Marché auto août 2026 : l’électrique à 38 % de parts, le Tesla Model Y écrase la concurrence
Le mois d’août n’est traditionnellement pas le plus animé dans les concessions françaises. Les vacances ralentissent les achats, les livraisons […]
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Les marques chinoises s’installent progressivement dans le paysage automobile européen. Avec 8 % de part de marché en février 2026 aux Pays-Bas, elles ne passent plus inaperçues. Mais cette montée en puissance soulève une question concrète que beaucoup d’acheteurs négligent au moment de signer : est-ce que ces voitures sont facilement assurables ? Un assureur néerlandais vient de répondre clairement, et sa réponse a de quoi faire réfléchir.
L’assureur néerlandais Univé, l’un des acteurs majeurs du marché de l’assurance aux Pays-Bas, a officialisé dans un communiqué sa décision de refuser la couverture complète de plusieurs marques automobiles récemment arrivées en Europe. Parmi les constructeurs visés, on retrouve Omoda Jaecoo, Leapmotor, Changan et Voyah. Le constructeur vietnamien VinFast est également concerné, preuve que la problématique dépasse la simple question géographique de l’origine chinoise.
D’autres marques, sans être totalement exclues, se voient proposer une couverture fortement restreinte, limitée à la seule responsabilité civile obligatoire. C’est le cas de Lucid, Nio, Zeekr, Firefly et Dongfeng. Autrement dit, si vous roulez avec l’un de ces véhicules aux Pays-Bas et que vous êtes victime d’un accident, vous ne pourrez pas compter sur votre assureur pour financer les réparations de votre propre voiture. Une situation qui peut rapidement coûter très cher, surtout sur des véhicules électriques dont les composants sont souvent onéreux.
La décision d’Univé ne repose pas sur un simple a priori envers les marques asiatiques. Les raisons invoquées sont techniques et économiques. La première, et la plus déterminante, est la disponibilité des pièces détachées. Lorsqu’une voiture est impliquée dans un sinistre, le réparateur doit pouvoir se procurer les pièces nécessaires dans des délais raisonnables et à un coût maîtrisé. Or, pour plusieurs marques nouvellement implantées en Europe, les délais d’approvisionnement peuvent se transformer en calvaire logistique, avec des pièces qui n’arrivent parfois pas du tout.
Le second point soulevé par l’assureur concerne la qualité et l’accessibilité des instructions de réparation. Ces documents sont indispensables pour qu’un carrossier ou un mécanicien puisse intervenir en toute sécurité sur un véhicule endommagé. Univé cite l’exemple frappant d’un modèle électrique américain récemment arrivé aux Pays-Bas : une simple fissure sur l’essieu avant a conduit à déclarer le véhicule en perte totale, faute de procédure de réparation adaptée et de pièces disponibles. Le coût pour l’assureur a été colossal, et ce type de situation est loin d’être anecdotique.
Univé résume la situation avec clarté : « un assureur doit pouvoir estimer le coût des réparations, le temps nécessaire et les dépenses associées. » Sans cette visibilité, impossible de proposer un contrat équilibré. Ce n’est donc pas une question de mauvaise volonté, mais de gestion du risque financier.
Univé prend soin de préciser que l’origine géographique d’une marque n’est pas le critère retenu. Et les exemples ne manquent pas pour l’illustrer. Des constructeurs comme BYD, Tesla ou encore Lynk & Co ont su, en quelques années, construire un réseau de distribution de pièces et de réparateurs suffisamment dense en Europe pour être couverts sans restriction particulière. BYD, pourtant chinois, ne figure pas sur la liste noire. La différence ? L’investissement consenti dans l’après-vente et la logistique de pièces sur le territoire européen.
Cela montre que la porte reste ouverte pour les marques aujourd’hui exclues, à condition qu’elles investissent sérieusement dans leurs infrastructures locales. Certaines y travaillent activement, notamment Leapmotor via son partenariat avec Stellantis, qui lui donne accès à un réseau de concessionnaires et d’ateliers déjà établi en Europe. Mais entre la stratégie annoncée et la réalité terrain, il existe encore un écart que les assureurs ne peuvent pas ignorer.
Si vous résidez en France et que vous êtes tenté par une voiture électrique chinoise à prix attractif, la situation décrite aux Pays-Bas mérite votre attention. Le marché français n’a pas encore vu d’assureur prendre une décision aussi tranchée qu’Univé, mais plusieurs compagnies pratiquent déjà des surprimes significatives sur certaines marques moins bien établies. Certains assureurs refusent tout simplement d’établir un devis, ou proposent des franchises très élevées pour limiter leur exposition.
Avant de signer un bon de commande, voici les points à vérifier impérativement :
Un sondage cité par Univé révèle que 57 % des conducteurs comprennent qu’une marque récente peut proposer une couverture limitée si son infrastructure de réparation n’est pas encore suffisamment développée. Mais dans les faits, la grande majorité des acheteurs ne se posent pas ces questions au moment de l’achat. Résultat : ils découvrent les contraintes après un sinistre, au pire moment possible. Prendre le temps de comparer les offres d’assurance avant d’acheter est aussi important que de comparer l’autonomie ou le prix d’achat du véhicule.
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