Le premier véhicule avec une batterie solide arrive-t-il vraiment cette année ?
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Le géant chinois BYD vient de confirmer sa domination sur le marché mondial des véhicules électrifiés. Avec 4,6 millions d’unités écoulées en 2025, la firme de Shenzhen devrait officiellement détrôner Tesla sur une année complète, une première historique. Mais derrière ces chiffres record se cachent des signaux d’essoufflement qui questionnent la suite.
BYD affiche un total de 4 602 436 véhicules vendus en 2025 (incluant utilitaires et bus), soit une progression de 7,1% comparé à 2024. Si ces résultats restent impressionnants au regard des 179 054 unités de 2020, ils marquent un net ralentissement. Vous devez savoir que la marque visait initialement 5,5 millions d’unités pour 2025, un objectif finalement abandonné en cours d’exercice face aux réalités du marché.
La répartition des ventes révèle une stratégie en mutation. Les modèles 100% électriques représentent désormais 49,6% des volumes avec 2 254 714 immatriculations (+27,9%), tandis que les hybrides rechargeables conservent de justesse la majorité avec 50,4% des parts. Cette évolution témoigne d’une volonté de BYD de s’imposer sur le segment du tout électrique, même si cela l’expose davantage à la volatilité de ce marché ultra-concurrentiel.
| Années | Ventes globales | Évolution (%) |
|---|---|---|
| 2025 | 4 550 036 | 7,1% |
| 2024 | 4 250 370 | 41,1% |
| 2023 | 3 012 906 | 62,2% |
| 2022 | 1 857 379 | 212,8% |
Décembre 2025 illustre parfaitement les nouvelles difficultés du constructeur. Avec 414 784 véhicules livrés ce mois-là, BYD enregistre une chute de 18,6% par rapport à décembre 2024. Plus inquiétant encore, il s’agit du quatrième mois consécutif de baisse, une situation inédite pour l’entreprise ces dernières années.
Le marché chinois, longtemps moteur de cette croissance exceptionnelle, montre des signes évidents de saturation. La guerre des prix qui a dopé les volumes pendant des années fait désormais l’objet d’une surveillance accrue des autorités pékinoises. Parallèlement, la concurrence locale s’intensifie avec l’arrivée de nouveaux acteurs proposant des batteries performantes et des tarifs compétitifs. Vous comprenez que dans ce contexte, maintenir des marges bénéficiaires satisfaisantes devient un exercice délicat pour BYD.
Face à cet essoufflement domestique, BYD mise tout sur son développement international. La marque a franchi pour la première fois le cap du million d’unités vendues hors de Chine en 2025, avec précisément 1 046 083 véhicules écoulés (+150,7%). Cette performance remarquable s’appuie principalement sur les marchés européens, sud-asiatiques et du Moyen-Orient.
Néanmoins, cette expansion se heurte à des obstacles de taille. Les droits de douane imposés par l’Union européenne et les États-Unis sur les voitures électriques chinoises compliquent la donne. Vous devez également prendre en compte la méfiance croissante des gouvernements occidentaux vis-à-vis des technologies chinoises, particulièrement dans un secteur aussi stratégique que l’automobile.
Si les chiffres officiels de Tesla ne sont pas encore publiés, les analystes s’accordent à dire que BYD devrait officiellement dépasser son rival américain sur l’ensemble de 2025. Une première historique qui consacre l’ascension fulgurante du constructeur chinois parti de rien il y a cinq ans.
Pour autant, l’exercice 2026 s’annonce bien plus complexe. BYD va devoir prouver qu’il peut maintenir sa croissance dans un environnement moins favorable, marqué par la saturation des marchés matures et l’intensification de la concurrence mondiale. La capacité du groupe à diversifier sa gamme, améliorer ses technologies de batterie et conquérir de nouveaux territoires déterminera son avenir à moyen terme. Le leadership mondial des véhicules électriques se joue désormais sur ces paramètres bien plus que sur les simples volumes de ventes.
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