisée avec un profil plus élancé et une ligne de toit plus carrée que le prototype de 2017. L’entreprise a aussi déposé des brevets pour un siège composite monobloc intégré.
En octobre 2025, Tesla a publié une offre d’emploi pour un “Manufacturing Engineer, Roadster” axé sur le “développement de concept et le lancement d’équipements de fabrication de batteries“. Cette annonce, bien qu’encourageante, confirme surtout que le véhicule en était encore aux premières phases de développement manufacturier.
Paradoxalement, alors que les délais s’accumulent, les promesses de performances n’ont cessé de grimper. En février 2024, Musk a déclaré sur X que le nouvel objectif de conception pour la Roadster de production incluait une accélération de 0 à 100 km/h en moins d’une seconde. Oui, vous avez bien lu : moins d’une seconde.
Le “pack SpaceX”, annoncé pour la première fois en 2018, inclurait environ 10 petites fusées propulsées à l’air froid pour améliorer les virages, le freinage et l’accélération. Concrètement, personne ne sait si ces équipements verront vraiment le jour sur le modèle final. Entre rêve technologique et annonce marketing, la frontière devient floue.
Les reports ne sont pas qu’une simple question de calendrier pour les personnes ayant versé des arrhes. Certains détenteurs de réservations ont immobilisé 50 000 ou 250 000 dollars pendant près de dix ans sans rien recevoir en retour.
L’affaire est devenue publique en octobre 2025 lorsque Sam Altman, PDG d’OpenAI, a tenté d’annuler sa réservation effectuée en juillet 2018. Il a découvert que l’adresse email de contact pour le programme Roadster avait été désactivée. Altman a exprimé publiquement sa frustration. Musk a répondu en affirmant que le remboursement avait été traité en 24 heures, mais uniquement après que l’incident soit devenu public.
Tesla avait aussi promis environ 80 Roadster gratuites aux propriétaires ayant parrainé suffisamment d’achats de véhicules, ainsi que des réductions importantes sur des centaines d’unités via son programme de parrainage. Aucun de ces engagements n’a été honoré à ce jour.
Pendant que Tesla ne construisait pas sa Roadster, le marché des voitures électriques sportives s’est considérablement développé. La Xiaomi SU7 Ultra et la BYD Yangwang U9 Xtreme ont déjà établi des records de performance en conditions réelles. La Rimac Nevera, elle, est entre les mains de clients depuis plusieurs années déjà.
Ce qui semblait futuriste en 2017 est désormais une réalité chez plusieurs constructeurs. Tesla risque de se retrouver dans la position inconfortable de présenter un véhicule qui n’aura plus rien de vraiment novateur au moment de sa commercialisation effective, si celle-ci a lieu un jour.
Le changement de vocabulaire de Musk, passant de “démo” à “dévoilement”, laisse penser qu’une présentation pourrait effectivement avoir lieu. Les dépôts de marques suggèrent qu’un travail de conception se poursuit. Reste que même si un dévoilement se produit ce mois-ci, la production reste programmée pour 2027-2028. Les premiers clients ayant versé des arrhes en 2017 attendront donc une décennie complète avant de recevoir leur véhicule, dans le meilleur des cas. À ce stade, la Roadster ressemble davantage à une promesse qu’à un projet automobile concret.
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