Xiaomi dévoile une nouvelle supercar électrique ultra-puissante, mais…
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Le constructeur bavarois envisage sérieusement d’équiper ses modèles électriques les plus imposants de moteurs à essence en complément. Cette technologie EREV (Extended-Range Electric Vehicle) pourrait concerner les BMW iX5 et i7, deux véhicules suffisamment volumineux pour accueillir un petit moteur thermique sans compromettre leur architecture.
Cette stratégie n’est pas inédite chez BMW. Le constructeur avait déjà expérimenté cette approche avec la première génération de l’i3, qui proposait une version équipée d’un moteur bicylindre de moto pour étendre son autonomie. Aujourd’hui, face aux défis du marché chinois et aux attentes spécifiques de sa clientèle premium, BMW reconsidère cette solution technique.
BMW mise énormément sur sa nouvelle architecture Neue Klasse, dont le premier représentant sera l’iX3. Ce crossover promet une autonomie généreuse, une recharge ultra-rapide et un habitacle particulièrement soigné. Les premières informations techniques laissent entrevoir des performances de recharge dépassant les 200 kW, permettant de récupérer plusieurs centaines de kilomètres d’autonomie en moins de 20 minutes.
Pourtant, cette excellence technique ne suffit pas nécessairement à convaincre tous les segments de clientèle. Les propriétaires de véhicules haut de gamme recherchent avant tout la simplicité d’usage et refusent souvent les contraintes liées à la planification des trajets longs. C’est précisément dans cette optique que BMW étudie l’intégration de prolongateurs d’autonomie sur ses modèles les plus premium.
Un véhicule EREV fonctionne exclusivement en mode électrique au quotidien, alimenté par sa batterie haute tension et ses moteurs électriques. La différence fondamentale avec un véhicule électrique classique réside dans la présence d’un petit moteur thermique qui ne sert jamais à la propulsion directe.
Ce moteur, généralement d’une cylindrée comprise entre 1,0 et 1,5 litre, agit uniquement comme un générateur. Lorsque la batterie atteint un niveau de charge critique ou quand le conducteur souhaite préserver son autonomie électrique, le moteur thermique se met en marche automatiquement pour recharger la batterie. Cette configuration présente plusieurs avantages :
Selon les sources internes citées par Bloomberg, la BMW i7 et le futur iX5 seraient les candidats idéaux pour recevoir cette technologie. Ces véhicules disposent d’un volume suffisant pour accueillir un moteur thermique compact sans bouleverser leur architecture existante.
La i7, berline de luxe électrique de BMW, affiche déjà des dimensions imposantes avec ses 5,39 mètres de longueur. Dans sa version M70 xDrive, elle développe 659 chevaux et abat le 0 à 100 km/h en 3,8 secondes. L’intégration d’un prolongateur d’autonomie pourrait porter son autonomie totale bien au-delà des 500 kilomètres actuels.
Le futur iX5, qui viendra compléter la gamme SUV électrique de BMW au-dessus de l’iX3, bénéficierait également de cette technologie. Les SUV de grande taille constituent le segment où les clients expriment le plus fortement leurs réticences face aux contraintes de recharge.
Cette réflexion de BMW s’inscrit dans une logique de conquête du marché chinois, où les véhicules électriques à autonomie étendue rencontrent un succès considérable. BYD, le géant chinois, a largement contribué à démocratiser cette technologie avec des modèles comme le Tang DM-i, qui combine un moteur thermique efficient et une motorisation électrique.
Les constructeurs chinois ont compris que cette solution répondait parfaitement aux spécificités locales : infrastructures de recharge encore inégalement réparties sur le territoire, trajets souvent très longs entre les métropoles, et attentes des consommateurs en matière de praticité. Face à cette concurrence, les marques européennes adaptent progressivement leur offre.
BMW dispose d’un atout non négligeable avec sa maîtrise des petits moteurs thermiques développés en interne. Cette expertise technique permettrait de réduire les coûts de développement et d’accélérer la mise sur le marché de ces versions EREV.
Le constructeur bavarois n’est pas isolé dans cette démarche. Scout Motors, la marque ressuscitée par Volkswagen pour le marché américain, proposera ses futurs Traveler SUV et Terra pickup exclusivement en version EREV avec un moteur thermique positionné à proximité du moteur électrique arrière.
Stellantis a également pris des décisions radicales avec Ram, abandonnant purement et simplement son projet de pickup 100% électrique pour se concentrer sur un modèle à autonomie étendue équipé d’un V6. Cette stratégie témoigne d’une réévaluation des attentes du marché, particulièrement sur les véhicules utilitaires et de loisirs.
BMW reste prudent sur le calendrier de déploiement de cette technologie. Le constructeur précise analyser en permanence “les habitudes d’usage, les besoins des clients et les évolutions du marché” pour évaluer le potentiel commercial de ces différentes technologies. Cette approche mesurée reflète la complexité des enjeux : satisfaire les attentes immédiates des clients tout en respectant les objectifs de décarbonation à long terme.
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