Batterie des voitures électriques d’occasion : elles durent bien plus longtemps que vous ne le craignez
L’une des questions qui revient le plus souvent lorsqu’on évoque l’achat d’une voiture électrique d’occasion, c’est l’état de la batterie. […]
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Mercredi soir, le tweet de Philippe Tabarot au sujet de sa visioconférence avec Elon Musk a rapidement alimenté une vague d’articles, dont une bonne part ont laissé entendre qu’une forme d’approbation était en marche. Dès le lendemain matin, Tesla France a transmis aux rédactions une série de précisions destinées à remettre les choses dans leur contexte. Ces éléments n’ont pas été présentés comme une réaction officielle, mais leur contenu mérite qu’on s’y attarde sérieusement, car il corrige plusieurs impressions que le message du ministre avait pu laisser dans l’esprit des lecteurs.
Commençons par ce qui est sans doute le point le plus important : rien n’a été homologué. L’échange entre Philippe Tabarot et Elon Musk portait sur la position que la France entend adopter concernant la reconnaissance du FSD Supervisé — autrement dit la conduite autonome supervisée de Tesla — à l’échelle nationale et européenne. Un vote est attendu au sein du Comité technique des véhicules à moteur le 6 octobre 2026. C’est dans ce cadre que la discussion s’inscrit, pas dans celui d’une autorisation immédiate.
Le tweet ministériel évoquait aussi deux voitures prêtées par Tesla. Tesla tient à clarifier ce point : ces véhicules ne sont pas mis à disposition du ministère lui-même, mais de l’UTAC, l’organisme français chargé des homologations. C’est lui qui va mener, pour la première fois, ses propres évaluations du FSD sur des routes françaises. Et il s’agit bien de véhicules de série destinés au marché français, pas de prototypes de laboratoire. Ce détail compte, car il dit quelque chose sur la maturité du système mis à l’épreuve.
Tesla le rappelle dans ses précisions : le FSD est testé sur le territoire français depuis 2024, avec un cumul supérieur à 200 000 km parcourus. Le constructeur avance également plus de 5 000 démonstrations réalisées avec des clients en place passager depuis décembre 2025. Ce qui démarre concrètement avec l’arrivée de l’UTAC dans la boucle, c’est donc l’évaluation indépendante, pas les essais en tant que tels. La nuance est loin d’être anodine.
Sur la question du vocabulaire, Tesla insiste sur un autre point : aucun refus formel d’homologation n’a jamais été acté en France. Philippe Tabarot n’a signé aucun document en ce sens, et le ministère a déclaré à RTL n’avoir « jamais fermé la porte » au FSD. C’est techniquement exact. Reste que le 22 juillet 2026, le ministre avait publiquement estimé que les garanties de sécurité n’étaient pas suffisantes pour autoriser le système « en l’état », en pointant deux problèmes précis : les dépassements de vitesse constatés et les limites de la surveillance de l’attention du conducteur en milieu urbain. Appeler ça une porte entrouverte, soit. Mais pour les 260 000 Tesla françaises compatibles avec le FSD, le résultat reste identique : aucune activation possible, aucune date annoncée.
Tesla ne manque pas de glisser dans sa mise au point un argument calibré pour peser dans le débat du 6 octobre. Voici les éléments chiffrés transmis :
Ces chiffres sont présentés comme une projection issue des données de Tesla, mesurée par Tesla, sur ses propres clients, sans audit indépendant. Ce n’est pas une raison de les ignorer, mais c’est une raison de ne pas les lire comme une vérité établie. Dans un dossier où l’enjeu est précisément d’obtenir une validation tierce, un chiffre auto-déclaré par le constructeur ne pèse pas le même poids qu’une mesure conduite par un organisme indépendant. C’est exactement pour cette raison que l’UTAC entre en scène.
Tesla rappelle par ailleurs, et c’est un point souvent mal compris du grand public, que le FSD Supervisé n’est pas une conduite autonome complète. Le conducteur reste légalement et physiquement responsable à tout moment. Le système assiste, il ne remplace pas. Cette précision est importante dans un contexte où les débats publics ont tendance à confondre les niveaux d’autonomie, parfois en bien, parfois en mal.
Pour les propriétaires français concernés, la situation reste donc en suspens. L’évaluation indépendante de l’UTAC constitue une étape nouvelle et concrète dans le processus, mais elle ne présage en rien d’une autorisation rapide. Le vote du 6 octobre au Comité technique des véhicules à moteur sera un indicateur bien plus fiable de la direction prise. D’ici là, les essais sur routes françaises menés par l’organisme d’homologation apporteront peut-être les données objectives qui manquaient jusqu’ici au dossier — des données qui, cette fois, ne proviendront pas du vendeur.
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