Le premier réseau d’échange de batteries pour camions électriques est lancé en Europe
Quand on parle d’électrification du transport de marchandises, on pense rarement à l’échange de batteries. Et pourtant, c’est exactement la […]
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On entend souvent dire que l’électrification a tué le plaisir automobile. Que les coupés sportifs, ces voitures inutiles et donc indispensables, auraient disparu corps et bien sous le rouleau compresseur de la transition énergétique. La réalité est un peu plus nuancée. Si l’offre reste effectivement très limitée comparée à l’âge d’or des sportives thermiques, plusieurs constructeurs — chinois, suédois, allemands ou français — s’apprêtent à commercialiser des coupés et cabriolets électriques qui ont de sérieux arguments à faire valoir. Tour d’horizon de cinq projets concrets, à des stades d’avancement variables, mais qui méritent qu’on s’y attarde.
C’est sans doute le modèle le plus impressionnant — et le plus surprenant — de cette sélection. La Denza Z est signée BYD via sa marque de luxe Denza, et son design frappe au premier regard : des lignes tendues et équilibrées, une silhouette de GT 2+2 qui rappelle, sans les singer, certaines Ferrari ou McLaren. Rien à voir avec les crossovers surdimensionnés qui dominent la production actuelle. La voiture est désormais officielle et son arrivée en Europe est prévue pour fin 2026 ou courant 2027.
Techniquement, la Denza Z se situe clairement dans la catégorie supercar, avec une puissance annoncée dépassant les 1 000 chevaux et un 0 à 100 km/h expédié en environ 2 secondes. C’est là que le bât blesse un peu : cette course à la surpuissance commence à ressembler à une fin en soi, alors que le couple instantané et la motricité naturelle d’une bonne électrique suffisent largement à procurer des sensations fortes avec deux fois moins de chevaux. Du côté du prix, si l’on se base sur les tarifs de la Denza Z9 GT, il serait surprenant de voir cette Z affichée en dessous de 150 000 euros. Certes, c’est encore deux fois moins cher qu’une 911 surtaxée aux performances comparables, mais la question de son positionnement commercial en Europe reste entière.
La MG Cyberster cabriolet a déjà séduit ceux qui ont eu l’occasion de la conduire. Ce roadster au style affirmé, avec ses portes en élytre aussi spectaculaires qu’inutiles — ce qui en fait bien sûr leur charme —, renoue avec l’esprit de la petite sportive accessible à l’anglaise, en version résolument contemporaine. Pour les réfractaires à la conduite en plein air, MG avait annoncé il y a près de deux ans une déclinaison coupé baptisée Cyber GT. Depuis, plus grand-chose. Le constructeur a enchaîné les lancements et prépare l’arrivée de la nouvelle gamme IM, ce qui explique en partie ce silence radio.

L’attente est frustrante, d’autant que ce Cyber GT pourrait se distinguer par un positionnement tarifaire bien plus accessible que ses concurrents dans cette liste. La Cyberster cabriolet étant déjà commercialisée autour de 50 000 euros, on peut espérer que la version fermée ne s’envole pas trop vers les sommets. Rien de confirmé à ce stade, mais le projet ne semble pas abandonné.
Polestar a la réputation de produire des voitures au design tranchant, qui sortent vraiment du lot dans un marché électrique souvent uniformisé. La marque sino-suédoise avait présenté il y a quatre ans le Polestar Concept 02, un cabriolet dérivé de la Polestar 5, partageant avec elle ses moteurs, sa plateforme et ses suspensions. Les responsables de la marque ont récemment confirmé que la voiture était en phase finale de développement et qu’elle serait commercialisée prochainement.
Les spécifications exactes restent à préciser officiellement, mais la Polestar 5 sur laquelle elle s’appuie donne un aperçu du niveau de performances attendu :
Côté prix, soyons réalistes : avec un positionnement premium assumé, le Concept 02 ne devrait pas se trouver en dessous des 150 000 euros, voire davantage selon le niveau de finition. Un tarif qui le place directement en concurrence frontale avec les grandes berlines sportives électriques haut de gamme.
Alpine a réussi quelque chose d’assez rare : relancer une marque mythique sans trahir son ADN. La version thermique moderne de l’A110 a fait l’unanimité, autant sur le plan esthétique que dynamique. Depuis, la marque de Dieppe a accéléré son virage électrique avec l’A290 sur base Renault 5 E-Tech, puis l’A390, un SUV coupé dont les qualités routières ont surpris les plus sceptiques. Preuve que l’électrique peut cohabiter sans rougir avec l’exigence sportive de la marque.
La prochaine étape logique est la version électrique de l’A110. Aucune date officielle n’a encore été communiquée, mais les signaux envoyés par la marque indiquent clairement que ce projet est dans les tuyaux. Ce qui soulève une question passionnante : une A110 électrique, avec son poids maîtrisé, un centre de gravité bas et le savoir-faire dynamique d’Alpine, pourrait-elle surpasser la version thermique en termes de plaisir pur ? L’A390 donne quelques pistes de réponse, et elles sont encourageantes. Les puristes auront leur avis, mais les chiffres pourraient bien les faire changer d’idée.
Ces cinq projets illustrent bien que le coupé sportif électrique existe, même s’il reste pour l’instant un segment de niche réservé à des budgets confortables. Ce sont des voitures pensées pour ceux qui refusent de voir la passion automobile se résumer à choisir la couleur de leur SUV familial. Et si certains de ces modèles prennent encore leur temps avant d’arriver en concession, le simple fait qu’ils existent — et qu’ils soient aussi aboutis visuellement et techniquement — dit quelque chose sur l’état réel de l’industrie automobile en 2026.
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