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Vous l’avez peut-être manqué dans le flot d’actualités automobiles récentes, mais BMW s’apprête à tourner une page importante de sa gamme électrique. La marque allemande a confirmé que la berline électrique i4 ne ferait plus partie du catalogue très longtemps. Son remplaçant ? La toute nouvelle i3, qui débarque aux États-Unis dans quelques mois et qui redéfinit les ambitions de la marque bavaroise dans le segment des berlines électriques. Si vous envisagiez l’achat d’une i4, voici ce que vous devez savoir sur cette transition et ce qu’elle implique pour l’avenir de la gamme électrique BMW.
Lors du lancement de la nouvelle i3 en Allemagne, Bernd Körber, responsable produit chez BMW, a clarifié les choses sans détour. L’i4, cette berline électrique dérivée de la Série 4, ne survivra pas à l’arrivée de sa remplaçante. “L’i3 est plus ou moins la successeure de l’i4”, a-t-il déclaré, avant de préciser que le portefeuille électrique du constructeur continuera d’évoluer dans les années à venir. Cette déclaration met fin aux spéculations qui circulaient depuis plusieurs mois dans l’industrie automobile.
La décision peut surprendre au premier abord, surtout quand on sait que l’i4 a bénéficié d’un restylage en 2024. Pourtant, les rumeurs d’un arrêt de production prévu pour fin 2026 se confirment aujourd’hui. BMW semble vouloir rationaliser son offre électrique et concentrer ses efforts sur la nouvelle plateforme Neue Klasse, qui équipera justement l’i3 et les futurs modèles électriques de la marque. Cette architecture représente une rupture technologique pour le constructeur munichois, avec des promesses d’efficience et de performances accrues.
Plusieurs facteurs expliquent cette décision stratégique. D’abord, l’i4 reste basée sur une plateforme thermique adaptée à l’électrique, ce qui limite son potentiel d’optimisation. La plateforme Neue Klasse, conçue dès le départ pour les motorisations électriques, offre des avantages considérables en termes d’espace intérieur, d’autonomie et de coûts de production. BMW souhaite capitaliser sur ces innovations pour rester compétitif face à Tesla, mais aussi face aux constructeurs chinois qui grignotent progressivement des parts de marché en Europe.
La nouvelle i3 affichera également un positionnement tarifaire plus accessible, un élément crucial pour démocratiser l’électrique auprès d’un public plus large. L’i4, malgré ses qualités dynamiques indéniables, restait positionnée dans une gamme de prix élevée qui limitait son attractivité face à une concurrence de plus en plus agressive. En repositionnant son offre avec l’i3, BMW espère toucher une clientèle plus vaste tout en préservant l’image premium qui fait sa réputation.
Si vous envisagiez l’achat d’une i4, deux options s’offrent à vous. La première consiste à profiter des derniers exemplaires disponibles, sachant que les stocks vont progressivement se réduire jusqu’à l’arrêt définitif de la production. Vous pourriez même bénéficier de remises intéressantes à mesure que la fin de carrière du modèle approche. La seconde option, plus raisonnable pour ceux qui ne sont pas pressés, consiste à patienter jusqu’à l’arrivée de la nouvelle i3, attendue sur le marché en tant que millésime 2027.
Les spécifications exactes de l’i3 restent encore partiellement confidentielles, mais on sait déjà que la voiture bénéficiera d’avancées technologiques significatives. Les premiers prototypes laissent entrevoir une autonomie supérieure à 600 kilomètres et des temps de recharge réduits grâce à l’architecture électrique de nouvelle génération. La gestion thermique de la batterie a également été repensée pour optimiser les performances dans toutes les conditions climatiques.
Bernd Körber a laissé entendre qu’un véritable successeur de l’i4 pourrait encore voir le jour. La future Série 4, attendue dans les prochaines années, devrait elle aussi adopter la plateforme Neue Klasse et proposer une version électrique. Il ne s’agirait donc pas d’un abandon définitif du segment, mais plutôt d’une réorganisation temporaire de l’offre en attendant le renouvellement complet de la gamme.
Cette stratégie s’inscrit dans un mouvement plus large chez BMW. Le constructeur a annoncé vouloir proposer au moins six modèles basés sur la plateforme Neue Klasse d’ici 2028. Parmi eux figureront des berlines de différentes tailles, mais aussi des SUV et possiblement un break électrique, segment traditionnellement apprécié en Europe. L’objectif affiché : atteindre 50% de ventes électriques d’ici la fin de la décennie, un chiffre ambitieux qui nécessite une refonte complète de la gamme.
Pour mieux comprendre cette transition, voici un aperçu des différences attendues entre l’i4 sortante et la nouvelle i3 :
| Caractéristique | BMW i4 (2024) | BMW i3 (2027) |
|---|---|---|
| Plateforme | CLAR adaptée | Neue Klasse dédiée |
| Autonomie estimée | Jusqu’à 590 km | Plus de 600 km |
| Puissance maximale | 544 ch (M50) | Non communiquée |
| Temps de charge | 31 minutes (10-80%) | Inférieur à 30 minutes |
| Prix de départ estimé | Environ 60 000 € | Environ 55 000 € |
Les avancées les plus notables concernent l’efficience énergétique. La nouvelle architecture permet une réduction de la consommation d’environ 20% par rapport aux modèles actuels, grâce à une optimisation globale du système électrique et à une aérodynamique retravaillée. La nouvelle i3 devrait afficher une consommation inférieure à 15 kWh aux 100 kilomètres en usage mixte, un chiffre remarquable pour une berline de ce gabarit.
L’i4 aura marqué une étape importante dans l’électrification de BMW. Elle a démontré que le constructeur pouvait proposer une alternative crédible aux berlines sportives thermiques, avec un comportement routier digne de la réputation bavaroise. Les versions M50, avec leurs 544 chevaux et leur 0 à 100 km/h en 3,9 secondes, ont même surpris les plus sceptiques par leur dynamisme.
Son départ s’explique simplement par la logique industrielle : pourquoi maintenir deux gammes concurrentes basées sur des technologies différentes ? BMW préfère concentrer ses ressources sur la plateforme Neue Klasse, qui représente son avenir à moyen terme. Les acheteurs potentiels n’auront donc pas vraiment à regretter cette transition, puisque la nouvelle i3 promet d’offrir des prestations au moins équivalentes, avec en prime les bénéfices d’une conception électrique native. L’arrivée de cette nouvelle génération marque simplement une nouvelle phase dans la stratégie électrique du groupe, phase qui s’annonce décisive pour maintenir sa position face à une concurrence de plus en plus féroce dans ce segment en pleine expansion.
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