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Volvo mise sur son EX50, plus grand et moins cher que le Tesla Model Y

François Zhang-Ming

Volvo a clairement affiché ses ambitions dans l’électrique ces dernières années, même si le constructeur suédois a dû revoir à la baisse son objectif initial de passer à 100 % électrique d’ici 2030. La marque scandinave continue néanmoins de muscler sa gamme zéro émission, avec des modèles comme l’EX30, l’EX60 ou l’EX90. Un nouveau venu se prépare dans l’ombre : le Volvo EX50, attendu pour 2027 et dont les premières informations méritent qu’on s’y attarde sérieusement.

Un SUV électrique pensé pour combler un vide dans la gamme Volvo

La situation commerciale de Volvo aux États-Unis force le constructeur à agir vite. Les ventes de ses voitures électriques ont chuté d’environ 44 % au deuxième trimestre 2026, un chiffre que la marque ne peut pas ignorer. En cause, notamment, le retrait de l’EX30 du catalogue américain après le millésime 2026 — un modèle produit en Chine qui n’aura pas survécu aux tensions commerciales entre Pékin et Washington. Il ne reste alors que l’EX40, un modèle vieillissant, pour tenir le fort sur l’entrée de gamme électrique de la marque outre-Atlantique.

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C’est précisément ce créneau que l’EX50 est censé occuper. Selon les informations publiées par Automotive News, ce nouveau SUV remplacerait l’EX40 aux États-Unis en tant que modèle d’entrée de gamme électrique. Son prix de départ serait fixé dans le haut de la fourchette des 40 000 dollars — autour de 43 000 euros au cours actuel — soit en dessous du seuil symbolique des 50 000 dollars. Paradoxalement, il serait à la fois moins cher et physiquement plus grand que l’EX40 qu’il est censé remplacer, ce qui constitue un argument de taille face à la concurrence.

Face à la Tesla Model Y, Volvo mise sur le rapport taille/prix

Le concurrent direct désigné est la Tesla Model Y, qui reste en 2026 le SUV électrique le plus vendu au monde. Pour s’y frotter, Volvo mise sur une équation simple : proposer un gabarit supérieur à l’EX40 actuel, tout en restant sous la barre de prix des concurrents premium. L’EX50 devra également se distinguer face au Ford Mustang Mach-E et à l’Hyundai Ioniq 5, deux références solidement installées dans ce segment.

Sur la question du design, aucune image officielle n’a encore été publiée par Volvo. Un concessionnaire américain cité par Electrek avance que l’EX50 ressemblerait beaucoup à la Polestar 7, le futur SUV de la marque sœur prévu pour 2028. Les deux véhicules partageraient donc probablement une parenté stylistique forte, ce qui n’aurait rien d’étonnant compte tenu des liens industriels entre les deux marques, toutes deux appartenant au groupe Geely.

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Plateforme SPA3 et architecture 800 volts : ce qu’on sait techniquement

Côté technique, les éléments sont encore parcellaires, mais la demande d’enregistrement de marque déposée auprès de l’EUIPO apporte quelques éclairages. L’EX50 reposerait sur la plateforme SPA3, la même base que celle utilisée pour l’EX60 récemment lancé. Cette architecture est connue pour intégrer plusieurs technologies que voici :

  • Une architecture électrique 800 volts, qui permet une charge rapide de 10 à 80 % en seulement 19 minutes
  • Une autonomie annoncée à ce stade à plus de 480 kilomètres, bien qu’aucun chiffre officiel n’ait été confirmé par Volvo
  • Des niveaux de puissance et une taille de batterie encore non communiqués, mais cohérents avec les autres modèles de la gamme SPA3

La recharge ultra-rapide permise par le 800 volts est un argument sérieux dans ce segment, où la Model Y de Tesla tourne encore sur une architecture 400 volts pour ses versions standard. Si Volvo confirme ces caractéristiques pour l’EX50, cela constituerait un avantage concret pour les longs trajets.

Fabrication en Europe et bonus écologique : ce que cela change pour vous

L’EX50 sera assemblé à l’usine de Košice, en Slovaquie, ce qui le place dans une position favorable vis-à-vis des règles d’origine des véhicules électriques en Europe. Contrairement à l’EX30, produit en Chine et exclu du bonus écologique français depuis l’instauration du score environnemental, l’EX50 fabriqué en Europe serait potentiellement éligible à cette aide à l’achat.

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Pour en bénéficier en France, le prix de vente devra rester sous le seuil de 47 000 euros, plafond actuel au-delà duquel le bonus ne s’applique plus aux particuliers. La version de base à environ 43 000 euros passerait donc sous cette limite, mais il faudra surveiller de près la grille tarifaire définitive. Attention également : le bonus écologique doit être reconduit pour 2027, ce qui n’est pas encore acquis à ce stade.

La question de la commercialisation en Europe de l’EX40 reste ouverte. Volvo n’a pas précisé si l’EX50 remplacerait également l’EX40 sur le Vieux Continent ou si les deux modèles cohabiteraient. Compte tenu du positionnement tarifaire et du gabarit légèrement supérieur de l’EX50, il serait logique que l’EX40 disparaisse progressivement des catalogues européens également — mais rien n’est officiel à ce jour.

Le lancement commercial est prévu pour 2027, ce qui laisse encore plusieurs mois à Volvo pour dévoiler les détails manquants. D’ici là, le marché du SUV électrique ne va pas ralentir, et la pression concurrentielle sera encore plus forte au moment de la commercialisation. Volvo le sait, et l’EX50 devra tenir ses promesses sur tous les plans pour convaincre des acheteurs de plus en plus exigeants et de mieux en mieux informés.

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