MG devient le grand gagnant du marché auto en France
Le marché automobile français vient de vivre une petite révolution silencieuse. Vous avez sans doute remarqué la multiplication des logos […]
Sommaire
Volvo Buses vient de lever le voile sur son nouveau châssis d’autocar électrique BZR Electric, une solution de transport qui marque une étape significative dans l’électrification du transport longue distance. Avec une capacité de batterie pouvant atteindre 720 kWh et une autonomie maximale de 700 kilomètres, ce véhicule électrique s’adresse aux exploitants cherchant à concilier transport de masse et mobilité décarbonée.
Cette nouvelle proposition de Volvo s’inscrit dans un contexte où le transport routier de voyageurs fait face à des exigences environnementales croissantes. Les constructeurs rivalisent d’ingéniosité pour proposer des solutions électriques capables de rivaliser avec les performances des motorisations thermiques traditionnelles.
Le châssis BZR Electric se distingue par son approche modulaire particulièrement flexible. Volvo a conçu un système de batterie composé de modules individuels de 90 kWh chacun, permettant d’adapter la capacité énergétique selon les besoins spécifiques de chaque exploitant.
Cette modularité se décline en trois configurations principales :
Chaque module fonctionne sous 600 volts et pèse 535 kilogrammes. La configuration maximale représente donc un poids de batterie de 4 280 kg, soit près de la moitié du poids total du véhicule à vide. Cette masse considérable témoigne de la densité énergétique nécessaire pour assurer une autonomie de 700 kilomètres dans des conditions réelles d’exploitation.
Face à ces masses importantes, Volvo a développé deux systèmes de motorisation électrique spécifiquement calibrés pour le transport d’autocars. La version simple moteur délivre 200 kW (268 chevaux) avec un couple de 400 Nm au niveau du moteur électrique.
La transmission automatique à deux rapports multiplie ce couple pour atteindre 20 900 Nm aux roues, une valeur qui permet de mouvoir efficacement les masses importantes caractéristiques du transport de voyageurs. La version bi-moteur pousse ces performances à 536 chevaux et 33 500 Nm de couple aux roues, offrant des capacités de traction remarquables même en conditions difficiles.
Cette puissance s’avère nécessaire non seulement pour assurer des performances dynamiques satisfaisantes, mais aussi pour maintenir les temps de parcours commerciaux auxquels sont habitués les exploitants d’autocars thermiques.
La recharge de ces batteries de grande capacité nécessite des infrastructures dédiées. Volvo propose deux technologies de charge rapide adaptées aux différents contextes d’utilisation. Le connecteur CCS2 standard accepte jusqu’à 250 kW de puissance, permettant une recharge complète en moins de trois heures dans la configuration maximale.
Le système OppCharge représente une approche plus industrielle avec son pantographe automatisé qui se connecte à une barre située sur le toit du véhicule. Cette technologie, inspirée du monde ferroviaire, peut délivrer jusqu’à 450 kW, réduisant significativement les temps d’immobilisation pour la recharge.
| Type de recharge | Puissance maximale | Temps de recharge (720 kWh) |
|---|---|---|
| CCS2 standard | 250 kW | Environ 3 heures |
| OppCharge pantographe | 450 kW | Environ 1h40 |
Ce lancement intervient dans un marché européen de l’autocar électrique en pleine structuration. Le MAN Lion’s Coach E propose actuellement une capacité de 536 kWh pour une autonomie revendiquée de 650 kilomètres, positionnant le BZR Electric de Volvo comme une référence en termes de capacité énergétique.
Scania a opté pour une approche hybride rechargeable sur ses derniers châssis, permettant une utilisation zéro émission en milieu urbain tout en conservant l’autonomie du diesel pour les longues distances. Cette stratégie traduit les interrogations qui subsistent sur l’infrastructure de recharge longue distance en Europe.
Les premiers châssis BZR Electric carrossés par Carrus Delta entreront en service commercial dans les pays nordiques et du Benelux, des marchés traditionnellement précurseurs en matière de mobilité électrique. Cette phase de déploiement initial permettra de valider les performances annoncées dans des conditions d’exploitation réelles avant un élargissement à d’autres marchés européens.
Réagissez à l'article