Nouvelle BMW iX5 : la voiture électrique de tous les records
Le BMW iX5 vient de lever le voile sur ce que la marque bavaroise est capable de faire quand elle […]
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Slate n’est pas une marque que l’on présente encore dans tous les salons automobiles européens, mais la start-up américaine avance. Malgré un contexte nord-américain tendu pour les véhicules électriques, elle s’apprête à commercialiser son pick-up électrique abordable à un tarif qui fait parler. Les performances ont même été revues, dans un sens comme dans l’autre. Avant de crier à la bonne affaire, quelques précisions s’imposent.
Les premières annonces de Slate évoquaient un tarif sous les 20 000 dollars. Ce chiffre incluait le crédit fiscal fédéral américain de 7 500 dollars, désormais supprimé dans le cadre des récentes évolutions législatives aux États-Unis. Sans cette aide, le pick-up est officiellement affiché à 24 950 dollars, soit environ 22 000 euros au taux de change actuel. C’est une nuance qui change tout, mais la marque peut légitimement arguer que la promesse d’un véhicule sous les 25 000 dollars sans subvention est tenue.
À ce tarif, le Slate devient simultanément le pick-up électrique le moins cher du marché américain et l’un des dix véhicules les plus abordables toutes énergies confondues aux États-Unis. Attention néanmoins : comme c’est systématiquement le cas outre-Atlantique, ce prix est brut, hors taxes, hors frais de livraison et hors immatriculation. En Europe, et notamment en France, la conversion directe en euros ne suffit pas à estimer le coût réel d’achat. Le véhicule n’est d’ailleurs pas prévu pour le marché européen à ce stade.
Le concept de Slate repose sur une philosophie claire : faire simple, faire fonctionnel, faire économique. La carrosserie à cabine simple deux places ne cherche pas à séduire par ses courbes. Les panneaux extérieurs sont en plastique, uniformément gris, sans aucun traitement de surface élaboré. C’est volontaire. La marque propose un vaste catalogue de personnalisation optionnelle : autocollants, covering complet, enjoliveurs, masques de feux avant et arrière, grilles de calandre. L’idée est de laisser l’acheteur composer son véhicule selon ses envies et son budget, au moment de l’achat ou plus tard.
À bord, c’est la même logique. Il n’y a pas d’écran central : un simple support pour tablette est disponible en accessoire. Les vitres sont à manivelle. Pas de sièges à réglages électriques, pas de climatisation régulée, pas de plastiques moussés. Les aides à la conduite sont réduites au strict minimum. Ce dépouillement assume sa cohérence : chaque option peut être ajoutée à n’importe quel moment de la vie du véhicule. Mais en cochant les cases, le prix grimpe, et un Ford pick-up électrique à 30 000 dollars est annoncé d’ici deux ans. La comparaison risque de devenir inconfortable pour Slate.
Pour ceux qui souhaitent transformer le pick-up en SUV 5 places, trois versions de conversion sont proposées :
Les deux dernières variantes sont affichées à 29 950 dollars (environ 26 400 euros), ce qui reste compétitif sur le segment, mais réduit mécaniquement l’avantage tarifaire initial.
Par rapport au prototype présenté en 2024, les caractéristiques techniques ont évolué de manière notable. Le moteur arrière perd quelques chevaux, passant de 150 à 135 kW (soit environ 184 chevaux), mais la batterie change de technologie et de capacité.
| Caractéristique | Prototype initial | Version de série |
|---|---|---|
| Puissance moteur | 150 kW | 135 kW |
| Type de batterie | Non LFP | LFP (Lithium Fer Phosphate) |
| Capacité totale | 52,7 kWh | 65 kWh |
| Capacité utilisable | – | 63 kWh |
| Autonomie (cycle EPA) | 240 km | 328 km |
Le passage à la chimie LFP est un choix cohérent avec la stratégie tarifaire : cette technologie est moins coûteuse à produire, plus stable thermiquement, et tolère mieux les charges complètes répétées à 100 % sans dégrader significativement la durée de vie des cellules. Le gain d’autonomie de 88 kilomètres supplémentaires par rapport au prototype est appréciable, même si 328 km en cycle EPA reste une mesure optimiste que les conditions réelles d’utilisation ne manqueront pas de corriger.
Le Slate ne s’adresse pas à l’automobiliste français cherchant un véhicule polyvalent pour la périphérie de Lyon ou les routes sinueuses du Massif Central. Son gabarit, son marché cible et son absence de réseau en Europe le placent hors-jeu à court terme sur notre continent. Mais l’approche mérite d’être regardée sérieusement.
Ce pick-up pose une question légitime : existe-t-il, y compris en Europe, une demande pour des voitures électriques sans fioriture, conçues uniquement pour faire leur travail de déplacement quotidien, à un prix réellement accessible ? Le segment des citadines électriques en Europe peine encore à descendre durablement sous les 20 000 euros tout en restant attractif. Slate démontre qu’une autre philosophie produit est techniquement viable. Reste à savoir si les constructeurs européens, soumis à des contraintes réglementaires et des attentes consommateurs bien différentes, sauront en tirer des enseignements concrets.
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